Cannes 2017 : Barbara est un antibiopic épuisant

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Mathieu Amalric signe un portrait amoureux de Barbara qui se perd dans les méandres d’un scénario filandreux.

Le plus mauvais Desplechin de la Quinzaine, ce n’est ni la "version française" ni la "version originale" des Fantômes d’Ismaël, c’est Barbara de et avec Mathieu Amalric. Comme son ami et mentor, l’acteur-réalisateur aime les récits déconstruits et les interprétations hallucinées qui transcendent les genres et les figures imposées. Avec Barbara, on est servis : ce portrait de la chanteuse en noir est aussi un film dans le film qui voit Jeanne Balibar jouer son propre rôle de diva du cinéma d’auteur dirigé par un Amalric possédé. Ego trip maximum. Ce dernier pousse le vice à introduire, ici et là, des vraies images de Barbara -tirées d’un documentaire sur elle de 1972 -qu’il superpose ponctuellement au visage de Jeanne. Le procédé est raté : la gêne l’emporte sur le trouble, la confusion sur la clarté. Heureusement qu’il y a les textes et les mélodies de Barbara. Ils fournissent à ce film pêle-mêle un semblant de fil directeur.

 

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