Zombillénium montre timidement les crocs

Zombillénium

L’adaptation de la fameuse BD brille plus par son efficacité que par son originalité.

Pour le passage de sa BD au grand écran, Arthur de Pins a choisi d’écrire une histoire originale, variante du premier tome dans lequel un quidam désespéré devenait un vampire et devait apprendre à évoluer dans le monde cintré de Zombillenium, un parc d’attractions géré par de vrais monstres. Ici, le quidam en question est un contrôleur des normes de sécurité qui a le malheur de vouloir réglementer Zombillenium : mordu par le vampire en chef, Hector devient un monstre indéterminé pris sous son aile par Gretchen, la sorcière stagiaire du lieu. Pendant ce temps-là, Lucie, la fille d’Hector, se languit de son papa…

Timide provoc’

Les fans de la BD seront en terrain connu : le film en reprend le graphisme particulier (imitation 3D à plat) et les personnages (Francis le vampire, Sirius le squelette, Aton la momie…). Pour les profanes, le mélange de slapstick et d’horreur light est un peu déconcertant au début mais on s’y fait assez vite. Le problème du film ne réside pas tant dans ses intentions burlesques et dans son rythme échevelé que dans le scénario qui raconte en parallèle l’acclimatation d’Hector à sa nouvelle « vie » et le maintien du lien avec sa fille, restée humaine. Construit en trois actes classiques (intro, chute, rédemption), Zombillénium se rêve en comédie punk et destroy mais se révèle un produit pop assez lénifiant. Sympathique tout de même.

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