Du début à la fin, Le Grand Méchant Renard déborde de bonnes idées

Le Grand Méchant Renard

Le film d'animation de Benjamin Renner et Patrick Imbert est une réussite.

Après sa présentation événement à Annecy, Le Grand Méchant Renard et autres contres sort aujourd'hui au cinéma. Voici notre verdict. 

Premier extrait mignon du Grand Méchant Renard

Du début à la fin (ne ratez pas la recette de la pâte à crêpes à la farine de châtaignes, dans le générique), Le Grand Méchant Renard déborde de bonnes idées. Après Ernest et Célestine, César du meilleur film d'animation 2013, Benjamin Renner adapte ici ses BD à succès avec l'animateur Patrick Imbert. Leur film, plein de tendresse, charmera autant les petits que leurs parents, aussi bien par sa beauté visuelle, les dessins à l'aquarelle étant à la fois doux et dynamiques, que par ses histoires malignes brassant de grands thèmes -la vie de famille, l'amitié, l'écologie etc.- sans jamais être moralisatrices. C'est là la grande réussite de ce film divisé en trois histoires de 26 minutes chacune entrecoupées de courtes présentations théâtrales où les animaux "stars" (le renard devenu malgré lui maman poule, le chien de garde flemmard, le cochon peureux…) montent sur scène en tant qu'acteurs. "Ce n'était qu'une cascade !", s'exclame par exemple la cigogne après avoir été victime d'une chute digne d'un Tex Avery. Un second degré bien pensé, qui offre une double lecture décalée à ces contes enfantins.

Dans le premier récit, Un bébé à livrer, un lapin et un canard idiots se retrouvent à devoir transporter une petite humaine, Pauline, jusqu'à chez ses parents en compagnie d'un cochon jardinier qui n'est pas prêt pour l'aventure. En plus d'être très mignon, c'est le plus rythmé des trois, avec ses courses folles à travers la campagne, à pied, en voiture ou en avion, pour réussir cette mission impossible. 
Puis arrive Le Grand Méchant Renard, qui donne son titre à l'oeuvre. Et pour cause, c'est l'histoire la plus attachante des trois. Incapable de rivaliser avec le loup et moqué jusque dans la ferme voisine où il n'effraie personne, il décide de voler trois œufs afin de dévorer les poussins qui en sortiront. Problème : à la naissance, les petits sont persuadés qu'il s'agit de leur maman. Ce sont donc des renards… qui mangeraient bien des poussins ! A partir de ce malentendu, difficile de les éduquer correctement. A moins de trouver un moyen de rejoindre la ferme, afin que les triplés puissent aller à l'école avec des camarades de leur espèce ? Le plan serait idéal, si les mamans poules n'avaient pas fondé un club de défense contre les renards. 
Place enfin à Il faut sauver Noël, où l'on retrouve le lapin et le canard. Persuadés d'avoir tué le Père Noël (qui était en fait en plastique), ils se mettent en tête de livrer les cadeaux à sa place. Et quels cadeaux ! Un épluche carottes pour le rongeur, des poupées œufs pour les poussins... "Et si, à partir de maintenant, on devenait des adultes responsables ?", demande l'un deux entre deux énormes bêtises, déclenchant l'hilarité des spectateurs de tout âge.

Avec son humour parfois absurde, son ton toujours juste, son doublage parfait (difficile de résister au petit poussin poli et trop naïf) et surtout son envie d'émerveiller autant les petits et les grands, Le Grand Méchant Renard est une réussite, qui rappelle parfois Shaun Le Mouton, même s'il cite ouvertement d'autres héros classiques de l'animation, tels que Tororo, l'emblème de la Nature des studios Ghibli, quelques figures phares de Disney (Mickey, Riri, Fifi et Loulou…) ou Astérix. Ne cherchez plus, le film d'animation de l'été est là.

 

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