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Les musiciens les plus fous

Daniel Johnston

Ça n'est pas méchant de dire que <em>Daniel Johnston</em> a un grain. L'intéressé lui-même en est bien conscient. Celui qui est - ou était selon qu'ils soient morts ou encore vivants - l'icône (malgré lui) de nombreux musiciens et artistes, dont <em>Kurt Cobain</em>, <em>Lou Barlow</em>, Sonic Boom et bien d'autres, a souvent malheureusement connu la dépression, la vraie. Celle qui vous envoie en séjour en hôpital psychiatrique pour un moment. Poursuivi par ses démons intérieurs, régulièrement victime de son sentimentalisme excessif, Daniel Johnston, ce fils du Texas fondamentaliste, a beau être un compositeur plus que prolifique et un artiste talentueux, il ne réussit jamais réellement à accoucher de l'oeuvre qui ferait la démonstration de son génie. Les fans, eux, s'en moquent comme de l'an quarante. Toute la discographie du bonhomme étant pour ses amateurs, à égalité avec l'intégrale des <em>Beatles</em> ou des <em>Beach Boys</em>. Et ils ont bien raison. Reste que l'auteur est toujours coincé entre inactivité, reconnaissance tardive et le Mc Donald de sa ville, Austin, dans lequel il nettoie les tables pour les clients de passage. Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Wayne Coyne des Flaming Lips

Vraiment barré Wayne Coyne ou fin opportunisme sachant faire rimer "psyché" et "déjanté" ? Certains se posent la question, parfois à juste titre, tant le bonhomme est passé maître dans l'art de vendre sa folie et sa musique. Il faut tout de même savoir que le bonhomme a connu de nombreuses épreuves par le passé et a de nombreuses fois frôlé le gouffre. Une forte consommation d'héroïne au tout début de la carrière des <em>The Flaming Lips</em> (alors totalement inconnus), ainsi que d'autres stupéfiantes substances hallucinogènes, qui ont bien failli avoir sa peau. Les pochettes des premiers albums du groupe jusqu'à celles des années 90, sont d'ailleurs assez exemplaires dans le genre. Quant à leurs dernières productions, elles ne sont pas moins excentriques. Comme on a pu le voir avec les 12 vidéos virales (" à jouer en même temps ") sur youtube, proposées pour leur morceaux " Two Blobs Fucking ". Ou encore le coffret contenant une sucrerie géante en forme de crane humain (et un cerveau goût cannabis) visant à promouvoir quatre nouveaux morceaux de la formation. Dans ce domaine, les Flaming Lips et leur leader à la folie flamboyante reste largement inégalés !  Voir aussi- Le crâne en gelée de The Flaming Lips, une nouvelle façon de vendre la musique ?- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

The Cramps

Vrai binôme d'allumés et couple emblématique de la barjitude du rock'n'roll, feu-Lux Interior (le chanteur est décédé en février 2009) et Ivy Poison, fondateurs des Cramps, ont longtemps fait figure d'amuseurs public du rock (du moins pour ceux qui ne comprennent pas l'art subtile de l'excès que requiert évidemment cette discipline). Il faut dire que ces deux excentriques américains sont les enfants illégitimes d'une longue lignée de rockers cinglés, d'Asil Hadkins, l'homme qui chantait les poulets dans le rock ("Do The Chicken Walk") à Screamin' Jay Hawkins, le bluesman vaudou. Connu pour leurs sets hystériques et sur la jante, fuzz de guitare non stop (pour Ivy) et chaussette sur la quequette (pour Lux), les Cramps jouaient aux fous (furieux) plus qu'ils ne l'étaient en vérité, car l'art de ce couple hors de toutes normes était en fait très étudié. Si Lux et Ivy étaient dingues, c'étaient surtout des fous de musique et de cinéma transgressifs. Des fanatiques qui calquaient et transposaient l'histoire du rock et l'univers kitsch des série B des 50's dans leur carrière parfois chaotique. Un couple de joyeux génies dont la carrière a malheureusement pris fin avec la disparition d'un des principaux intéressés. Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites 

Syd Barrett

Quand il s'agit de citer un grand grillé du rock, <em>Syd Barrett</em> est évidemment le premier qui vient à l'esprit. Celui qui fut le chanteur et parolier des <em>Pink Floyd</em> de 1966 à 1967 (principalement sur The Piper at the Gates of Dawn) fait partie des incontournables "fous du rock". Chanteur/compositeur flamboyant dans les swinging sixties, Roger Keith Barrett est l'une des personnalités marquantes du psychédélisme anglais, vivier sans fin d'excentriques et de farfelus de tous poils. On peut même dire qu'il en est l'un des inventeurs. Doté d'une personnalité fantasque et d'une imagination sans limite alimentée par les grands classiques de la littérature britannique, le chanteur est aussi un être torturé que les expérimentations avec le LSD, la drogue incontournable de son époque, vont rapidement plonger dans la folie. Abandon de tout égo, paranoïa, négligence, Syd Barrett s'éloigne peu à peu du monde réel. Viré des Pink Floyd (qui décideront un jour tout simplement de ne pas passer le chercher pour un concert) il continue de composer sporadiquement et accouche de deux albums solo bien barrés. Ceux-ci auront un impact considérable sur d'autres personnalités décalées, de Sonic Boom à <em>Anton Newcombe</em> (<em>Brian Jonestown Massacre</em>). Barrett, lui, meurt dans l'indifférence quasi générale chez sa mère en juillet 2006.  Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Phil Spector

C'est à la lumière de l'actualité qui frappa de plein fouet l'un des plus grands producteurs des années 60 suite à l'affaire Lana Clarkson, il y a maintenant huit ans (affaire qui fut jugée en 2009) que la personnalité de <em>Phil Spector</em> fut révélée au grand jour pour un public qui ne connaissait pratiquement pas son oeuvre. Egomaniaque, violent, capricieux, égoïste et paranoïaque, Phil Spector est aussi un génie qui participa à la naissance de toute la culture teenager des années 50. Mais la vie public et la carrière de Spector regorgent également d'anecdotes, plus ou moins avérées qui alimenteront longtemps le genre en histoires croustillantes. Le producteur aurait par exemple incité <em>Ike Turner</em>, époux jaloux et violent de <em>Tina</em>, à battre son épouse pour accentuer la passion masochiste qui faisait fonctionner le duo. Il aurait également et régulièrement menacé musiciens et collaborateurs d'une arme à feu, chez lui, ou dans ses studios. On ne parle même pas de son goût bizarre pour les coiffures et les perruques les plus délirantes. La fin de l'histoire est moins drôle : Spector, aujourd'hui âgé de 72 ans en 2011, est condamné à 19 ans de prison pour le meurtre présumé de l'actrice Lana Clarkson. Une peine confirmée le 2 mai 2011 dernier par la Cour d'appel de Californie. Voir aussi- Phil Spector, premier génie dérangé du rock, la preuve en 10 faits- Les coupes de cheveux les plus ridicules- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Roky Erickson

Allumé célèbre, Roky Erickson, fondateur du groupe psychédélique, [poeple=Thirteenth Floor Elevator]13th Floor Elevators[/people] (ainsi nommé suite à la superstition qui veut qu'il n'y ait pas de 13ième étage dans les immeubles américains) est surtout emblématique d'un endroit du monde, le Texas, riche en excentriques et en exaltés de tous poils : <em>Daniel Johnston</em>, <em>ZZ Top</em>, <em>Butthole Surfers</em>, <em>The Black Angels</em>. Un palmarès respectable au sein duquel Erickson fait figure de pionnier. Au sommet de la carrière du groupe entre 1965 et 1967 , le "Floor" est connu pour son rock acide (dans le sens psychédélique et hallucinogène) ainsi que pour son utilisation d'un ustensile original dans le rock (pourtant largement employé dans la musique folklorique américaine) : la cruche à eau électrique, jouée par Tommy Hall. Dès 68, Erickson est également le locataire régulier des institutions psychiatriques de son état. Des passages qu'il doit à sa consommation quotidienne de stupéfiants, ainsi qu'à une schizophrénie diagnostiquée la même année (le musicien est persuadé qu'un martien habite son corps). Il subira un traitement à base d'électrochocs. Condamné de nombreuses fois à la prison (pour possession de drogues, vol de courrier) il fait de nombreux allers et retours dans les systèmes pénitentiaires texans. Remis en liberté dans les années 90, il bénéficie depuis quelques années d'un retour de popularité, Okkervil River jouant sur son dernier album True Love Cast Out All Evil paru en 2010. Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites 

Brian Wilson

<em>Brian Wilson</em>, leader des <em>Beach Boys</em> et auteur des chef-d'oeuvres que sont "Don't Talk (Put your head on my shoulder)", "Good Vibrations", "Surf's Up", "Cabine Essence" ou "Heroes & Villains", était un grand malade. Un homme qui du dealer tout sa vie avec le poids de la douleur et de la folie. Un état que celui que l'on considère généralement comme un des grands génies de la musique populaire devait à une éducation d'une sévérité peu commune, menée par un père tyrannique et égomaniaque. Une expérience vécue durant son enfance et toute son adolescence, qui transformera Brian Wilson en compositeur obèse et zombifié dans les années 80. Une véritable proie à psychiatres, qui ne se gêneront d'ailleurs pas pour abuser de lui. Et même si l'histoire se termine plutôt bien, que les années 2000 voient la renaissance de Brian Wilson et l'éviction de son analyste-vampire, l'abominable Dr. Landy, on comprend mieux le sentiment de malaise qui nous envahit à l'écoute de certains morceaux (les épuisants délires psychédéliques glauques de "Mrs O'Leary Cow" sur SMile), ou la deuxième partie de "Heroes & Villains" quand le Beach Boys en chef ralentissait les voix de ses partenaires, reproduisant ainsi le sourd grognement qu'il fut longtemps persuadé d'entendre dans sa tête. Brian Wilson, ou quand un sommet de la pop s'avère en réalité le fruit d'un monde intérieur effrayant. Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Captain Beefheart

Disparu en 2010, notre Captain adoré avait eu son compte de délires azimutés. Avec le Magic Band, il formait un groupe dont la musique, comme l'existence, était hors de toutes normes. Aussi capricieux que génial, <em>Captain Beefheart</em> indiquait à ses musiciens comment jouer, sans jamais avoir appris à lire une partition (ce qu'il avouait sans honte). Jamais en peine quand il s'agissait de pondre un nouveau gag, il s'amusait à renommer les membres de son groupe au grès de son imagination (débordante évidemment). Ainsi, sur les albums du Band, sont respectivement crédités "Antennae Jimmy Semens" (Jeff Coton), "Drumbo" (John French), "The Mascara Snake" (basse, clarinette et chant), "Rockette Morton" (basse et "narration") et "Zoot Horn Rollo" (guitar, flute, "glass finger"). Une originalité qui ne convenait pas à tous, surtout quand il s'agissait par la suite de gérer les droits des morceaux co-écrits par le boss et ses musiciens, et qui provoqua bien des clashs, même avec son grand ami, le pourtant très excentrique <em>Franck Zappa</em>. Bref, la vie de Beefheart ne fut pas de tout repos, il finit d'ailleurs par se fatiguer de tout ce tapage et partit vivre en reclus dans le désert du Mojave, lieu qu'il affectionnait particulièrement, pour travailler sa peinture. Le coeur du boeuf lâcha malheureusement le 17 décembre 2010 à cause de complication due à la sclérose en plaque qu'il trainait depuis des années. Il est aujourd'hui au paradis des dingos. Voir aussi- Les dix commandements du guitariste selon Captain Beefheart- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Anton Newcombe (Brian Jonestown Massacre)

Encore une fois c'est la drogue qui plonge un musicien pourtant talentueux, dans les affres de la folie. <em>Anton Newcombe</em>, fils de l'actrice Tricia Vessey, fan de musique devant l'éternel et leader/parolier de <em>Brian Jonestown Massacre</em>, est aussi un gars accro-dépendant à tout ce qui se fait d'illégal dans le domaine des stupéfiants, et particulièrement à l'héroïne. Roi de la déglingue, la carrière de Newcombe, comme la discographie de son groupe est à l'image de sa vie privée : chaotique. Le bonhomme est pourtant incroyablement doué (il joue de plus de 80 instruments) et sa culture musicale est immense. Partiellement sorti des ennuis depuis quelques années, Anton Newcombe et son groupe ont même bénéficié de la reconnaissance du grand public à la sortie du film DIG. Reste que ce personnage hanté et charismatique de la scène psychédélique contemporaine n'est pas pour autant l'un des plus équilibrés qui soit. Et ce, pour le plus grand plaisir des fans évidemment, qui eux n'ont curent de l'enfer que doivent parfois traverser les artistes pour accoucher de leur oeuvre.  Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Yacht

Révélation religieuse, vies antérieures, expériences psychiques et paranormales, inspiration science-fictionnesque et plus ou moins philosophique, adepte convaincu de nombreuses théories new age, le moins que l'on puisse dire c'est que <em>Yacht</em>, duo formé par Jona Bechtolt et Claire L. Evans et signé chez DFA, n'est pas avare de bizarreries. Des Californiens qui répondent finalement au cliché qui veut que cette partie du monde soit particulièrement réceptive aux croyances (et aux modes) qu'elles soient mystiques, et donc religieuses, ou autres (la plupart des habitudes de vies excentriques et/ou excessives contemporaines concernant la nourriture, l'entretien de son corps, les religions sectaires ou la sexualité, viennent de là-bas après-tout). Après l'acclamé See Mystery Lights dont la principale inspiration, aux dires du duo, venait de lueurs inexpliquées observées dans le désert de Marfa au Texas, le nouvel album Shangri-La, explore le futur de l'humanité et ce que nous pourrions faire de la planète en étant un peu plus conscient du pouvoir que nous détenons en nous. Sachant que le groupe distribue de petits livres mystico-religieux à la sortie de chaque concert, on se dit qu'il ne faut plus qu'un petit effort pour que Yacht devienne enfin une véritable secte... Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Michael Jackson

La folie de <em>Michael Jackson</em> n'est plus à prouver. L'existence de celui que l'on nommait encore "le génie de la pop" est un véritable catalogue de bizarreries, de déviances sévères et de défis à la rationalité. Un de ceux qui ferait, et fit d'ailleurs, abondamment saliver tous les psys de la planète. Syndrome de Peter Pan, consommateur compulsif, producteur paranoïaque, afro-américain complexé par son physique et son type ethnique, religieux convaincu, sexualité ambivalente, Michael Jackson est surtout le fruit d'une éducation, comme beaucoup de malheureux avant lui (voir <em>Brian Wilson</em> des [people_restrictif=The Beach Boys]Beach Boys[people_restrictif]). Ses traumatismes, hérités d'une enfance qui s'apparentait plus à une séance de dressage qu'à la tendre épopée d'un futur roi de la pop mondiale, poussèrent l'artiste à tous les excès. D'opérations de chirurgie esthétique regrettables en amitiés coupables avec des adolescents, de paranoïa et de mensonges aux médias en sabotage de sa propre musique, sans oublier le gouffre financier dans lequel il réussit à se plonger à force d'accumulations matérielles abracadabrantes, la vie de Michael Jackson fut finalement l'illustration de l'adage "plus fait le moins". Ou quand fortune et talent, mal conseillés, virent à la faillite et à une mort tragique en 2009. Triste. Voir aussi- This Steve, le docu sur un sosie de Michael Jackson- Neverland, le ranch de Michael Jackson- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Kanye West

A propos de <em>Kanye West</em>, on peut parfois se demander s'il ne finira pas comme son ainé, <em>Michael Jackson</em>. Entamée dans le giron du R'n'B, de la variété internationale (<em>Monica</em>, <em>Alicia Keys</em> ou <em>Janet Jackson</em>) et sous la houlette du gratin du hip hop mondial (<em>Dilated Peoples</em>, <em>Talib Kweli</em>, <em>DMX</em>, <em>Ludacris</em>, <em>Scarface</em>), la carrière du jeune producteur/beatmaker vire de plus en plus ouvertement vers une forme de folie mégalomaniaque. Son album de 2010, l'autobiographique My Beautiful Dark Twisted Fantasy, s'accompagne en effet d'un court-métrage des plus étrangeS, Runaway. Le film s'apparente il est vrai à un croisement entre l'oeuvre de l'artiste contemporain <em>Matthew Barney</em> (époux de Björk), l'univers de <em>David Lynch</em> et un film de science-fiction de série B. Certains y verront une révélation quasi-mystique : l'oeuvre incompréhensible d'un jeune génie. D'autres crient à la supercherie, et à la mégalomanie d'un jeune homme déconnecté du réel au point de ne même plus savoir ce qu'il fait. Kanye Omari West n'en reste pas moins l'un des personnages incontournables de la musique de notre époque. Un producteur surdoué, sans doute un brin secoué par la notoriété qui lui est tombée dessus sans prévenir (il n'est pas facile de passer du fond du studio au devant de la scène) mais son oeuvre reste à faire et l'on ne peut que souhaiter qu'il reprenne rapidement ses esprits. Voir aussi- Les cinq entrées sur scène les plus spectaculaires- En vidéo : 34 minutes de Kanye West sur Runaway- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Aphex Twin

On a beaucoup glosé au moment de la sortie du EP Come To Daddy, et même, avant, à celui du Richard D. James Album (dédié à son frère mort prématurément), sur la santé mentale du producteur électro connu sous le pseudonyme d'<em>Aphex Twin</em> (et quelques autres, comme il est de mise dans ce milieu.) Pour le moins mystérieux, vivant reclus dans la campagne anglaise, connu pour conduire un Hummer (ou un tank?) de l'armée américaine hors des sentiers battus (un parcours que suit d'ailleurs sa musique inclassable), Richard D. James est depuis toujours l'artiste le plus incompris de son domaine, celui des musiques électroniques. C'est certainement ce qui lui vaut cette aura de folie douce qu'accompagne ses apparitions (plutôt rares), comme ses oeuvres, qu'elles soient réputées difficiles (Drukqs en 2001) ou torturées (Come to Daddy en 1997, Windowlicker en 1999), en tout cas toujours stupéfiantes et sous influences. Mais la question reste : "lesquelles" justement. Car à aucun moment, les entretiens (rares également) ou les sets de l'intéressé (sans parler du peu que l'on sait de sa vie privée) n'ont prouvé une réelle démence. Aphex Twin n'influence qu'Aphex Twin. Le Britannique maniant mieux qu'aucun autre, l'art subtile de jouer au fou pour mieux passionner ses fans. Voir aussi- Les clips façon films d'horreur- les pochettes d'albums les plus bizarres - Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

Kool Keith

Connu pour son art vocal élaboré, le MC s'est également fait une réputation grâce aux sujets hors-normes qu'il aborde régulièrement : invasion extra-terrestre, pornographie, pratiques sexuelles extrêmes, mais aussi sciences, nanotechnologie, physique quantique, conquête de l'espace, schizophrénie, etc., le rappeur n'hésite pas à aborder les thèmes les plus étranges. En vérité, tout ce qui lui passe par la tête. Kool Keith garde également des séquelles de son passage en HP. Moments qu'il aime relater dans ses productions. MC original et hyperactif, il incarne de nombreux personnages principalement influencés par la science-fiction ou les comics. Selon les albums ce sera Dr. Octagon, Dr. Dooom, Mr. Nogatco ou encore "Black Elvis" pour son opéra spatial de 1998, Black Elvis/Lost in Space. Son investissement dans l'ésotérisme à la sauce afro-américaine le place parmi les précurseurs du mouvement afro-futuriste aux côtés d'autres grands illuminés comme <em>Sun Ra</em> ou <em>Lee "Scratch " Perry</em>. Frustré par le music business, Kool Keith met fin à l'aventure Dr. Octagon en 1997 dans l'album First Come, First Served, où il met à mort son personnage et devient Dr. Dooom. Définitivement grillé... Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites

James Chance

Bénéficiant d'un retour de notoriété suite à la redécouverte de la No Wave des années 70/80, <em>James Chance</em> porte vraiment bien son nom. Ce fou furieux, casse-coup reconnu, a bien de la chance en effet d'être en vie et, surtout, de pouvoir à nouveau monter sur scène. Rejeton d'une scène qui insistait lourdement sur la négation (le "no" visant à nier l'existence de toute scène new-yorkaise), James Siegfried, alias James Chance, connut en effet la misère la plus sordide à l'époque la plus sordide qu'ait pu traverser la grosse pomme. Les années 70 à New York, ça n'était pas du gâteau. Pratiquement en ruine, le ville était le reflet d'une politique municipale quasiment terroriste, où propriétaires, policiers et hommes d'Etat conjuguaient leurs talents pour exproprier les plus pauvres, mettre le feu aux immeubles insalubres du Bronx et de Brooklyn, faire fructifier le commerce des drogues dures, et en général laisser la cité dans un état d'abandon inimaginable aujourd'hui. C'est dans ce contexte de décadence qu'il forme les Contortions, puis James White and the Blacks. Pratiquant un mélange de punk hardcore et de free jazz hystérique, Chance est aussi un bagarreur masochiste (tendance qu'il développe avec <em>Lydia Lunch</em>, mais aussi avec sa compagne morte d'un cancer dans les années 80) qui aime descendre dans le public pour casser la gueule de ceux qui ne lui reviennent pas. Problème, plus jeune il ne pèse pas plus de 70 kilos et prend plus de coups qu'il n'en donne. Egalement accro à l'héroïne et au speed, comme toute sa génération, on s'étonne, et on se réjouie aussi, de le voir encore sur scène à 58 ans ! Voir aussi- Le courrier des rock stars- Les morts les plus insolites