5 raisons de voir Wonder Wheel

Wonder Wheel

Et si c’était le dernier Woody Allen sur grand écran ? 

Ce mercredi 31 janvier est sorti en salles Wonder Wheel, le dernier film réalisé par Woody Allen, alors que sa fille Dylan Farrow a réitéré médiatiquement ses accusations d’agression sexuelle à son encontre, alors qu’elle était enfant. D’un point de vue strictement critique, le film est loin d’avoir fait l’unanimité au sein de la rédaction de Première. Nous avons toutefois décidé de mettre en avant 5 raisons d’aller découvrir le film.

Kate Winslet est formidable

Même si Kate regrette aujourd’hui d’avoir joué avec Allen, en raison des accusations d’agression sexuelle dont il fait l'objet, le cinéaste lui permet ici de signer l’une de ses plus belles prestations. Elle ici Ginny, actrice pourtant ratée - disons frustrée ! -  qui joue les serveuses dans un petit diner et va voir les avances du beau maître-nageur comme une éclaircie. A la maison le mari picole. Le nœud dramatique s’opère avec l’arrivée dans le ménage d’une  jeune et plantureuse ingénue qui va sans le savoir assombrir l’idylle naissante de Ginny. Kate passe par tous les états avec une agilité de tigresse.

Du Woody à la sauce Tchekhov

L’action se passe à Coney Island dans les fifites au sein d’une bicoque à l’ombre d’une grande roue de fête foraine. Ce petit champ de bataille où plusieurs personnages se perdent dans un mal-être social et affectif, évoque la pièce Les Trois sœurs dans une version prolo. Ici aussi l’absurde, le grotesque se mélangent au pathétique et à la noirceur, pour mieux cerner les contours d’une vie en trompe-l’œil. "Les gens vertueux, écrit Tchekhov dans sa correspondance, sont comme des vierges endormies". Avec Wonder Wheel, Woody Allen filme un sursaut, un possible réveil d’êtres excessifs.

C’est l’ultime film de Woody Allen

Tout Hollywood tourne désormais le dos au cinéaste et sa carrière sent le roussi. Pour preuve, Amazon qui a produit son prochain film A rainy day in New York, pourtant déjà en boîte, menace de le mettre au placard et les deux interprètes principaux – Rebecca Hall et Timothée Chalamet - ont reversé leur salaire pour la bonne cause. En attendant de voir de quoi demain sera fait, le mieux est encore de profiter de ce Wonder Wheel sur grand écran.

Retour aux origines

Avec Wonder Wheel,  Woody Allen signe un retour à Coney Island, qui occupait déjà une place centrale dans Annie Hall (1977), où le jeune Alvy (incarné par Woody Allen) vivait dans le petit appartement familial soumis lui-aussi aux vibrations d’un grand huit. Dans ce Wonder Wheel, on voit en marge de tous les personnages, un bambin pyromane que Woody Allen semble filmer comme une projection de lui-même. La grande boucle semble bouclée.

La lumière du film est dingue

Le cadre coloré et très vivant d’une station balnéaire dominée par les attractions lumineuses d’une fête foraine, ajoute à l’expressivité de ce Wonder Wheel. Le mythique chef opérateur italien Vittorio Storaro (Apocalypse now, Le dernier empereur, Little Buddha …), joue habilement avec les contrastes, les contre-jours et n’hésite pas à dynamiser le cadre de sursauts baroques. A tomber par terre.

Wonder Wheel : un Woody Allen petit cru (critique)


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