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La rédaction de Première est sonnée.On tient tout d'abord à manifester notre soutien ému aux victimes de la fusillade et à leurs proches ainsi qu’à l’ensemble des salariés de Charlie Hebdo, et on partage le sentiment de stupeur qui anime aujourd’hui la France entière devant cet acte de haine et de barbarie.Ca devait être une journée comme les autres à Première. Une conf de rédac pour le prochain magazine. Le web en surchauffe pour savoir comment rebondir sur Ant-man.Et puis ça.Les coups de feuLes news en continuL’attentat.Difficile après de continuer, difficile de faire semblant. D’écrire des news sur ce qu’on appelle l’entertainment. De s’amuser à chercher des sujets ou des rebonds. De se demander comment faire telle interview ou tel papier.D’un seul coup ça n’a plus beaucoup de sens.On s’est demandé quoi faire, pour exprimer notre solidarité et notre tristesse. Quoi faire pour dire avec les autres « Je suis Charlie ».On pense à cette phrase de Goodis : « Au bout d'un moment, ça devient tellement moche et tellement dur qu'on a envie de tout arrêter ... »On ne va pas s’arrêter, mais c’est moche. Et c’est dur.La rédaction