Affiche Twilight - Chapitre 2 : Tentation

Twilight - Chapitre 2 : Tentation : interview

Robert Pattinson : entretien avec un vampire

09/10/2009 - 11h11
  • 0

Il est devenu en quelques mois une star planétaire avec Twilight, aux côtés de Kristen Stewart : Robert Pattinson, l'interprète du ténébreux Edward Cullen, donne une interview exclusive au magazine Première. L'acteur revient sur cette expérience hors du commun, confie ses appréhensions sur sa nouvelle vie, sa notoriété soudaine, et sa carrière future. Une entrevue qui ne manque pas de mordant !

Par Mathieu Carratier

PREMIÈRE: Rob, avant qu'on commence, il va me falloir l'adresse de ton coiffeur, et la marque de ton gel...
ROBERT PATTINSON : Tu veux savoir la vérité? Je me fais couper les cheveux uniquement sur les tournages.
Ah! et j'allais oublier: tu as le bonjour de toutes les filles que je connais.
R.P : (Rire). Salut.
La dernière fois que l'on s'est vus, pendant la promo américaine de Twilight en novembre dernier, tu ne semblais pas encore réaliser ce qui était en train de t'arriver...
R.P : Je crois que personne ne parvient à comprendre ce qui se passe. Un truc pareil arrive tellement rarement... C'est un mélange de hasard, de coïncidences. Tu te réveilles un matin et tu es soudain une star. Super bizarre. D'un seul coup, tout le monde sait qui tu es alors que tu n'as pas changé d'un poil. J'ai vraiment compris ce qui m'arrivait au dernier festival de Cannes. J'étais dans un restaurant, profitant d'une rare accalmie, et lorsque j'en suis sorti deux heures plus tard, 500 personnes attendaient à la sortie. Le chaos total. Il a fallu me porter - littéralement - jusqu'à la voiture. C'est ridicule, quand on y pense. (Rire).
Tu devais avoir envie de demander à ces 500 personnes ce qu'elles faisaient là...
R.P : Bien entendu. Je suis sûr que si je prenais l'une d'elles à part en lui disant: "Viens, on va déjeuner", elle serait complètement embarrassée et ne hurlerait plus jamais mon nom au milieu de cette foule.
Voilà: il faut que tu invites chacun de tes fans à déjeuner pour retrouver une vie normale...
R.P : Un par un. Bonne idée !
Ça doit être dur de garder la tête froide quand on est propulsé aussi vite sur le devant de la scène, non ?
R.P : Je ne sais pas... Oui, certainement. En même temps, je n'ai pas particulièrement l'impression de changer. Le plus gênant, c'est que tes amis te proposent de les rejoindre quelque part et que tu dois leur dire: "Désolé, mais je ne peux aller dans cet endroit", car tu sais pertinemment que les photographes vont t'y attendre. J'ai tellement l'impression d'être un blaireau dans ces moments-là, comme si le monde entier devait tourner autour de moi. Je suis constamment obligé de regarder par-dessus mon épaule, d'être super vigilant car, à tout moment, quelqu'un pourrait être en train de me filmer ou d'enregistrer ce que je dis. Ça me donne envie de bosser non-stop: au moins, sur les tournages, le niveau de sécurité m'autorise un minimum d'intimité. C'est un soulagement.
Les plateaux de cinéma sont les seuls lieux où tu peux avoir une vie privée?
R.P : C'est dingue, non ? Je n'ai pas encore trouvé d'endroit dans tout le monde où je pourrais disparaître. Même dans le coin le plus reculé que tu puisses imaginer, quelqu'un va me demander de faire une photo avec lui. Franchement, je ne pensais pas être aussi facilement reconnaissable. (Rire).
Du coup, tu dois faire très attention à ton comportement, ce qui ne doit pas être facile, surtout quand on a 23 ans. Je me souviens de mes 23 ans... Il valait mieux qu'il n'y ait pas une caméra braquée sur moi en permanence.
- Exactement. C'est ce qui m'inquiète le plus, ce de ne pas savoir jusqu'où ira ma patience, à quel moment je vais finir par faire un truc réellement stupide. Wait and see...
T'arrive-t-il parfois de te dire: "Je n'ai pas signé pour tout ça?"
R.P : Tout le temps. Il y a quelques mois, j'étais à deux doigts de péter un plomb, je devenais parano. Et puis j'ai commencé un nouveau boulot, et ça s'est arrangé. Je ne peux pas tourner le dos à la situation et l'ignorer. Si demain je dis: "Ok, j'ai eu ma dose, on arrête tout", ça ne changera absolument rien. Autant essayer d'accepter tout ça, de rester zen car je n'ai aucun contrôle là-dessus. Je suis quelqu'un d'assez pudique à la base, donc ce n'est pas toujours facile. Mais ça n'avance à rien de se plaindre.
L'ironie, c'est que dans deux ans, quand tu en auras fini avec Twilight, il faudra lutter pour faire oublier ce personnage qui a fait de toi une star et qui risque de te coller à la peau...
R.P : Ça ne me fait pas peur. Lorsque je me rends à des rendez-vous pour d'autres projets, aucun de mes interlocuteurs ne semble préoccupé par l'amalgame entre Edward Cullen et moi. Ce serait plutôt: "Si le rôle t'intéresse et qu'en plus, tu peux nous amener le public de Twilight, alors banco." Ils me laisseraient même interpréter une femme, je crois.
Existe-t-il des fans mâles de Twilight ?
R.P : Quelques-uns... De plus en plus de garçons me demandent des autographes, en fait. A moins qu'ils ne le fassent uniquement pour aller les vendre après sur eBay. (Rire.)
Trois jours après la fin du tournage de Tentation, tu as enchaîné avec celui de Remember Me, une comédie romantique d'Allen Coulter, suivi, quelques jours plus tard, par le début des prises de vues d'Hésitation, le troisième volet de Twilight. Si on ajoute le western de Madeleine Stowe dans lequel tu vas jouer après, tu n'auras eu que cinq jours de congés en un an...
R.P : Et si tout se passe comme prévu, j'enchaînerai avec Bel Ami à Paris, pendant trois mois, à l'issue duquel pourrait commencer le quatrième et dernier épisode de Twilight.
Tu est donc booké pour deux ans?
R.P : Pas loin. Avec une semaine à la fin de l'été pour voir mes amis, dont je vais finir par oublier l'existence. (Rire.) C'est dingue.
J'ai surtout l'impression que c'est ton moyen d'échapper à la folie qui t'entoure en ce moment...
R.P : Et tu n'as pas tort.

Robert Pattinson sera à l'affiche de Twilight - Chapitre 2 : Tentation de Chris Weitz
Sortie 18 novembre

Ils ont aimé
Cannes live !
  • Critique de Paperboy 25/05/2012 - 01h33
  • La Semaine de la Critique décerne son Grand prix Grand prix de la Semaine de la critique 25/05/2012 - 00h08
  • Lee Daniels : « J’ai fait Paperboy parce que je suis un cinéaste black et gay » Lee Daniels réagit à la critique 24/05/2012 - 21h12
  • Nicole Kidman et Zac Efron à la montée des marches de Paperboy à Cannes Kidman lumineuse et solennelle ! 24/05/2012 - 20h29
  • EXCLU - Robert Pattinson : le sexe, Binoche, Audiard et moi Interview de Robert Pattinson 24/05/2012 - 20h06 3
> Tout le Festival de Cannes