« Je suis certain que plein de gens vont être ravis », ajoute-t-il, avant de préciser que les effets-spéciaux seront également très différents de ceux du premier volet. Si les monstres de la fin du film ont été pas mal critiqués, ceux de la suite devraient être plus réussis. « La CGI est géniale. Ceux qui ont lu le livre se souviennent forcément des 'singes'. Pour cette adaptation, ils ont  été créés par la WETA, la société qui s'est chargée des effets-spéciaux sur La planète des singes : les origines et King Kong. Ils sont parfaits. »Actualité du 13 septembre 2013 : Le montage hyperactif de Gary Ross ne sera pas conservé dans la suite des aventures de Katniss, et ce choix de Francis Lawrence divise les fans.A deux mois de la sortie d'Hunger Games : l'embrasement, Yahoo ! UK propose une réflexion intéressante sur l'un des changements majeurs entre cet épisode et son prédécesseur. C'est passé un peu inaperçu en France, mais le public anglophone a pas mal réagi lorsque Francis Lawrence a expliqué lors du Comic-Con en juillet dernier qu'il avait fait le choix de ne pas conserver le côté hyperactif du montage du premier volet de Gary Ross : « Il n'y aura pas de shaky cam dans L'embrasement, on reviendra à une mise en scène plus classique ».Une bonne nouvelle pour certains spectateurs, qui avaient peu apprécié le côté tremblant du premier volet. Si cela apportait du rythme lors des scènes d'action de l'arène, le réalisateur ne s'était pas contenté de filmer seulement ce type de séquences de la sorte : dès le début du long-métrage, il multipliait les plans serrés sur Katniss (Jennifer Lawrence), proposait un rythme très rapide rempli d'images tremblantes.D'autres trouvaient que ce style offrait quelque chose de différent à la saga par rapport aux autres adaptations de livres pour ados, que Ross avait essayé d'apporter une certaine originalité à travers ce choix.Yahoo ! tente de réconcilier tout le monde en expliquant que l'utilisation intensive de la "shaky cam" était parfaitement logique au sein du premier volet pour montrer d'emblée à quel point le monde dans lequel évolue l'héroïne est dangereux. Le spectateur ne pouvait pas prendre le temps de découvrir le District 12 : il y était plongé de manière abrupte et comprenait très rapidement les travers de la société du Président Snow. Une société où règne l'inégalité, l'insécurité, et où un début de révolte gronde au sein d'un peuple opprimé. L'image et le rythme étaient cohérents avec le fond de l'histoire. Pour résumer : comment illustrer le fait que la future tribut vit dans une dictature à vomir ? En donnant la nausée aux spectateurs (enfin, un peu, c'était pas Cloverfield, non plus).Au début du jeu télévisé, on se souvient que la technique était aussi très pratique pour évoquer les premiers morts sans les montrer en gros plan (sans quoi Hunger Games aurait pu être interdit aux moins de 17 ans aux Etats-Unis, ce qui, on le sait, aurait largement diminué ses recettes).L'histoire était racontée du point de vue de Katniss, entraînée malgré elle dans le jeu et devenant, là aussi sans le vouloir, le symbole de la révolte. Dans L'embrasement, les spectateurs vont renouer avec cet univers qui est depuis le premier film devenu familier. Plus besoin d'insister sur le manque de stabilité des Districts. L'approche plus traditionnelle de Francis Lawrence permettra d'apporter :1. Une rupture avec le premier film. Changement de réalisateur = changement de style, comme pour les Harry Potter, par exemple, où le troisième opus, réalisé par Alfonso Cuaron est extrêmement différent visuellement des deux de Chris Columbus.2. Une approche plus mainstream. Maintenant que le public est à l'aise dans cet univers, qu'il a compris les enjeux de l'histoire, le réalisateur peut s'intéresser aux détails de l'intrigue sans imposer de mise en scène tape à l'oeil.3. Plus de poids aux personnages secondaires. Quelques protagonistes importants ont été montrés dès Hunger Games, mais il devraient être davantage présents dans cette suite. Sans compter tous les nouveaux héros importants, à commencer par Finnick (Sam Claflin).Les fans vont devoir être encore patients : Hunger Games 2 ne sortira que le 27 novembre. Espérons pour l'équipe que Francis Lawrence ne s'est pas trompé en changeant de technique, car l'homme est rattaché à la mise en scène des trois prochains films (L'embrasement puis La révolte, coupé en deux parties).