Edgar Wright commente les influences de Baby Driver

Edgar Wright commente les influences de Baby Driver

The Blues Brothers, The Driver, Hudson Hawk, L’inspecteur Harry...

Sur la chaîne d’assemblage de Baby Driver ? Des classiques 70’s et quelques curiosités bis. Edgar Wright démonte son film pièce par pièce.

Baby Driver vise l’orgasme cinétique, le swing, la fluidité et la joie pure

Hudson Hawk Gentleman et cambrioleur de Michael Lehmann (1991)
Pour être honnête, la seule séquence que j’aime est celle du braquage chanté/dansé sur "Swinging on a Star", et surtout l’idée qu’ils doivent trouver une chanson dont la durée correspond au temps du casse. Je suis depuis devenu ami avec Daniel Waters, le scénariste, et il m’a raconté que tout ça venait de Bruce Willis. Le film était censé promouvoir son amour du blues, et aider à faire connaître son groupe de Chicago avant une tournée mondiale. C’est la raison pour laquelle il a fait le film. Et il tenait absolument à chanter. D’où "Swinging on a Star"…

Le chat croque les diamants de Bryan Forbes (1968)
Drôle de film, typique de la fin des années 60. Une vision très noire de la guerre des sexes déguisé en thriller façon La Main au collet…Michael Caine cambriole la maison d’un chef d’orchestre, tandis que celui-ci donne un concert à l’Opéra. On passe alternativement de Caine fouillant la maison au type dirigeant l’orchestre, et le casse prend soudain des allures d’opérette tragi-comique. J’ai toujours adoré ces séquences qui se révèlent peu à peu à travers la musique

L’inspecteur Harry de Don Siegel (1971)
Ce n’est pas un moment musical à proprement parler mais j’y repense tout le temps : Harry comprend que quelque chose cloche à la banque parce que le conducteur de la voiture garée devant a fumé quatre cigarettes… Il devine qu’un braquage est en cours au nombre de mégots écrasés par terre !

Lalo Schifrin : "La contradiction, la folie, c’était l’idée de L’inspecteur Harry"

The Driver de Walter Hill (1978)
Une tranche de néo-noir située dans les rues sombres et désertes de Downtown Los Angeles. Le midnight movie parfait. Ryan O’Neal joue le getaway driver, et Bruce Dern le détective chargé de l’arrêter. Une leçon de minimalisme. Beaucoup de films de casse des années 70-80-90 (de Hot Rock à Point Break, en passant par Heat, Reservoir Dogs etc) ont ce moment de chaos total, quand le plan part en sucette et que le boulot de professionnels tourne au vinaigre… Je me suis beaucoup aidé du film de Walter Hill pour construire le troisième acte de Baby Driver”  

Le récidiviste de Ulu Grosbard (1978)
Harry Dean Stanton et Dustin Hoffman braquent un diamantaire et Gary Busey joue le getaway driver. Mais Busey a trop les foies ; il entend l’alarme se déclencher et il appuie sur le champignon, laissant ses complices se démerder seuls avec la police… Arizona Junior - mon film préféré de tous les temps - donne une variation burlesque de cette scène du Récidiviste. En réalité, et j’ai mis beaucoup de temps à m’en apercevoir, le film entier est une démarquage comique du Récidiviste…

The Blues Brothers de John Landis (1980)
D’une manière générale, Landis a eu une énorme influence sur moi, particulièrement Les Blues Brothers. Avant lui, il y avait des grands films de musique comme American Griffiti ou Mean Streets, mais Landis a été le premier à utiliser le counter-scoring aussi brillamment ; cette manière de transcender une scène grâce à des choix musicaux à priori antinomiques, inappropriés. Le Loup-garou de Londres, pour en citer un autre, est un triomphe de counter-scoring.”

Avant Baby Driver : Edgar Wright en 3 scènes musicales cultes

Bande-annonce de Baby Driver, qui est sorti mercredi au cinéma :

 

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