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Cette semaine au cinéma, le réalisateur d'Alabama Monroe reviennt avec Belgica, Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde font la route des vins et Adèle Exarchopoulos et Guillaume Gallienne tombent amoureux en prison.

Choix n°1 : Belgica de Felix van Groeningen avec Tom VermeirStef Aerts...

Synopsis : Jo et Frank sont frères, et comme souvent dans les familles, ces deux-là sont très différents. Jo, célibataire et passionné de musique, vient d’ouvrir son propre bar à Gand, le Belgica. Frank, père de famille à la vie bien rangée et sans surprise, propose à Jo de le rejoindre pour l’aider à faire tourner son bar. Sous l'impulsion de ce duo de choc, le Belgica devient en quelques semaines the place to be…

L'avis de Première : La musique nourrit encore le nouveau Felix Van Groeningen qui, après Alabama Monroe, confirme son talent pour raconter de grandes tragédies familiales transfigurées par une bande-originale géniale. Variété, rock, electro participent d’une histoire euphorisante qui épouse les caractères passionnés des personnages principaux confrontés à leurs démons et à leurs aspirations contraires. Cette volonté d’imprimer du rythme, de procéder par ellipses brutales ne va pas sans quelques accrocs : le film manque de respirations et quelques personnages secondaires sont sacrifiés. La générosité de FVG, son sens du portrait, sa vision d’un cinéma total emportent néanmoins facilement l’adhésion. 

Bande-annonce : 

 

Choix n°2 : Saint-Amour de Gustave Kervern et Benoît Delépine avec Gérard DepardieuBenoît Poelvoorde...

Synopsis : Tous les ans, Bruno fait la route des vins... sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple.

L'avis de Première : En suivant le périple d’un agriculteur veuf qui fait la route des vins avec son fils, le duo Kervern-Delépine souhaite insuffler une tendresse inédite à sa filmographie. Mais il ne suffit pas d’un Gérard Depardieu à l’impeccable délicatesse ni d’une exaltante musique signée Sébastien Tellier pour transformer en grande œuvre sentimentale un road-movie à la structure paresseuse. À force de tabler sur un enchaînement de rencontres avec des femmes aux désirs imprévisibles, les cinéastes, malgré un art intact du contre-pied comique, sacrifient les exigences de rythme les plus élémentaires et laissent leurs personnages à l’état d’ébauches émotionnelles.

Bande-annonce : 

 

Choix n°3 : Eperdument de Pierre Godeau avec Guillaume GallienneAdèle Exarchopoulos...

Synopsis : Jean, 39 ans, est le directeur exemplaire de la prison pour femmes de Versailles.

Lorsqu'il accueille la jeune Anna, 23 ans, impliquée dans une affaire sensible en cours de jugement, il tombe immédiatement sous le charme de cette beauté sauvage. Jean essaye d'aider Anna, il pense de plus en plus à elle, il fantasme sur elle... jusqu'au moment où il se rend compte qu'Anna est aussi séduite - même si elle est également tout à fait consciente des avantages qu'il lui obtient. Les deux succombent alors à une histoire d'amour passionnelle totalement interdite où Jean met en danger sa carrière, sa vie de famille, sa vie...

Adaptation du roman Défense d'aimer de Florent Goncalvès

L'avis de Première : L’amour impossible entre une détenue et le directeur de la prison où elle purge sa peine. Il est ambitieux de titrer un drame amoureux Éperdument. Adapté du roman de Florent Gonçalves Défense d’aimer, le film de Pierre
Godeau n’a pas l’intensité de cet adverbe, même s’il tient une part de sa promesse : se perdre (dans l’amour). Il expose ainsi les complications que devra affronter la détenue en convoitant le directeur de la prison où elle purge sa peine et, surtout, la mise en péril de la vie rangée de ce fonctionnaire marié et père de famille, prêt à tout foutre en l’air pour vivre cette passion interdite. Éperdument ne tire pas sa force de la violence des sentiments, mais de la rencontre entre deux planètes éloignées : Adèle Exarchopoulos, façonnée par le naturalisme sauvage de Kechiche, et Guillaume Gallienne, sociétaire bien rangé de la Comédie- Française, tous deux césarisés la même année pour des incarnations aux deux extrémités du spectre du jeu d’acteur. Le rapprochement des deux produit l’ardeur dont manque un peu la mise en scène.

Bande-annonce :

 

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