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Armageddon Time se déroulera dans le New York des années 80.

Le temps où il fallait attendre une demi-douzaine d’années pour voir un nouveau James Gray semble révolu : le cinéaste new-yorkais est surbooké ces jours-ci. Alors qu’Ad Astra, son projet le plus ambitieux à ce jour, vient de sortir dans les salles françaises, Gray s’apprête à mettre en scène un opéra, Les Noces de Figaro, au Théâtre des Champs-Elysées. Et il travaille en parallèle à un film intitulé Armageddon Time (inspiré d’un morceau de The Clash, Armagideon Time, la reprise d’un reggae de Willie Williams), annoncé en mai dernier et qu’il espère tourner très prochainement. Dans une interview accordée aux Inrocks cette semaine, le réalisateur donne quelques précisions sur ce projet se déroulant dans le New York de sa jeunesse et traitant des relations père-fils, l'un de ses thèmes fétiches :

« Ce sera un film très personnel. (…) Il y sera question de la famille Trump, père et fils. Ce sera un film politique, dans le sens où il explorera les raisons qui ont amené les Etats-Unis là où ils en sont aujourd’hui. Le film s’inspire de mon adolescence dans le Queens new-yorkais des années 1980, quartier où le père de Donald, Fred, réalisait une bonne partie de ses placements immobiliers. Il se déroulera dans une école privée où la place accordée à la religion, à la couleur de peau et à l’origine sociale était radicalement différente de l’école publique que je fréquentais par le passé. Comme je l’ai dit l’an dernier, Trump est pour moi un imbécile dangereux. C’est aussi ma responsabilité en tant qu’artiste de m’intéresser à la société qui a permis à un tel homme d’arriver à la tête du plus puissant Etat du monde. » Quant à nous, c’est notre responsabilité en tant que fans de James Gray d’être très excités par ce projet.

Bande-annonce d’Ad Astra, actuellement en salles :

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