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Cette semaine au cinéma, Tom Hiddleston prend de la hauteur pendant que Jake Gyllenhaal sombre dans la dépression et que Christian Clavier fait sa Révolution.

Choix n°1 : Hight-Rise de Ben Wheatley avec Tom HiddlestonJeremy Irons...

Synopsis : 1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour tout juste achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix… Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale, ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue ! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui.

Adaptation du roman de J.G Ballard, IGH

L'avis de Première : Depuis ses débuts, Ben Wheatley se pose en explorateur systématique d’aspects méconnus ou occultés de la culture britannique. À ce titre, il était idéalement placé pour adapter le roman de J. G. Ballard, satire mordante de l’Angleterre thatchérienne obsédée par la performance, le matérialisme et la méritocratie. Très fidèle au livre, Wheatley a conservé l’action dans les années 70 et reconstitué cet immeuble vertical qui reproduit physiquement l’organisation sociale de l’époque. Il en fait un organisme vivant dysfonctionnel et monstrueux, qui se nourrit des excès qu’il induit chez ses habitants. Plus ils sont riches, plus ils sont logés dans les étages élevés. Plus ils suscitent la convoitise et plus ils sont pervertis et dégénérés. Cet ordre aberrant conçu par l’architecte (Jeremy Irons) engendre nécessairement un chaos qui ne tarde pas à se manifester sous la forme d’orgies de sexe et d’actes de violences. Tom Hiddleston, dans un rôle neutre et détaché, nous sert de guide, mais finit lui aussi contaminé. La métaphore paraît parfois simpliste, mais la puissance des visions orchestrées par Wheatley persiste longtemps en mémoire, accompagnées d’un humour discret mais caustique, réminiscence d’Orange mécanique et ça n’est sûrement pas par hasard.

Bande-annonce : 

 

Choix n°2 : Demolition de Jean-Marc Vallée avec Jake GyllenhaalNaomi Watts...

Synopsis : Banquier d'affaires ayant brillamment réussi, Davis a perdu le goût de vivre depuis que sa femme est décédée dans un tragique accident de voiture. Malgré son beau-père qui le pousse à se ressaisir, il sombre de plus en plus. Un jour, il envoie une lettre de réclamation à une société de distributeurs automatiques, puis lui adresse d'autres courriers où il livre des souvenirs personnels. Jusqu'au moment où sa correspondance attire l'attention de Karen la responsable du service clients. Peu à peu, une relation se noue entre eux. Entre Karen et son fils de 15 ans, Davis se reconstruit, commençant d'abord par faire table rase de sa vie passée .

L'avis de Première : Demolition est une sorte de cauchemar spiritualo-lourdingue assez typique du cinéma indépendant américain. Un film sur des gens à la dérive, paumés ou malaimés, qui aspirent à ressentir quelque chose de la vie. Jake-Davis (son personnage) ne ressent rien, alors Jake démolit: un frigo, une machine expresso, les luminaires chez ses beaux-parents, sa propre maison. Dans l’espoir vain d’en entrevoir le mécanisme intérieur... Voilà pour la mé- taphore quinze tonnes. Dans son registre somnambule habituel, Jake Gylenhaal signe une autre performance dingo. "Auteur" de trois films consécutifs qui lui doivent beaucoup (Night Call, La rage au ventre et celui-ci), il est passé dans le camp de ces stars (à la Brad Pitt) qui forcent le passage et s’approprient tout ce qu’elles touchent. À ce stade, on pourrait le regarder dans n’importe quoi. La preuve.

Bande-annonce : 

 

Choix n°3 : Les Visiteurs : La Révolution de Jean-Marie Poiré avec Christian ClavierJean Reno...

Synopsis : Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution française. Plus précisément la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille la Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite.

Pas d'avis pour ce film.

Bande-annonce : 

 

 

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