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Avatar : un film sous influences

13/12/2009 - 21h45
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Avatar : un film sous influences

Attendu comme le film messie qui doit révolutionner le cinéma, Avatar, le nouveau chef-d'oeuvre de James Cameron, n'a pas été conçu ex nihilo. Avatar brasse des influences diverses (le manga, le western, la SF) et pour vous aider à comprendre ce qui vous attend mercredi prochain, Premiere.fr fait le tour du propriétaire. Les influences d'Avatar, c'est par ici

Par Gaël Golhen

Terrence Malick

     
 
     

La trame d'Avatar (une histoire d'amour entre un marine et une sauvage) reprend la légende de Pocahontas transfigurée par Malick dans son Nouveau Monde. Mais c'est d'abord en terme de mise en scène et de thématiques que James Cameron marche clairement sur les traces du cinéaste de La Ligne Rouge. Plus que le film de guerre ou les délires SF, ce qui intéresse Cameron, c'est ce qui est au coeur de la Ballade sauvage et des Moissons du ciel : le lien invisible qui unit les choses, l'harmonie entre l'homme et la nature que des centaines de mechas ne suffiront pas à rompre. La mise en scène de Cameron est tout entière définie par cette idée : quoi que puisse faire les Naavis, il sont toujours compris par leur environnement, inclus dans un système panthéiste qui les (nous) dépasse... A mi-chemin entre le zen (la sérénité contemplative), l’animisme (pour la vie qui bouge dans tous les coins de cette forêt magique) et le new age (la quête d’un paradis primitif), Avatar développe une esthétique du choc des contraires (yin et yang) et une mise en scène du religieux stupéfiantes... Ce que Malick a poussé le plus loin dans La Ligne Rouge et... son Nouveau Monde.

 
 

Danse avec les loups

     
 
     

Danse avec les loups influence d'Avatar ? Il suffit de dire que les deux films sont des épopées de trois heures marquées du double sceau de l'action et de la contemplation, que Danse avec les loups comme Avatar part à la recherche des fondements de la nation américaine en rendant hommage au peuple indigène pour voir ce que le chef d'oeuvre de Cameron doit à Kevin Costner. Hommages respectueux de la langue et des coutumes de civilisations disparue ou inventée, les deux films sont aussi, d'abord, des hommage moraux, puisqu'ils témoignent de l'horreur d'un génocide... Et, même s'il utilise des outils technologique de pointe, Avatar est, comme le film de Costner, un grand film classique.

 
 

La flèche brisée

     
 
     

Marines en Cowboys et Naavis en indiens. Des flèches, des flingues, la charge d'une cavalerie hi-tech et des dinos-bisons... James Cameron le confiait en conférence de presse : "Avatar est très influencé par les westerns classiques". C'est dit. Le film fait, de fait, beaucoup référence à La Flèche brisée western chéri des cinéphiles. Ce chef d'oeuvre de Delmer Daves, raconte l'histoire d'un cowboy qui, pour éviter la guerre que se livrent les blancs et les peaux rouges, décide de tout apprendre sur les indiens et tombe amoureux d'une indienne. Toujours la même histoire, mais comme James Cameron, le lyrisme de Daves, son immense talent plastique, lui sert d'abord à exprimer la dualité du sujet au coeur du film : ce qui aurait pu être (le bonheur parfait des deux héros) et ce qui se passe finalement (le conflit, la guerre). Et bien avant l'ère du digital, Daves flirte entre ultra-réalisme (le traitement de la civilisation indienne) et une part de rêverie, de fantasme, indispensable à l'homme.

 
 

Miyazaki

     
 
     

Au-delà de l'imagerie parfois similaire (les iles flottantes ou l'arbre magique qu'on dirait sortis de Laputa), Cameron et Miyazaki partagent une mystique du détail, un émerveillement écolo et une quête d’harmonie visuelle étourdissantes. Si Avatar ressemble autant à un animé du géant nippon, c'est que Cameron comme Miyazaki savent par leur génie graphique donner vie à un univers totalement imaginaire. Ils parviennent à nous faire percevoir la clarté d’un ciel ou d’une rivière, la respiration d’une forêt ou d'un animal comme personne. Dans Avatar, on ressent le souffle d'un dragon, la fureur d'un fauve animé d’une façon beaucoup plus palpable que dans 90 % des films live. C'est cette dialectique (l'animation et le monde Naavis plus réel que le monde humain et live) qui est au coeur du projet d'Avatar.
Par ailleurs, comme tous les films de Miyazaki, Avatar développe un discours écolo warriors particulièrement offensif, Cameron rejoignant sur le sujet (et sans se forcer) le pessimisme radical de Princesse Mononoké.

 
 

Star Wars

 
 

On aurait pu choisir Matrix (pour le glissement entre deux mondes dont l'un serait virtuel), mais George Lucas a inventé le space opera dans lequel s'inscrit tranquillement Avatar : les citations (Homère, la Bible, Shakespeare), le mix parfait entre western, jeux vidéo et influences asiatiques, la compil de mythes (ici se mêlent la Grèce, l'hindouisme, le zen), le défi technologique, l'ampleur (Lucas et Cameron sont deux enfants de David Lean).

 
 

Lawrence d'Arabie

     
 
     

Dès qu'on parle de cinéma épique, on pense forcément à David Lean, figure essentielle du cinéma d'aventure. Avatar, sur le terrain du gigantisme s'inspire très clairement du cinéaste anglais. Par la durée (2h50), le format (IMAX 3D VS 70 mm à l'époque), l'ampleur et le tour de force technique. James Cameron le confiait d'ailleurs au magazine Empire : "Avatar prend ses racines dans la SF des 40's / 50's. Mais le film doit beaucoup au storytelling des récits d'aventures de Rudyard Kipling ou à Lawrence d'Arabie. Le film est bourré d'archétypes qui appartiennent à cette tradition : la frontière, le conflit entre une civilisation technique et militaire et une population indigène et rebelle...". Au-delà de ces références ce que Cameron reprend à Lean c'est surtout l'ambiguité du héros et son projet de déconstruction morale. Comme Lawrence, le Jack Sully d'Avatar est un homme complexe qui n'est jamais plus lui-même, ni plus héroïque, que lorsqu'il reste impénétrable. Les deux hommes sont des déracinés moraux qui tentent de prendre leur destin en main en se créant une seconde identité, virtuelle (El urens pour Lawrence et son Avatar pour Sully). Mais c'est aussi dans la mise en scène que Cameron se réferre à Lean. Pour lawrence, David Lean voulait créer un nouveau réalisme spectaculaire, atteindre une dimension cosmique par un style à la fois sobre et grandiose. En terme de cinéma, c'est ce que réalise Cameron, 45 ans plus tard...

 
 

James Cameron

     
 
     

La dernière partie du film où les marines se mettent à sortir les guns et les méchas rappellent évidemment l'obsession de Cameron pour les uniformes et la baston. Dans le genre, il n'a pas fait mieux qu'Aliens. Et de fait, Avatar est aussi (surtout) une compil de toutes ses obsessions : la technologie, les femmes warriors, la peur du nucléaire, les délires mythologiques et une love story qui n'est pas sans rappeler Titanic.

On a vu Avatar !

La bande-annonce du film événement

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COMMENTAIRES
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encore plus anciens que les pochettes de Yes : Voyage au centre de la Terre, de Jules Verne
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Anonyme | le 30/01/2010 à 17h51 | Signaler un abus
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Pour les Iles flottantes, l'inspiration est bien plus ancienne ... Du début des 70's pour etre plus précis, avec les pochettes des albums du groupe Yes dessinées par Roger Dean ...
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Anonyme | le 07/01/2010 à 11h07 | Signaler un abus
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Personnellement, je trouve que ce film met surtout en avant la destruction de l'homme, notre civilisation basée sur ...un bout de papier et des chiffres? Nous sommes pathétiques et ce formidable film m'a surtout donné envie de bougé pour notre planète. Même si ça fait un certain temps que j'y songe. Je trouve surtout idiot les prétentieux adultes qui se trouve supérieur à la jeunesse. Les adultes sont peut-être les plus triste Etre de notre planète car ils comprennent inconsciemment que la vie ne se résume plus à grand chose... pourquoi se lever tout les jours? Travailler ... quelle vie ! He bien moi je dis non... mon but est de vivre, pas d'être soumis, et de vivre pour quelque chose : ma Terre ! Sur-ce quand on dit que c'est un film sur la Religion, ou qui va rendre fous les ados, je trouve que ce sont surtout des aveugles qui osent dire ça ! Pour moi c'est surtout un message de se bouger pour sauver ce qui reste de notre terre. Voyez-vous, plus on attend, moins on a de chance de réussir à la sauver et on mettra plus de temps à "guérir" Mère-Nature, y'a déjà eûs plus d'une race tuée par l'homme. L'Homme est un enfant qui a pas mal d'arme et une planète sous les ordres... il cré un monde "illusion", depuis que la vie n'est que dirigé par l'argent? Depuis qu'on en a eût l'idée. Je le trouve génial ce film, District 9 aussi, ces deux derniers film montrent un peu ce qu'est l'homme : un parasite (argent, gué-guerre), soit on change, soit dans 100 ans max on se fait la guerre pour le pétrole Bleue (l'eau douce : 1% sur la Terre je tiens à rappeler). Quand on sera devant le gouffre, et qu'on commencera à tomber, vous regretterez de ne pas vous être bougé. Sur-ce bonne réflexion. Valius , le songeur ( :P)
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Anonyme | le 31/12/2009 à 19h30 | Signaler un abus
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Avatar: métamorphose, transformation, changement, (mot quasiment inconnu du grand public il y a trois ans en France). Le film est basé sur ce concept moderne très gender, à savoir que l'on ne peut ni ne doit enfermer quelqu'un dans une identité quelconque (ex: une femme peut être un homme et vice versa, un vampire un amant). L'opposé de avatar, c'est le terme identité, qui associe à une personne une identité sexuée. Le film est génial, mais c'est surtout un véhicule puissant d'une idéologie qui va faire des ravages dans les années qui viennent, en déconstruisant la personnalité des gens (surtout les plus fragiles) et en donnant aux ados comme repères, le chaos et non la clarté. Les psys se frottent déjà les mains, tandis que les manuels scolaires ont déjà commencé à remplacer les chapitres autrefois intitulés: ma personnalité par: mon avatar (sic!).
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Anonyme | le 29/12/2009 à 20h50 | Signaler un abus
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"00h56 - Lundi 14 Décembre 2009 Anonyme James Cameron a dit que son film était la synthèse de tous ses rêves d'enfant, basés sur les nombreux livres et BD de science fiction qu'il a lu. En bref, un film génial !" Je dirais même : "et cela ce voie !! " En effet, dans la plupart des articles et des commentaires que j'ai pu voir, personne n'a approfondit le thème du rêve dans ce film, et pourtant, l'ouverture du film commence avec celui là. Et je ne pense pas que cela ai été fait au hasard. Il y a dans ce film une confrontation constant entre le rêve et la réalité, la frustration que provoque le réveil, avec le handicap du personnage. N'avez vous jamais été frustrer de vous réveiller? J'imagine que si, et le personnage de Jack aussi, a la différence que lui a l'opportunité de vivre son rêve, de ne jamais se réveiller. Repartez donc voir ce film avec cela dans la tête, et vous le vérrez d'une autre manière. En ce qui me concerne, je me suis vu rêver en allant voir ce film, et j'ai partager le rêves de Cameron.
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Anonyme | le 22/12/2009 à 19h29 | Signaler un abus
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Je ne pense pas que le monde soit bien plus subtile que les films... Je pense surtout que l'élément important réside dans l'idée du "si on savait on serait d'accord avec eux et on ferait pas ça !" Cependant après c'est une question de ressentit j'ai des amis qui ont trouvé que c'était un film classique sans plus tandis que je trouve personnellement que c'est une oeuvre d'art ! Autant au niveau des couleurs, de la musique, de la 3D (mais ça on finira par s'y habituer) que par la façon dont se déroule l'histoire et la façon d'emmener le spectateur ailleurs. Pas besoin de faire un effort pour s'immerger dans le film !
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Anonyme | le 21/12/2009 à 17h53 | Signaler un abus
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Plus qu'un film, une poésie, c'est beau un point c'est tout.
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Anonyme | le 21/12/2009 à 17h38 | Signaler un abus
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Vu hier en 3D au MK2 bibliotéque plein comme le metro au heures de pointe. Bon filme mais il manque un petit quelque chose pour le rendre inoubliable; comme La forét d'Emeraude de John Boorman. Avec en comum le même message ecologique et culturel? (... le lien invisible qui unit les choses, l'harmonie entre l'homme et la nature ...)
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Anonyme | le 21/12/2009 à 16h28 | Signaler un abus
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C'est vrai que devant le film, j'arrêtais pas de repenser à Aquablue.
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Anonyme | le 19/12/2009 à 21h44 | Signaler un abus
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Petit cinéphile manquant de culture j'ai beaucoup apprécié ce film qui assemble parfaitement prouesses technologiques et références scénariques et mythologiques, ce film ne restera pas une référence créative mais une référence pour avoir assemblé et diffusé pour la première foi à grande échelle une certaine étape d'avancement technologique cinématographique. Un grand merci à des revues comme la votre de nous rappeler ou de nous faire découvrir les "Créateurs" qui ont précédé James Caméron et à qui ont doit en effet rendre hommage : Miyazaki ... Bob Zemeckis et bien d'autres. Ce film est à voir ...merci encore pour vos articles qui en sont des compléments indispensables
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Anonyme | le 18/12/2009 à 11h44 | Signaler un abus
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