A Ghost story, La promesse de l’aube, Ferdinand : les films au cinéma cette semaine

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Ce qu’il faut voir cette semaine.

L’ÉVENEMENT
 

A GHOST STORY ★★★★☆ 
De David Lowery

L’essentiel
Un drap, deux trous pour les yeux et le tour est joué : avec son film de fantôme minimaliste, David Lowery a mis tout le monde d’accord.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Au fil du temps, les fantômes ont été des ectoplasmes, des Japonaises les cheveux dans les yeux, des enfants qui saignent, des courants d’air glacé, des cadavres blafards, des concubines chinoises, des bruits dans le grenier, des chewing-gums verts, ils ont ressemblé à Rex Harrison, à Patrick Swayze ou à Bruce Willis, mais rien n’y a fait et ce film est là pour le réaffirmer : le fantôme, le vrai, celui que les enfants dessinent dans leurs cahiers et auxquels ils jouent dans la maison de campagne de leur grand-mère, c’est le gars avec un drap sur la tête et les deux trous à la place des yeux – histoire d’éviter de se casser la figure dans les escaliers.
Guillaume Bonnet

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PREMIÈRE A AIMÉ
 

LA PROMESSE DE L’AUBE ★★★☆☆
D’Éric Barbier

Ceux qui aiment, qui ont aimé le monument littéraire de Romain Gary n’en voudront certainement pas à Eric Barbier d’avoir réalisé un film aussi respectueux de l’œuvre originale, quitte à décevoir ceux attendant de l’audace et des prises de liberté plus grandes. Comme le bouquin, autobiographique, l’adaptation ciné suit une chronologie précise, de l’enfance de Gary en Pologne à son engagement dans les Forces Aériennes Françaises Libres dans les années 40, en passant par son enracinement en France, à Nice.
Christophe Narbonne

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WONDER ★★★☆☆
De Stephen Chbosky

Oui, il y a de jolies couleurs chaudes et rassurantes sur l’affiche, les bonnes intentions clignotent de partout, ce film a l’air de vouloir vous vendre de la bienveillance au kilo. Mais ce n’est pas une raison pour faire à Wonder un procès d’intention. A Première, c’est vrai, on a tendance à préférer les road-movies post-apo, les néo-westerns avec Jeremy Renner, les rêveries SF synthétiques. Et alors ? On n’a rien contre une rasade de tendresse feel-good, si celle-ci est servie avec un minimum d’élégance et de savoir-faire, sans donner l'impression de vouloir nous faire les poches. Dans le genre très calibré de la leçon de tolérance pour petits et grands, Wonder remplit merveilleusement son contrat.
Frédéric Foubert

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FERDINAND ★★★☆☆
De Carlos Saldanha

Dans une Espagne de carte postale, un taureau pacifiste préfère les fleurs à l'arène : le pitch du dernier-né du studio Blue Sky, très simple, donne surtout l'occasion au réalisateur Carlos Saldanha l'occasion de déployer un bestiaire particulièrement farfelu. Une chèvre-coach dingo, un taureau transgénique robotique, un trio de pur-sangs nazillons... Sans être parfait (le beau début mélo est vite dépassé par le besoin de comédie kid-friendly effrénée), Ferdinand est un véritable cartoon, au sens le plus pur du terme.
Sylvestre Picard

THE FLORIDA PROJECT ★★★☆☆
De Sean Baker

Il parait que la misère est moins pénible au soleil. Dans The Florida Project, personne ne se plaint ouvertement de (sur)vivre dans un monde pas facile où le ciel continuellement bleu a pourtant du mal à cacher ses nuages. L’action se déroule dans un motel tout aussi coloré que le château de Cendrillon qui trône dans le parc Disney voisin. Sauf qu’ici les Minnie, Mickey et Pluto, ont du mal à joindre les deux bouts et vivent pour la plupart dans une grande précarité. Sean Baker regarde ses protagonistes s’agiter avec la même vitalité qui nous avait tant bluffés dans son précédent long-métrage : Tangerine. L’univers des jeunes adultes pas toujours très responsables et celui d’enfants turbulents qui envisagent leur apparente liberté comme un jeu dont il faut profiter séance tenante, se télescopent jusqu’à se confondre tout à fait. Le gérant dudit motel (Willem Dafoe impeccable), a beau faire les gros yeux, chacun sait qu’il veut préserver tout le monde. Il faut reconnaître à Sean Baker, une volonté farouche d’en découdre avec l’idée frelatée du rêve américain et de se placer juste à côté du soleil (Tangerine se situait dans une Los Angeles interlope) pour mieux en saisir ses contre-jours. A souligner enfin, la prestation parfaite d’une jeune inconnue, Bria Vinaite, repérée par le réalisateur via Instagram.
Thomas Baurez

MENINA ★★★☆☆
De Cristina Pinheiro

Cristina Pinheiro s’inspire de sa propre vie pour réaliser son premier film, Menina, une histoire consacrée à une petite fille portugaise née en France, qui doit garder le secret de son père, souffrant d’un cancer des poumons. Malgré une introduction qui peine à présenter les enjeux autour des origines et de l’identité, les acteurs apportent une véritable substance à leurs personnages, notamment à travers une relation père-fille très émouvante. La jeune Naomi Biton réussit à se démarquer par son jeu sincère et naturel.
Maxime Kasparian

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PREMIÈRE A MOYENNEMENT AIMÉ

 

JUMANJI- BIENVENUE DANS LA JUNGLE ★★☆☆☆
De Jake Kasdan

22 ans après sa sortie américaine, Jumanji a droit à une suite. Que personne ne réclamait vraiment, mais Sony nous l’offre quand même à Noël. Après tout, le concept du jeu familial plus dangereux qu’il n’y paraît est par principe assez large pour multiplier les histoires remplies d’animaux sauvages et de pièges à couper le souffle. Alors, pourquoi pas ? Dans cette version 2.0, les règles ont changé. Jumanji ne s’invite plus dans le monde des joueurs pour chambouler leur quotidien tranquille, mais ce sont eux qui basculent dans son univers cruel.
Élodie Bardinet

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PREMIÈRE N’A PAS AIMÉ

LE PORTRAIT INTERDIT ★☆☆☆☆
De Charles de Meaux

Producteur de goût (il accompagne depuis toujours Apichatpong Weerasethakul, le réalisateur d’Oncle Boonmee), Charles de Meaux se révèle moins à son aise derrière une caméra. Ce Portrait interdit constitue son troisième long métrage de fiction après Shimkent Hotel en 2003 et Stretch en 2011. Et comme dans ce dernier (où figurait déjà Fan Bing Bing), il questionne la rencontre entre les cultures française et chinoise mais en remontant ici le temps jusqu’au 18ème siècle où un Jésuite français, peintre officiel de la Cour Impériale, se voit confier le portrait d’une Impératrice. Plastiquement irréprochable, ce Portrait interdit souffre d’un scénario qui n’évite aucun des passages obligés du genre (relation ambigüe entre l’artiste et son modèle, Impératrice étouffant sous les contraintes de sa fonction…) sans esquisser la moindre originalité. Malgré le charisme de Melvil Poupaud et Fan Bing Bing. Malgré la beauté de l’ensemble qui finit cependant par se retourner contre lui et donner le sentiment que Charles de Meaux se regarde filmer avec un certain contentement plutôt que chercher, justement, à transcender son récit.
Thierry Cheze

 

Et aussi
Tout là-haut de Serge Hazanavicius
Lac noir de Jean-Baptiste germain
Garde alternée d’Alexandra Leclère
Nuit de grève de Yoann Jean-Charles
Tiger Zinda Hai d’Ali Abbas Zafar
Vekaikkaran de Mohan Raja

Reprises
Les aventures de Pinocchio de Luigi Comencini
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Le bouffon du roi de Melvin Frank

 


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