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Les stars du cinéma d'action de la Cannon

Charles Bronson : Vigilante story

La figure du vigilante, mythe revenu des tréfonds obscurs du western, collera pour toujours à la peau de <em>Charles Bronson</em>. En réactivant, huit ans après le premier film, son personnage d'Un Justicier dans la ville, Golan et Globus ne cachaient pas leur affection crasse pour un cinéma réactionnaire fan d'autodéfense. Peu importe alors que l'époque change (un peu), que le film originel trouvait son sens dans la paranoïa urbaine d'une Amérique aux institutions en ruines, il y a toujours un dealer à buter. Ainsi la Cannon fit son beurre sur la série des Death Wish (Un justicier dans la ville) et autres Kinjite, où Bronson, plus trop dans la fleur de l'âge, mettait des coups de tatanes à de vilains japonais.- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'Expendables : Unité Spéciale

Chuck Norris : Made in USA

Si l'inénarrable <em>Chuck Norris</em>, toujours sujet à des blagues potaches lourdingues, fit un début mémorable au début des 70's pour son combat d'anthologie face à <em>Bruce Lee</em>, l'acteur martial doit tout à la Cannon. La sortie en 1984 de Portés disparus (qui donnera lieu à deux suites), surfant sur le succès de Rambo, fera de lui la grande figure de proue d'un cinéma revanchard compensant les plaies du Vietnam. Sur cette lancée, il enfile le costume du héros américain musclé. Réactivant un coup la guerre froide pour botter le cul de guérilleros communistes avec son UZI (Invasion USA.). Quand il ne devient pas soldat d'élite dégommant terroristes palestiniens, dealers colombiens et autres islamistes dans la série des Delta Force.- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'Expendables : Unité Spéciale

Jean-Claude Van Damme : Beat'em all

Après le succès de Bloodsport produit par Golan et Globus sous leur filiale Cannon International, <em>Jean-Claude Van Damme</em> devient vite le nouvel acteur bankable d'un cinéma de baston à l'occidentale. Pour les deux cousins, il sera alors la star, simultanément, de Cyborg, film post apocalyptique plus Ken le survivant que Mad Max ; puis de Kickboxer, où l'actionner belge part en Thaïlande s'initier au Muay Thai. En trois films se dessinera la carrière de Van Damme, définissant presque un genre à lui seul. Combinant la figure musculeuse des <em>Stallone</em> et <em>Schwarzy</em> à une souplesse athlétique et spectaculaire, il invente une nouvelle forme de corps qui se distingue de la virtuosité aérienne des hongkongais.- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'Expendables : Unité Spéciale

Michael Dudikoff : Ninja Forever

De toutes les stars installées par la Cannon, <em>Michael Dudikoff</em> est probablement celui qui est le plus vite tombé dans l'oubli. Vu les talents, limités, du bonhomme, on comprend pourquoi et c'est sans regret. Pourtant, du milieu à la fin des années 80, Dudikoff connaîtra sa petite heure de gloire auprès d'un public adolescent ou pas très regardant sur la qualité des films. En 1985, la sortie d'American Ninja (AKA <em>American Warrior</em> chez nous) qui connaîtra quatre suites, toutes chez Cannon, puis d'Avenging Force, feront de lui le représentant étoilé et californien de la confrérie ninja (qui obsédait beaucoup les cousins israéliens). A l'époque, quelques shurikens et le costume suffisaient à faire illusion.- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'<em>Expendables : Unité Spéciale</em>

Richard Chamberlain : L'Harrison Ford des mamies

Moins musculeux que <em>Stallone</em> ; moins athlétique que <em>Van Damme</em> ; moins réactionnaire que <em>Norris</em>, <em>Richard Chamberlain</em> et sa barbe légendaire est celui qui tranche, un peu, dans notre paysage. Dans les 80's, alors en pleine gloire après les succès télé de Shogun et Les oiseaux se cachent pour mourir, l'acteur est invité par Golan et Globus à interpréter le rôle d'<em>Allan Quatermain</em>, héros aventurier inspiré du roman Les mines du roi Salomon, plusieurs fois adapté. Le film, et sa suite, ne cache pas son ambition : profiter du succès des <em>Indiana Jones</em>. L'idée est sympathique, tout le monde aime les films d'action et d'aventure exotique, le résultat aura du mal à tutoyer, même de loin, les films de <em>Lucas</em> et <em>Spielberg</em>.- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'<em>Expendables : Unité Spéciale</em>

Dolph Lundgren : Le Musclor suédois

Rendu célèbre pour son rôle de machine à boxer soviétique dans Rocky IV (soit une certaine vision figurative du communisme), <em>Dolph Lundgren</em> sera condamné toute sa carrière, ou presque, à errer dans les eaux obscures de la série B menant vers le direct to video - où il se cramponne désormais solidement. En 1987, immédiatement après son duel face à <em>Stallone</em> (pour toujours sa Némésis), il hérite de son autre rôle emblématique après Universal soldier, Musclor dans Les Maîtres de l'Univers. Le film sera, bien sûr, une jolie bouse, produite par Golan & Globus, pour un budget inhabituellement important dont ils auront du mal à compenser les pertes. Le film le plus cher de la Cannon avec Superman IV (autre bouse).- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'Expendables : Unité Spéciale

Sylvester Stallone : La star déclinante

Fin 1985, la carrière de <em>Stallone</em> est à son apogée avec les sorties consécutives de <em>Rocky IV</em> et <em>Rambo II</em>. A peine un an plus tard, en 1986, avec <em>Cobra</em> puis l'année suivante <em>Over the Top</em>, elle commence à décliner. Et la route sera longue, il ne retrouvera plus jamais une telle aura. Les deux films seront alors tournés bien sûr pour la Cannon, le second par Golan lui-même. L'affiche de Cobra, avec Stallone gainé de noir, arborant des Ray Ban clinquantes et un gun à visée laser, deviendra mythique. Le film, dans une lignée réac middle 80's où Sly bute du serial killer, beaucoup moins. On se souviendra de son accroche : « Le crime est une maladie. Rencontrez son remède ». Pas très fréquentable on vous dit.- Suivez le fil acteur sur le blog cinéma - Lire notre critique d'<em>Expendables : Unité Spéciale</em> Jérôme Dittmar

Hollywood, ce n'est pas que des stars et des cinéastes. C'est aussi et depuis toujours des producteurs qui bâtirent l'empire du rêve californien en donnant une identité à leurs films. Durant les 80's, la Cannon, alors pilotée par les mythiques Menahem Golan et Yoram Globus, se fit une place à part sous le soleil de Los Angeles. Prenant le pas des 70's et son cinéma décomplexé, les deux cousins israéliens s'engouffrèrent dans la production massive de séries B en tous genres : horreur, fantasy, S.F, érotique, comédie, musical, jusqu'à des anomalies comme le dernier Cassavetes. Mais ce qui fit leur gloire, c'est le film d'action et ses acteurs (dont aujourd'hui Expendables est nostalgique). Pendant une décennie, les noms de Van Damme, Bronson ou encore, bien sûr, Stallone ont brillé au fronton des productions Cannon. Petit panorama d'une époque où l'opportunisme côtoyait un cinéma viril, défoulant mais pas toujours fréquentable.