La bataille judiciaire autour de la Cité du cinéma ne fait que commencer. Hier, Le Parisien - Aujourd'hui en France assurait que la Cour des comptes avait épinglé dans une note d'alerte les studios de cinéma créés par Luc Besson. D'après le journal, la Cité -projet pharaonique rêvé par Besson afin de doter Paris de studios à sa mesure- aurait pu voir le jour grâce à un "détournement de fonds publics" et des complicités dans les hautes sphères de l'Etat. Le tout au simple profit d'EuropaCorp, la société dirigée par le réalisateur du Grand bleu et du Cinquième élément, dont les locaux se trouvent dans la Cité inaugurée en septembre 2012 à Saint-Denis.EuropaCorp vient de répliquer. Dans un communiqué, la société assure n'avoir aucune connaissance de la note de la Cour des comptes, et défend sa Cité. "EuropaCorp déplore que cette magnifique réalisation soit prise en otage pour des règlements de comptes politiques", affirme le communiqué. EuropaCorp assure que la Cité du cinéma "n'a bénéficié d'aucune aide publique pour sa réalisation". Les studios auraient été financés par "un partenariat public-privé (la Caisse des dépôts et le Groupe Vinci) et c'est ce modèle de financement qui a permis sa réalisation -sans l'intervention financière de la Seine-Saint-Denis." En effet, Le Parisien déclarait que la Cité du cinéma (coût estimé : 156,7 millions d'euros) a été financée à 75% par la Caisse des dépôts grâce à des appuis à l'Elysée, contre l'avis des services de la Caisse. Le groupe déclare qu'il "ne saurait tolérer que de telles mises en cause soient proférées sans qu'il y soit donné les réponses judiciaires appropriées". Bref, tout cela va se régler au tribunal, que les affirmations du Parisien soient fondées ou pas. A suivre.Pour revenir au cinéma, Malavita, le dernier film de Luc Besson avec Robert De Niro en repenti de la Mafia, est toujours en salles :