DR

Aujourd'hui à Venise est présenté le nouveau Paul Thomas Anderson, The Master. Ce drame est précédé par une excellente réputation (quelques chanceux ont pu découvrir le film il y a trois semaines, après une projection de Shining à la Cinémathèque Américaine de Santa Monica, et ont semble-t-il adoré).

 

 

 

Cinq ans après There Will Be Blood, le réalisateur de Boogie Nights et Magnolia refait surface et ce, pour notre plus grand plaisir. The Master marque également le grand retour de Joaquin Phoenix au cinéma. On n'avait pas revu l'acteur sur grand écran depuis Two Lovers, sorti en 2008. Entre-temps, il avait simulé sa retraite et s'était provisoirement reconverti dans le rap. Un canular qui avait permis à Casey Affleck de tourner le documenteur I'm Still Here.

 

 

 

Rappelons que The Master raconte l'histoire de Freddie Quell (Joaquin Phoenix), un vétéran de la marine américaine de retour au pays alors que la Seconde Guerre Mondiale prend fin. Sans repères, incapable de se réinsérer dans la société, il devient le bras-droit du gourou Lancaster Dodd (Philip Seymour Hoffman), créateur de la secte La Cause.

 

 

 

Si le film est tant attendu, c'est aussi pour son sujet brûlant qui ne va pas manquer de faire débat outre-atlantique. Il existe en effet de nombreuses similitudes entre le personnage de Lancaster Dodd et L. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, vu comme une religion dans certains pays mais considérée comme une secte dans beaucoup d'autres, dont la France. Un grand nombre de personnalités hollywoodiennes influentes (parmi lesquelles on retrouve Tom Cruise, John Travolta, Will Smith...) sont des scientologues revendiqués. Cela nuira-t-il au destin de The Master, déjà plus ou moins en lice pour les Oscars ?

The Master sort en France le 9 janvier 2013.

Bande-annonce : 

 

Plus d'infos sur le festival de Venise 2012