Dix films à rattraper pendant la Fête de la VOD

Fête de la VOD

Voici notre sélection de films à (re)voir à l’occasion de la Fête de la VOD.

Du jeudi 12 au dimanche 15 octobre se déroule la deuxième édition de la Fête de la VOD. A cette occasion, les films passent à 2 euros !

Logan
De James Mangold

Cette tentative de dégraissage ultime de la franchise X-Men fonctionne terriblement bien. Hugh Jackman, impérial, traîne sa carcasse velue et grisâtre face à celle du professeur X. Survient une petite fille dotée des mêmes pouvoirs que Logan, une petite fille traquée par un mercenaire impitoyable. Une traque sanglante commence le long des routes d’une Amérique post-apocalyptique.

Moonlight
De Barry Jenkins

Trois instants dans la vie d’un homme, de l’enfance à l’âge adulte. Une épopée intime qui veut bousculer les représentations traditionnelles (des Noirs, des pauvres, des gays). Mais en douceur.

Patients
De Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Adaptation du livre éponyme de Grand Corps Malade, Patients épouse le point de vue de Ben, jeune homme victime d’un grave accident qui l’a rendu partiellement paraplégique et qui se retrouve dans un centre de rééducation. Un film drôle, vivant et formellement tenu malgré l’action en vase clos et la mobilité réduite des personnages.

 

John Wick 2

De Chad Stahelski

John Wick 2 repose sur une idée de génie : centrer l’histoire sur l’Hôtel Continental évoqué dans le premier film, un antre mystérieux situé en plein cœur de New York, rempli de tueurs à gages surarmés et de mafieux suaves. Le syndrome de la suite piteuse (coucou Taken 2) est évité, et on savoure l’évidente love-story artistique entre le réalisateur Chad Stahelski et Keanu Reeves (les deux hommes bossent ensemble depuis Matrix, où Chad était la doublure cascades de Keanu), qui nous livrent une orgie de gun-fu (du kung-fu mais avec des gros flingues) devant laquelle on prend un pied monstre. 

Un jour dans la vie de Billy Lynn

De Ang Lee

Ang Lee dresse un tableau sordide de l’Amérique profonde. Billy Lynn est un trip mental où souvenirs, fantasmes et réalité se mêlent dans une orgie sensorielle qui vire progressivement au cauchemar. Mais, jamais violent, jamais démonstratif, le film d’Ang Lee est une progressive mise au point. Le douloureux retour au pays se fait sans ironie, sans cynisme ou calcul ; avec une douceur et une empathie folle. C’est un petit chef-d’œuvre qui mérite votre attention.

American Honey
D’Andrea Arnold

Road-movie de 2h40 suivant une tribu de kids white-trash qui grappille quelques dollars en vendant des abonnements à des magazines, American Honey est un film hypnotique comme on en voit (trop) peu. Porté par une bande-son monstrueuse et orgasmique, qui compile rap très sale et gentilles folk-songs, le long-métrage d’Andrea Arnold profite du parrainage de Shia LaBeouf, et de la révélation Sasha Lana (découverte par la réalisatrice dans un restau du Texas) pour s’imposer comme le Easy Rider de la génération Z.

A cure for life
De Gore Verbinski

Après le flop retentissant de Lone Ranger, Gore Verbinski, réalisateur des trois premiers Pirate des Caraïbes, ne s’est pas démonté et a signé un retour par la grande porte avec A Cure for Life. Hallucinant et audacieux, ce film d'horreur sanglant, violent et cauchemardesque est l’œuvre d’un alchimiste très patient, d’un véritable auteur. Et au bout de ce trip de 2h30, on a bien du mal à croire qu’on vient de visionner un film de studio.

Get Out
De Jordan Peele

Prenez le mouvement Black Lives Matter, saupoudrez de pop corn, et remplacez les méchants flics blancs par des libéraux bon teint qui "auraient bien voté une troisième fois pour Obama". Voici, en caricaturant à peine, la recette géniale et imparable de Get Out. Immense succès réalisé avec un mini-budget, comme Split, l’autre carton de 2017 signé Blumhouse, le film de Jordan Peele est un cri de colère qu’on regarde en pouffant. Une petite graine plantée dans le cerveau qui n’en finit plus de nous questionner.

Tous en scène
De Garth Jennings

Un koala veut sauver son théâtre de la faillite en organisant un grand concours de chant. Une truie mère de famille nombreuse, un jeune gorille voyou, une souris Sinatra, une rockeuse hérisson y participent. Comme un bon petit plat familial en semaine, la recette de Tous en scène est simple, prévisible et roborative. L'anthropomorphisme Disney (dernier exemple en date : Zootopie) rencontre The Voice. Après Comme des bêtes (Toy Story chez les animaux domestiques) et Moi, moche et méchant (Monstres et compagnie chez les méchants de série B), le studio Illumination montre une fois de plus qu'il a parfaitement su cloner l'ADN Pixar. Mais Tous en scène, malgré une playlist Chérie FM trop attendue (Katy Perry, les Gipsy Kings), procure néanmoins un grand plaisir grâce à son écriture assez fine (les cinq storylines sont parfaitement équilibrées) et sa bonne humeur constante.

 

I am not your negro
De Raoul Peck

Documentaire consacré à James Baldwin, écrivain dont la lucidité ravageuse et la colère mélancolique ont éclairé le mouvement des droits civiques des années 60, I am not your negro est un traité sur l’Amérique ségrégationniste emballé dans une mise en scène impressionniste. Le cinéaste Raoul Peck est parti d’un texte inachevé du poète sur trois figures black des 60’s (Medgar Evers, Martin Luther King et Malcolm X) qui devait lui permettre d’évoquer la discrimination et d’affirmer sa position d’esthète rebelle et de témoin distant. Mais pour Peck, Baldwin et ces trois destins racontent d’abord l’Amérique - comme il le dit à un moment : « l’histoire du nègre en Amérique, c’est l’histoire de l’Amérique… et ce n’est pas une belle histoire. ».

 

Tous les films disponibles sont sur le site de la Fete de la VOD.

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