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L'industrie du sexe se trouve de nouveau dans la tourmente pour des raisons sanitaires. Il y a deux ans, le cas d'un harder testé positif au VIH avait mis en péril la production de films X et avait, temporairement, relancé le débat sur le port du préservatif, largement absent des tournages. La question est reposée aujourd'hui suite à la découverte d'un cas de syphilis. La Free Speech Coalition, qui regroupe les producteurs de films pornos, a appelé à suspendre les tournages ""jusqu'à ce que le risque pour les acteurs ait été correctement évalué et que tous les interprètes aient été testés". Un traitement antibiotique sera également administré aux acteurs, qui devraient pouvoir reprendre leur activité dans dix jours.Mais pour la AIDS Healthcare Foundation (AHF), l'industrie du porno tenterait d'étouffer une "explosion des cas de syphilis parmi les acteurs de films pornographiques". Selon l'AFP, les services sanitaires du comté de Los Angeles avaient annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête sur la multiplication des cas de cette infection sexuellement transmissible dans l'industrie. AHF va soumettre à référendum en novembre une loi visant à rendre obligatoire le port du préservatif sur les tournages de films pornos, une loi déjà adoptée en janvier par la ville de Los Angeles, où sont installées la plupart des productions.En France, c'est une décision du CSA qui, faute d'obliger, incite les producteurs à protéger leurs acteurs. En 2008, le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait ainsi interdit la diffusion télé de films pornos sans utilisation du préservatif, privant l'industrie réticente d'un de ses débouchés.