Edward Norton
Splendor Films

Le décès de sa mère l’a contraint à refuser.

Difficile d’oublier La Ligne rouge, le film de guerre à la fois poétique et ultra réaliste de Terrence Malick. Après sa sortie en salles en février 1999, le long-métrage, qui suit un déserteur américain souhaitant réintégrer sa compagnie en pleine guerre du Pacifique, a reçu de nombreuses critiques élogieuses et a cumulé les nominations - dont celle du meilleur film aux Oscars. Sean Penn, George Clooney, Adrien Brody, Jim Caviezel… Malick réunissait un sacré casting pour son troisième film, mais les choses auraient pu être tout à fait différentes puisque l’acteur et réalisateur Edward Norton a bien failli y tenir un rôle. Et pas n’importe lequel : celui du protagoniste, le soldat Witt, finalement interprété par Jim Caviezel.

"Il était [Terrence Malick] l’une de mes idoles", a confié Edward Norton à l’occasion d’un épisode du podcast américain The Moment with Brian Koppelman. J’avais vraiment très hâte de faire ce film avec lui, d’autant plus qu’il n’avait pas tourné depuis des années. Je venais juste de travailler avec Milos Foreman, et j’étais là : 'Mon Dieu, Milos Foreman et Terry Malick ?' C’était le rêve, tu vois ? Mais ma mère est décédée un mois avant le début du tournage. Tourner le film impliquait de passer six ou sept mois en Australie et je sentais que je ne pouvais pas partir. (…) Je n’en avais pas la force".

Une vie cachée : le nouveau départ de Terrence Malick

D’après Edward Norton, le réalisateur (dont le nouveau film Une Vie cachée est toujours en salles) s’est montré très compréhensif. L’acteur a ensuite enchaîné les succès, avec des films aussi éclectiques qu’acclamés, parmi lesquels Fight Club, American History XBirdman d’Alejandro González Iñárritu, The Grand Budpaest Hotel de Wes Anderson, mais aussi L’Incroyable Hulk, de Louis Leterrier. En 2019, il passe pour la deuxième fois à la réalisation avec Brooklyn Affairs, un drame policier sur le New-York des années 1950.