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Voici le pire cinéma de 2015 selon Première. Les personnes allergiques sont priées de prendre leurs précautions.

On a déjà évoqué les 10 meilleurs films de 2015 d'après les tops 10 de la rédaction, voici l'heure de se coltiner le pire de l'année. Evidemment, il n'y a pas tout, c'est un peu un échantillon représentatif. Et bonne année, en route pour le Valhalla !

Flop 15 : Les films qui n’ont pas marché au box-office français en 2015

Cinquante nuances de Grey

Même pas cul, même pas hot, à peine érotique, plutôt flippant quand on voit le côté stalker psychopathe de Christian Grey et le traitement du personnage d'Anastasia. Le film a coûté la somme énorme de 40 millions de dollars (36,5 millions d'euros), tout ça pour deux acteurs dans un appart, un tour en hélico et un autre en planeur. La plus grosse baudruche de l'année.

Still Alice

Le ticket pour l'Oscar à imprimer soi-même de Julianne Moore. Mélo nauséeux à force de racolage tous azimuts. Alzheimer, la famille, le deuil, les larmes. RIEN ne nous est épargné : à la fin du film (SPOILER ALERT) on lit un extrait d'Angels in America (la pièce chialante et iconique sur les années Sida) au chevet de Julianne. Comme pour achever le spectateur. L'équivalent cinéma des soins palliatifs.

Connasse, princesse des cœurs

L'hallucination collective de l'année. Triomphe en salles pour ce Surprise sur prise 2.0 où Camille Cottin fait franchir le Channel à sa Connasse  made in Canal. La voir insulter et agresser d'innocents Anglais au fil de sketches en caméra cachée plombés par un humour abyssal est doublement gênant -à la fois pour ses victimes et pour elle. L'Angleterre ne mérite pas ça. La France non plus.

Hitman : Agent 47

Rien ne marche dans le reboot d'Hitman. Scénario imbitable, écriture bâclée, scènes d'action brouillonnes. Mais, surtout, alors que dans le jeu vidéo on joue le super-assassin 47 chargé de buter des gens, ici 47 est un second rôle. Mais en vrai l'exploit du nouveau Hitman c'est qu'il réussit à être pire que le premier Hitman de Xavier Gens sorti en 2007. Promis, juré.

Un moment d'égarement

Le deuxième remake du film de Berri de 1977 (après celui de 1984 intitulé en France La Faute à Rio avec Michael Caine en copain priapique) portait haut la cocarde de la beauferie franchouillarde dès son poster réduisant sciemment les noms des deux actrices Lola Le Lann et Alice Isaaz - et, partant, leurs deux personnages à d'anonymes bimbos. Le démon de midi agite l'obsession vieillotte et rance de se taper la fille de son meilleur pote (sympa les vacances) comme autopsie de la libido du quadra frenchy moyen. La différence avec Camping ? Le nombre d'entrées ?

Gunman

Sean Penn voulait un grand film politique qui dénonce. Le producteur Joel Silver voulait un gros film d'action qui défonce. Le résultat, actioner filandreux, poussif et ennuyeux, n'est ni l'un ni l'autre. Mais conserve de beaux moments WTF comme de voir Sean faire du surf (!) et se mettre torse nu à la moindre occasion pour laisser admirer sa musculature hallucinante (!!).

Les 4 Fantastiques

C'est tirer sur l'ambulance, mais il ne faut pas oublier que Les 4 Fantastiques est le super-film le plus pénible de l'année. Shooté dans la douleur le long-métrage ne ressemble plus à rien. Même si au fond du naufrage se cache un beau film mort-né, dont quelques images ont survécu (la militarisation des FF, le réveil de Doctor Doom), le plantage est total. Le film, à l'instar d'Hitman : Agent 47, accomplit le bel exploit d'être pire que les deux premiers Fantastic Four. La Fox a annulé la suite prévue pour 2017. Ouf.

Pyramide

On aime Alexandre Aja (oui, malgré Horns), on aime son bro scénariste Grégory Levasseur. On aime les séries B d'horreur. On aimerait bien aimer Pyramide, première réal de Levasseur, avec ses archéologues qui se font bouffer par un chacal-garou et surtout qui se font bouffer tous crus par un script et une réalisation consternants. Mais on aime toujours Aja et Levasseur. Oui.

Valley of Love

Guillaume Nicloux piège le spectateur dans la Vallée de la Mort, coincé prisonnier entre les engueulades paresseuses de Depardieu et Huppert. Vision grotesque du deuil, de la famille et des fantômes qui ressemble à l'arrivée -le mélo, la mythologie americana, le fantastique à la lisière du monde- à une parodie de ce que Shyamalan fait de pire.

Un voisin trop parfait

J-Lo (l'ancienne) héroïne de ce grotesque thriller, déjà vu mille fois de toutes façons, farci de moments idiots : on rira longtemps de ce jump scare sur l'apparition d'un chat aussitôt suivi d'un jump scare sur un cadavre. Faut le voir pour le croire.