Alain Chabat parle d’Astérix : "Même si ça a l’air d’être le bordel, c’est quand même un peu précis"

Alain Chabat parle d’Astérix

La comédie aux 14,5 millions d’entrées revient ce soir sur TF1.

Dans quelques heures, Astérix et Obélix reviennent sur la première chaîne. Mission Cléopâtre sera diffusé à partir de 21h, et en attendant de (re)voir la comédie culte d’Alain Chabat, qui a réuni 14,5 millions de spectateurs au cinéma en 2002, replongeons un peu dans les archives du magazine. A l’époque, l’acteur-réalisateur avait accepté de faire la couverture de Première en compagnie de Jamel Debbouze, et les deux stars du rire avaient parlé du tournage en détail. Notamment de leurs multiples improvisations. Extraits de leur interview "Men in Blague".

 

Alain Chabat parle d’Astérix

Y a-t-il eu beaucoup d’improvisation de la part des acteurs?
ALAIN / Même si ça a l’air d’être le bordel, C’est quand même un peu précis.
JAMEL / C’est super précis. Quand je joue, J’ai besoin de m’approprier les dialogues, tu vois, presque en free style. Mais je ne peux partir en vrille que s’il y a une base solide. Alain savait exactement où il voulait aller et, à partir du moment où il l’obtenait, on pouvait se lâcher. Mais pas avant!
ALAIN / Si on respecte le timing, la mécanique, je suis super d’accord pour une impro. J’en ai d’ailleurs gardé plein.

Comme le monologue d’Edouard Baer?
ALAIN / Dans ce cas précis, il n’avait vraiment que deux ou trois lignes de texte et un ad lib. Jamel, Clavier, ou Dieudonné sont également balèzes en impro, il faut juste les canaliser un peu.
JAMEL / Sans vouloir trop te cirer les pompes, t’as pas hésité à prendre le risque de tourner des scènes qui n’étaient pas prévues. Je pense en particulier à celle où je reçois un boulet envoyé par les Romains et où je leur réponds en jetant un caillou. Ca n’a l’air de rien, mais cette vanne improvisée a nécessité une journée de préparation. Il fallait calculer la trajectoire du boulet, c’était tout un bordel.

Alain, les acteurs vous ont-ils bluffé?
ALAIN / Depardieu, notamment. On aurait pu l’embaucher comme scripte, comme cadreur...
JAMEL / Comme chef comptable, comme cuistot, comme garagiste, ce que tu veux. Il est trop fort. Un vrai tueur à gages. En France, il y a Zizou et Depardieu! [Rires.]

Jean-Pierre Bacri est remercié au générique pour les vannes bonus...
ALAIN / J’ai montré un premier montage du film à Jean-Pierre, et il m’a rajouté deux, trois petites blagues gratos. Il me disait très sérieusement: Peut-être que là, ce serait marrant qu’ils disent ça, et moi, je tombais en arrière sur ma chaise, convulsant de rire, et je lui disais: Ouais, t’as raison, alors, je vais le faire si ça ne te dérange pas. Et lui: Vas-y, ça me fait plaisir... Par exemple, c’est lui qui a trouvé la phrase de fin de Gérard Darmon.

Luc Besson est, lui, venu tourner une journée... 
ALAIN / Il m’a demandé s’il pouvait passer un jour parce que ça le faisait marrer de prendre une caméra pendant que je tournais. Je lui ai demandé quand il voulait venir et il m’a répondu le jour où c’est le plus compliqué. Il a fait des plans mortels le jour des 2 000 figurants, la fois où on n’a pas eu la tempête de sable... (la scène avec les nombreux esclaves avait dû être reportée à cause d’une tempête, ndlr) 
Propos recueillis par Stéphanie Lamome et Christophe Narbonne

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