Box-office US du 25 mars : Hunger Games, records en série

Box-office US du 25 mars : Hunger Games, records en série

"Nous serons tous spectateurs" (en VO "The world will be watching") : telle est l’une des taglines prophétiques de Hunger Games, réalisé par Gary Ross. Ce film de science-fiction où le gouvernement fasciste des USA du futur force des jeunes à combattre à mort dans des jeux télévisés est adapté du premier volet d’une trilogie de romans signée Suzanne Collins. Après un démarrage foudroyant, tous les experts étaient unanimes : Hunger Games allait exploser le box-office. Et ce fut le cas.Prêts pour les chiffres ? Dès jeudi soir, les séances de minuit (midnight screenings) d’Hunger Games ont rapporté 19,7 millions de dollars, le meilleur score pour un film qui ne soit pas une suite (le premier Twilight en avait rapporté presque trois fois moins en 2008, avec 7 millions de dollars). Le film a rapporté 155 millions de dollars en trois jours, ce qui est le meilleur démarrage pour un film indépendant (production Lionsgate, le film s’est fait en-dehors des gros studios). C’est aussi le meilleur week-end pour un film qui ne soit pas une suite (Twilight 1 avait ouvert à 69 millions, Harry Potter 1 à 90 millions). Et Hunger Games se classe aussi sec troisième dans le top des films ayant rapporté le plus en trois jours, juste derrière The Dark Knight et ses 158 millions, et Harry Potter et les Reliques de la mort, 2ème partie qui a récolté 169 millions). Sur cette échelle, Hunger Games bat donc Spider-Man 3 (151 millions), et surtout Twilight Tentation (142 millions) et la première partie de Twilight Révélation (138 millions). Si l’on ajoute le fait que le film a déjà rapporté 59 millions à l’international, les recettes totales de Hunger Games se montent donc déjà à 214 millions ! Officiellement, le film en a coûté 78. Bref, c'est un énorme succès. A combien finira Hunger Games en fin de carrière ? Il y a encore du chemin pour dépasser Twillight 4.1 et ses 705 millions de dollars... Mais, après tout, "nous serons tous spectateurs".Comparer le démarrage de Hunger Games à ceux d’Harry Potter et de Twilight est pertinent : ces films adaptent des séries de romans "young adult", ont un univers de genre (magie, fantastique, science-fiction) et sont portés par un marketing au rouleau compresseur. Le succès de Hunger Games ne doit donc pas grand-chose au hasard. Le premier Harry Potter s’adressait surtout aux jeunes enfants, Twilight aux femmes de 15-30 ans. Jeunes, adultes, filles, garçons, geeks, tout le monde peut -et veut- voir Hunger Games (les analyses montrent que si le public était à 60% féminin, 56% des spectateurs avaient plus de 25 ans). Refusant la conversion 3D (réduisant ainsi les coûts), la promotion fit le choix de ne jamais montrer les fameux "jeux de la faim" dans les diverses vidéos promo mises en ligne, conservant un peu de mystère au film. Mais Hunger Games est surtout un bon film, porté par des jeunes acteurs bien choisis (Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth et Josh Hutcherson changent agréablement du trio Kristen Stewart/Robert Pattinson/ Taylor Lautner), un sujet très fort et une réalisation efficace. Lionsgate, qui produit le film et tient là son plus gros succès, peut se frotter les mains : début janvier, le studio a racheté le studio Summit Entertainment, qui produit la saga Twilight au cinéma et dont le dernier volet sortira en novembre prochain. Au vu de cet énorme démarrage,  les deux suites prévues d’Hunger Games ne tarderont pas à être officiellement mises en chantier.Face à tant de chiffres, force reste un peu à la loi : la comédie policière 21 Jump Street avec Channing Tatum et Jonah Hill est deuxième du top 5 du box-office américain avec 21,3 millions raflés. Après un très bon démarrage le week-end dernier, le film perd 40% de ses recettes, ce qui est tout à fait honorable : le film a gagné pour l’instant 87 millions de dollars, le tout assorti de critiques très positives. Un pari qui était loin d’être gagné pour ce film vulgaire et outrancier, qui fait subir les derniers outrages à la série télé 80’s éponyme (qui a révélé Johnny Depp).Le Lorax garde une excellente forme, et est troisième en quatrième semaine avec 13 millions. Le film d’animation sorti de l’imagination du Dr. Seuss (Le Grinch) est un nouveau succès pour les studios Illumination, deux ans après Moi, moche et méchant car Le Lorax, fable écolo et colorée, a récolté 177 millions rien qu’aux Etats-Unis.John Carter se casse la figure. Le mouton noir du box-office de ce début d’année est quatrième avec 5 millions. Jusqu’ici, le film n’a rapporté que 62 millions aux Etats-Unis, portant ainsi ses recettes mondiales à 234 millions. Très coûteux (on parle d’un budget de 250 millions hors promotion), de savants calculs ont estimé le film de science-fiction épique et rétro d’Andrew Stanton (Wall E, Le Monde de Nemo) pourrait ainsi faire perdre près de 200 millions à Disney (qui l’a reconnu dans un communiqué), et être ainsi le plus gros flop de l’Histoire. Mal vendu, trop cher, adapté d’une série de romans méconnus aujourd’hui, John Carter est l’anti-Hunger Games par excellence.Saluons enfin le retour discret d’Act of Valor dans le top 5 avec ses 2 millions récoltés, un succès surprise pour un film qui n’a coûté que 12 petits millions. En tout, le film a gagné 65 millions aux Etats-Unis. Rappelons qu’Act Of Valor est un grand clip de propagande guerrier qui raconte les exploits d’une bande de Navy Seals (les commandos d’élite de la Marine américaine), qui sont joués dans le film par de vrais Navy Seals. Land of the free, home of the brave, comme on dit.Box-office américain du 23 au 25 mars 2012 :1) Hunger Games  Bande-annonce2) 21 Jump Street  Bande-annonce3) Le Lorax4) John Carter  Bande-annonce5) Act Of Valor

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