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Après la Factory, Michael Winterbottom s’attaque à Apple records. Avec Johnny Depp à l’affiche ?Disons-le franchement, lorsque Liam Gallagher, l’ex-Oasis, avait fait savoir qu’il voulait se diversifier en se lançant dans  la production, on avait eu quelques doutes. Surtout lorsqu’il avait jeté son dévolu sur The longest cocktail party pour en faire son premier film. De nombreux producteurs se sont cassés les dents sur le livre de Richard DiLello, qui raconte la création et les premières années d’Apple records, la maison de disques des Beatles, jusqu’au tumultueux enregistrement de Let it be, le dernier album du groupe.Gallagher a cependant eu la bonne idée de confier la réalisation de ce film à Michael Winterbottom. Même si le metteur en scène est inégal (peut-être parce qu’il est trop prolifique), il reste l’auteur d’un des meilleurs films sur la scène musicale anglaise avec 24 hour party people. Winterbottom y racontait l'histoire du légendaire label Factory Records, où ont signé Joy Division (puis New Order) et Happy Mondays, entre autres.Mieux, Gallagher a engagé comme scénariste Jesse Armstrong (auteur d’entre autres In the loop et Four lions, soit la crème de la comédie anglaise irrévérencieuse). Sans compter qu’il cherche à convaincre Johnny Depp de tenir le rôle principal du film, celui de Derek Taylor, l’attaché de presse d’Apple records. Le vrai challenge va être de trouver un accord financier avec ce label pour les droits d’utilisation des chansons. Andrew Eaton, partenaire habituel de Winterbottom, et désormais associé avec Gallagher, le sait : « C’est la partie piégée : on pourrait penser que c’est le moment parfait pour négocier avec eux, puisqu’Apple records est en train de se réinventer – via les deal avec iTunes ou avec Guitar Hero. Mais du coup, ils sont plus que jamais conscients de la valeur de leur catalogue » a-t-il déclaré à Deadline au festival de Londres.