Cloud Atlas : chef d'oeuvre ou nanar théorique ? Verdict à chaud

09/09/2012 - 15h15
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Looper ? Argo ? Anna Karénine ? Les premières soirées de gala du Festival de Toronto étaient de la rigolade à côté de l’attente hystérique suscitée par la présentation de Cloud Atlas, le film-monstre des frère et sœur Wachowski et de leur copain Tom Tykwer. Et alors ?

Hier soir à Toronto, impossible de s’asseoir devant la première mondiale de Cloud Atlas sans un minimum d’expectatives. D’abord, bien sûr, parce qu’on voit moins souvent un Wachowski tout juste sorti du four qu’un nouveau Woody Allen. Mais surtout parce que le trailer du film balancé au cœur de l’été, interminable et hors-norme, promettait beaucoup, le meilleur comme le pire. Un énorme morceau de cinéma « qui pense », dévoilant l’alpha et l’oméga de l’humanité en une farandole de destins croisés ? Un geste conceptuel démiurgique unique dans les annales du septième art ? Un salmigondis lelouchien où Tom Hanks changerait de perruque à chaque plan ? C’est en effet à peu près ce qu’on a vu. Mais pas tout à fait selon les termes attendus.


Adapté du roman de David Mitchell, Cloud Atlas entrecroise six intrigues différentes, toutes interprétés par les mêmes comédiens, au cours d’un long barnum cinématographique qui ressemble à la conversation qu’auraient le Resnais de Smoking/No Smoking et le Inarritu de Babel s’ils avalaient du peyotl ensemble. Six intrigues, donc, six aventures héroïques où les personnages s’émancipent et brisent leurs chaînes, six segments qui sont autant de variations sur les mythologies fondatrices et les règles de base du cinéma classique : une expédition maritime au 19ème siècle, les péripéties d’un éditeur fauché dans l’Angleterre contemporaine, une enquête journalistique dans le San Francisco 70’s, une rébellion d’esclaves dans la Séoul du futur… L’idée, ensuite, est de coller ces différents blocs pour produire une sorte d’étude empirique XXL sur la question du montage parallèle. En gros, voir ce que ça fait de réaliser (puis de regarder) six films à la fois. Et en profiter au passage pour mettre en lumière les invariants éternels des grands récits de l’histoire humaine, de Aristote à Hollywood. Vous êtes toujours là ?


La vraie bonne surprise du film est que, sous ses allures de kouglof théorique, il est porté par un enthousiasme féroce et une ironie permanente, la même joie maniaque qui sous-tendait déjà Speed Racer. A la force du poignet, au bout de 2h40 qui font passer son spectateur par un nombre d’états ahurissant, Cloud Atlas finit par s’imposer comme une déflagration de cinéma ultra-ludique et hautement roborative. On n’a jamais l’impression d’être devant un pensum, en partie parce qu’un dialogue sur deux a pour fonction de souligner que tout ceci est une vaste blague, une gentille petite expérience hallucinogène menée entre copains. Cloud Atlas est une comédie, oui, malgré le cosmos, les visions glaçantes du futur et les violons à la fin. Alors, une fois qu’on a compris ça, on se met à lui pardonner beaucoup de choses : les prothèses grotesques de Hugh Grant, sa durée dingo, ses sous-intrigues ramollo. Et la collection de moumoutes de Tom Hanks ? Oui, aussi.

Frédéric Foubert

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Pourquoi l'aigreur et surtout le mépris sont ils toujours associés au fait d'être critique de cinéma? Est ce vraiment le passage obligé? Vous ètes au courant de la vanité de votre metier?
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Anonyme | le 09/09/2012 à 16h23 | Signaler un abus
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J'ai rien comprit à la critique...
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Anonyme | le 09/09/2012 à 21h26 | Signaler un abus
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allez... encore une critique de merde, parce qu'un mec au cerveau ramollo à rien compris... un peu d'ouverture d'esprit les gars et peut être qu'une deuxième lecture ne ferais pas de mal. a bon entendeur.
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Anonyme | le 14/03/2013 à 12h38 | Signaler un abus
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Vous êtes bizarre , toujours en train de critiquer et de vous prendre au dessus de tout le monde !
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Anonyme | le 09/09/2012 à 21h08 | Signaler un abus
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Frédéric Foubert, tu peux me filer le nom de ta dope ou le 06 de ton dealer......parce que ça doit déchirer grave :-)
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Anonyme | le 10/09/2012 à 00h36 | Signaler un abus
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Je viens tout juste de voir le film et, effectivement, votre critique résonne juste par rapport à mon ressenti. C'est long (il y a des films longs qu'on ne voit pas passer mais celui semble long) et on a l'impression que le fait de mélanger les histoires était la seule façon de faire passer ces 6 histoires qui, si elles avaient été mises bout à bout, auraient fait fuir plus d'un spectateur. Ceci étant dit, sur les 6 histoires, certaines se laissent bien regarder, donc tout n'est pas à jeter dans le film, mais ils auraient certainement pu se contenter de 3 histoires.
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Anonyme | le 17/11/2012 à 19h31 | Signaler un abus
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Je n'ai pas l'intelligence des critiques et c'est certainement la raison pour laquelle je ne suis absolument pas d' accord avec vous. Je n'ai pas vu le temps passé et je n'ai vraiment pas trouvé ce film "amusant"; J'ai trouvé qu'il nous donnait une fabuleuse leçon du style : le genre humain n'évolue pas et recommence éternellement les mêmes erreurs. Ainsi, le fort à continuera à se servir du faible et continuera jusqu'à sa perte.Sauf si toutes les petites gouttes d'eau, c'est à dire les révolutionnaires, s'unissent pour faire évoluer les esprits et s'assemblent comme une mer immense pour lutter contre l'ordre établi et faire naitre un esprit d'égalité et de respect. Mais, bon, je n'ai qu'un niveau BEPC donc, je suppose que je n'ai pas du comprendre grand chose : j'ai toutefois passé un excellent moment. Enfin de compte c'est le principal.
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Anonyme | le 14/04/2013 à 19h54 | Signaler un abus
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Bonjour, c'est vrai on dirait que la critique a été écrite sous acide mais je pense que cela n'a pas été à faire car mettre en film ce roman est une erreur. Je suis entrain de le lire suite à la découverte de la bande annonce du film et je me suis dit qu'ils auraient du faire plusieurs films voir même une série. Ce roman est immense en terme de nombres d'intrigues, de personnages et de situation. Je pense qu'il y aura trop de coupures. D'ailleurs même la traduction du livre a été tronqué de plusieurs passages et d'explications selon des gens qui l'ont lu en vo. Je pense quand même que j'irais le voir mais que je serais déçu au final.
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Anonyme | le 14/09/2012 à 12h24 | Signaler un abus
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