Dikkenek en 10 répliques cultes

Dikkenek : 10 répliques cultes pour fêter ses 10 ans

« La Schnouf, c’est (toujours) un fléau ».

Réactualisation du 10 juillet 2017 : NT1 rediffuse Dikkenek, ce soir à 21h. L'occasion de rire à nouveau devant cette comédie belge méchamment drôle.

Actualité du 21 juin 2016 : Dikkenek fête aujourd’hui son dixième anniversaire. Sortie dans une centaine de salles en France le 21 juin 2006, cette comédie belge d’Olivier Van Hoofstadt est passée inaperçue au cinéma, enregistrant 100 000 entrées en quinze jours. Peu à peu, elle a cependant acquis un statut de film culte grâce à ses répliques assassines, dites par des comédiens visiblement enchantés de jouer les « grandes gueules » (c’est la définition du titre). « François Damiens, petite suée sur le front et œil injecté, confirme qu'il est ce que la Belgique a enfanté de plus drôle depuis Benoît Poelvoorde, jugeait Première à l’époque. Le reste du casting est à l'unisson. »

Ses répliques ont eu un tel succès sur le web, qu’un soundboard lui a été dédié l’an dernier. Une « Bible » incontournable, dans laquelle on a pioché quelques tirades, qui nous font toujours autant rire dix ans après. Joyeux anniversaire, Dikkenek !

1. « Ou tu sors, ou j'te sors, hein, mais faudra prendre une décision ». Claudy (François Damiens) interpelle Greg (Jérémie Renier), le souffre-douleur du film, pour entrer dans la cabine téléphonique où il se trouve. Une fois au bout du fil, il se plaint à sa mère qu’il s’est fait « carjacker » et lui demander de venir le chercher. C’est sans aucun doute la scène la plus célèbre du film :

2. « Ne la juge pas, tu ne la connais pas t’es déjà occupée à la juger », râle-t-il, toujours au téléphone avec sa mère. Particulièrement infect, le personnage de Damiens élève des cochons pour cuisiner des « fricadelles », et enlève des jeunes femmes pour assouvir ses fantasmes sexuels (« J’suis pas bête, si elle est avec moi c’est pour mon pognon hein, pas pour mon odeur. Et ça, ça fait mal ! »), mais sa combine ne va pas fonctionner comme prévu avec Natacha (Mélanie Laurent). « Faut pas commencer à jouer avec mes couilles ! », lâche-t-il aussi au cours du film, excédé. La grande classe.

3. « C’est excessivement énervant ». En parlant de colère, voici la phrase préférée de J-C  (Jean-Luc Couchard), qui la sort notamment à Aziz (Mourade Zeguendi) en l’accusant de « cracher partout comme un lama », à une femme qui mange des chips et à « Greg le beau-gosse », qui a eu le malheur de téléphoner au cinéma : « Il est tout à fait fou, ce type ! », lui lance-t-il avant de le frapper. Il remet ça quelques instants plus tard en lui donnant des baffes dans le couloir du ciné : « La première, c’est pour te faire la leçon p’tit con. La deuxième, c’est pour le principe. La troisième, c’est parce-que jamais deux sans trois ! »

4. La scène du cinéma est remplie d’échanges savoureux. A l’écran, déjà, le film diffusé se moque des productions actuelles (« Ca vous change hein? Les grosses cuisses, le gros ventre, les gros nénés… Vous voyez pas ça dans les magazines, hein? »), ce qui vaut cette réaction inoubliable de J-C : « Ma main à couper qu'ça va encore tourner autour du trou de balle c't'histoire ! Identité sexuelle ! »

5. Suite à cette première agression, Greg le souffre-douleur se rend au poste de police pour faire sa déposition auprès d’une Florence Foresti déchaînée. « On le dit avant le film, de le couper le portable. Moi je vois, quand je vais au cinéma avec ma femme, le film commence, le concert aussi ! Vrai ou faux ? Oui ou non ? J’ai raison ? Ah ! »
Il y reviendra plusieurs fois, elle tentera de lui faire dénoncer un agresseur de couleur en lui montrant des pochettes de CD, et lui dessinera même un portrait-robot (« J'suis pas mauvaise, mais j'dessine pas comme Tintin ! ») et finira par lui conseiller d’aller voir un psy : « C’est un véritable acharnement national ! Je crois qu’il serait temps que tu te remettes en question. On s’accorde à dire que ce serait un tout petit peu de ta faute ».

6. J-C est une grande gueule, certes, mais il essaye quand même d’aider son pote Stef (Dominique Pinon), pas très doué en matière de drague. « Je vais te donner un cours assez poussé. Ecoute bien. Faut aller du point A au point G. Faut pas essayer à tout prix d’être original, ta tête est déjà originale. Faut pas surenchérir, tu comprends ? ». Autre exemple de motivation à la J-C : « Allez, lève-toi. Debout. Debout ! Il faut se réveiller, vieux, avec ton air de chien battu, là. Il faut que t'arrêtes de subir la vie, d'être une victime en permanence. Nom de Dieu, le soleil se lève avec ou sans toi, et tu te lèves pas il en a rien à foutre ! Et personne en a rien à foutre ! »

7. « La Schnouf, c’est un fléau », explique Nadine (Marion Cotillard) à ses élèves, quelques scènes après leur avoir fait peur au cours de la visite d’un musée dédié aux accidentés de la route. « Elle est morte la maîtreeeeeeeesse », hurle-t-elle alors aux gamins effrayés. « Tu sais ce que c’est qu’un pare-brise, hein, dit-elle aussi à une petite. Eh oui. Si aujourd’hui tu ressembles plus à Albator qu’à Candy, c’est parce que ta maman, elle flute ! ».

8. « Dis, heu, t’es au courant qu’il y a une gamine avec des yeux de cocker heu dans ton coffre, là ? », demande le garagiste à J-C en découvrant Natacha. « J’savais pas que tu roulais dans un Kinder », rigole-t-il ensuite au cours de la même séquence. Même les personnages très secondaires ont droit à leurs répliques cultes.

9. Si Natacha est si bien élevée, c’est en grande partie grâce à son modèle, sa tante jouée par Catherine Jacob. « Plus j’y pense et plus je me dis… Je crois que j’ai envie de faire exactement comme toi. Bah rien foutre. Comme toi. Finalement, c’est un peu ça le but dans la vie, non ? Réussir à rien foutre ». Sa tata le lui rend bien, en présentant sa nièce à Stef ainsi :  « Vous voyez de qui je parle ? Elle est toujours nue à chercher sa culotte ! »

10. « Tu me remets une bière aussi, stp ? (…) Tu vas en profiter pour changer le verre aussi. Celui-là il goutte le savon. J’aime bien la mousse, mais faut pas exagérer, hein. Faut pas prendre les gens pour des cons ». L’alcool participe à délier les langues des « grandes gueules » de Dikkenek, détériore les relations (notamment entre la tante et « Baudouin p’tite bite », joué par Guy Staumont), et place certains personnages dans des situations honteuses, comme le plan à trois tant regretté par Nadine. 


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