• Cinéma
  • News
  • Sorties cinéma
  • Horaires et salles
  • Bandes-annonces
  • Prochainement
  • Top cinéma
  • Galeries photos
  • Dossiers
  • Glamorama

Antonio Banderas : "La Piel que habito est du pur Almodovar !"

16/08/2011 - 16h45
  • 3
Antonio Banderas : "La Piel que habito est du pur Almodovar !"

Antonio Banderas et Pedro Almodovar scellent leurs retrouvailles avec La Piel que habito. Interview de l'acteur

Après des années passées à défourailler dans des productions hollywoodiennes de qualité décroissante, Antonio Banderas renaît dans La piel que habito, le dernier film de son ex-mentor Pedro Almodóvar. Il y interprète un machiavélique chirurgien avec une placidité qu’on ne lui connaissait pas. Antonio is back !

Par Christophe Narbonne 


Quelle a été votre réaction en lisant le scénario ?

J’ai été à la fois surpris et emballé par la façon dont Pedro a finalement choisi de raconter l’histoire. En renonçant à toute linéarité et en jouant sur la temporalité, il a signé une adaptation fantastique, complètement différente de son idée initiale. La première partie soulève beaucoup de questions : pourquoi cette femme est-elle enfermée ? Quelle est la nature de sa relation avec ce chirurgien ? L’a-t-il kidnappée, violée ? Est-elle vraiment une victime ? La seconde apporte des réponses terribles. Pedro joue sans cesse avec l’interprétation qu’on peut se faire des choses, dévoile l’immoralité de tous les personnages… On n’a jamais d’opinion arrêtée. C’est fascinant.


Le docteur Ledgard est très différent de vos précédents rôles chez Almodóvar. Comment l’avez-vous abordé ?

Pedro nous a proposé de venir à Madrid deux mois avant le début du tournage pour des répétions. Même au théâtre, on ne bénéficie pas d’autant de préparation. J’ai compris pourquoi : il voulait tester l’histoire, voir les scènes, les modifier, changer leur ordre, enlever des répliques, en ajouter... Quand vous devez interpréter un personnage « bigger than life », que l’histoire touche presque à la science-fiction, il est tentant d’aller vers le baroque. Pedro m’a demandé strictement l’inverse. Le monde de Ledgard est celui de la perfection, tout son être est sous contrôle. Il fallait en faire le moins possible. Mon cher ami avait encore raison.


Pedro nous a confié que vous aviez aujourd’hui la présence physique nécessaire au rôle. Auriez-vous pu le jouer il y a vingt ans ?

Probablement pas. En apparence, il n’y a rien de compliqué dans ce personnage très méthodique et posé, sauf que c’est tout le contraire de moi ! Regardez comment je bouge mes mains en permanence... Sur le plateau, je devais me répéter sans cesse, « calme-toi, tu poses de la peau, sois précis, tu es juste un docteur. » J’aurais été incapable d’un tel contrôle à trente ans. Je précise que toute l’équipe du film était, comme moi, hyper concentrée. La mise en scène ressemble elle-même à Ledgard : propre et géométrique. Limite nazie ! Un ami Argentin m’a toujours dit de me méfier des gens qui possèdent de beaux jardins (rires)...


Les gens qui imaginent revoir le Banderas lubrique et dingo des premiers Almodovar vont être déçus !

Dieu merci, 22 ans ont passé ! Je ne suis plus le même homme, ni le même acteur. Quand je me suis vu dans le film, j’ai été surpris de constater que je pouvais explorer de nouveaux territoires. Je tiens néanmoins à rassurer vos lecteurs : La piel que habito est du pur Almodóvar. Malgré les années, il ne s’est jamais dévoyé, n’a jamais épousé le goût du public. En regardant ses films, on a à chaque fois l’impression d’escalader une montagne et, arrivé en haut, on se dit : « Mon Dieu, il veut qu’on saute, maintenant ? Mais il y a peut-être des rochers en bas ! »


 

Découvrez l'interview intégrale de Antonio Banderas dans le dernier numéro de Premiere

Ils ont aimé
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
Je suis surpris de n'avoir trouvé dans aucune critique (mais je n'ai pas tout lu) la référence au théâtre de Grand Guignol; elle me paraît assez évidente, bien que je ne sache rien des connaissances d'Almodovar en la matière. Sans doute les auteurs du roman originel en savent-ils bien davantage. P.S.
  • 0
  • 0
Anonyme | le 24/08/2011 à 09h41 | Signaler un abus
Votre réponse...
de georges franju les yeux sans visage... il doit sans doute être bien, mais c'est quand même une preuve du manque d'imagination des scenaristes qui s'imaginent avoir trouvé le sujet extraordinaire !
  • 0
  • 0
Anonyme | le 17/08/2011 à 11h26 | Signaler un abus
Votre réponse...
bizarre ce film ça me rappelle " les yeux sans visage" ....
  • 0
  • 0
Anonyme | le 17/08/2011 à 11h24 | Signaler un abus
Votre réponse...
Cannes live !
  • Alec Baldwin et Hilaria Thomas au gala de l'amfAR à Cannes Alec Baldwin : conseils de couple 25/05/2012 - 18h04
  • Heidi Klum Heidi, Milla et Petra sublimes ! 25/05/2012 - 17h42
  • VIDEO - Elijah Wood est un tueur fou dans Maniac Elijah Wood scalpe Cannes 25/05/2012 - 17h20
  • Arta Dobroshi montre ses fesses sur le photocall de Trois Mondes à Cannes La VDM People : "J’aurais dû mettre une culotte" 25/05/2012 - 17h17 2
  • Diane Kruger et Joshua Jackson Diane éblouissante au bras de Joshua 25/05/2012 - 16h48
> Tout le Festival de Cannes