« Quand j’ai été contacté pour mettre en scène L’Embrasement, aucun scénario n’était encore écrit. J’ai eu la chance de passer quelques jours avec Suzanne Collins (l’auteur des livres qui ont inspiré la saga) pour qu’on mette nos idées en commun. L’avantage du style de Suzanne, c’est qu’il est totalement cinématographique. Avec Katniss, elle a réussi à créer un personnage auquel on croit profondément. Ce n’est pas une superhéroïne mais une jeune fille normale qui fait face à des dilemmes très concrets : comment protéger ceux qu’elle aime ? Doit-elle devenir le leader de la révolte qui gronde ? Jennifer Lawrence est parfaite dans ce rôle, c’est une idée de casting géniale. Pour un réalisateur, c’est incroyable de la regarder évoluer sur un plateau. Tout à l’air si facile pour elle... D’un point de vue stylistique, je me suis éloigné du premier film parce que l’histoire le réclamait. Le monde de Hunger Games prend de l’ampleur, les différents Districts deviennent plus importants et tout ça nécessite plus de détails et de sophistication. On a également tourné dix à quinze minutes du film en Imax, quand Katniss est propulsée dans l’arène. Il fallait trouver le bon moment pour justifier le changement de format et le résultat est vraiment réussi. Ma plus grande fierté est d’avoir réussi à convaincre Philip Seymour Hoffman de se joindre à nous pour incarner Plutarch Heavensbee. Quand on a voulu le contacter, il jouait Mort d’un commis voyageur à Broadway, et il faut savoir que dans ces moments-là, Philip est injoignable. Il est interdit de perturber sa concentration. Ensuite il lui a fallu quelques semaines pour décompresser et pour enfin jeter un oeil sur le script. Ça nous a laissé du temps pour étoffer le personnage, qui n’est pas très développé dans le livre. On n’allait quand même pas déranger Philip Seymour Hoffman pour rien ! »Propos recueillis par Frédéric FoubertHunger Games L'Embrasement, demain dans les salles :         Jennifer Lawrence : "Avant de dire oui à Hunger Games, j'étais vraiment paniquée"