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Explosif, dément, hallucinatoire, les superlatifs s’enchaînent à mesure que l’on nous dévoile des images effectivement de plus en plus inouïes de Fury Road et que nous parviennent les témoignages des premiers spectateurs (« Le film est si intense qu’il ne s’arrête jamais », résumait récemment l’acteur Nicholas Hoult). Vous avez le droit de trouver ça excessif, même si la déflagration pourrait être encore plus forte que prévue. Car trente ans après le troisième volet de la saga, la vision postapocalyptique de George Miller reste indépassable. Aucun progrès technologique n’a réussi à ringardiser les costumes en vinyle et les accessoires cheap parce que personne n’est parvenu comme Miller à dialoguer avec l’inconscient collectif de son époque pour accoucher d’un fantasme primitif aussi puissant. Avec un tel matériau, le risque est de s’enfermer dans l’entretien fétichiste de sa propre légende, comme le laissait craindre le Dôme du Tonnerre. Mais Miller a laissé passer trois décennies, et il a sans doute eu raison. Dans l’interview exceptionnelle qu’il nous a accordée, le père de la saga semble aujourd’hui surtout préoccupé par l’idée de pousser au maximum l’intensité organique de son joujou sans trop regarder dans le rétro. S’il y parvient, Mad Max pourrait bien une nouvelle fois bouleverser le cinéma d’une telle façon que les superlatifs réservés à sa bande-annonce ne suffiront pas à décrire. Daniel de Almeida, directeur de la rédaction (twitter.com/dandealmeida)Voici la couverture envoyée aux abonnés : Vos enthousiasmes, vos critiques, vos questions sur cette nouvelle formule via [email protected]Bande-annonce de Mad Max Fury Road, qui sortira le 13 mai :