Chronique D'Un Scandale : interview
- Film
- Bandes-annonces (5)
- Photos (3)
- Casting
- Critiques (5)
- Avis internautes (9)
- Interviews (1)
- DVD/Blu-ray
Interview de l'équipe de Chronique d'un scandale
Judi Dench l’avait pourtant dit. « Ne misez pas sur moi mais sur Helen Mirren ! ». La grande actrice anglaise qui joue M dans les cinq derniers opus des JamesBond s’était déclarée perdante pour les Oscars. C’était quelques semaines plus tôt, à Berlin, lors d’une réunion autour de Chronique d’un scandale , réunion qui rassemblait Judi Dench , Cate Blanchett, Richard Eyre , le réalisateur et Patrick Marber, le scénariste.
Par Adrien Sene
Que pensez-vo us de vos personnages ?
Cate Blanchett : Pour moi, Sheba savait que sa relation avec cet étudiant serait désastreuse. Mais sans cela, je pense qu’elle aurait trouvé un autre moyen de se faire du mal. Son comportement a plus à voir avec de l’autodestruction que de l’amour.
Judi Dench : Barbara que j’incarne est pour moi coupable de chantage. Mais elle ne sait pas se comporter autrement. C’est ce qui la rend attachante.
Qu’est-ce qui rapproche ces deux femmes ?
C. B. : Ce sont toutes les deux des adolescentes. Quand on lit le journal intime de Barbara, on a l’impression de voir celui d’une jeune fille. Sheba, elle, était adolescente quand elle a épousé son professeur et elle est encore un peu dans cet état d’esprit. Le moment où elles se touchent la main me fait d’ailleurs penser à deux écolières en pensionnat.
Richard Eyre : Il me semble que le cœur de l’histoire repose sur le fait qu’elles sont toutes les deux innocentes, à leur façon. Barbara parce qu’elle n’a jamais vraiment aimé ni eu de relation amoureuse. Elle est vierge émotionnellement, de même que Sheba. Aucune des deux ne se comportent « bien » au sens moral du terme. Mais toutes les deux sont innocentes dans leur amour.
Comment avez-vous fait pour les rendre si sympathiques ?
Patrick Marber (scénariste) : Elles sont compliquées et contradictoires. Mais j’ai écrit en pensant à Judi Dench et Cate Blanchett. Avec elles en tête, j’ai pu créer des personnages difficiles et étranges car je savais qu’elles seules apporteraient une empathie immédiate.
L’histoire est d’abord racontée du point de vue de Barbara puis cela change. Pourquoi ?
P. M. : Le roman, lui, restait sur le point de vue de Barbara. Mais je voulais être capable d’explorer le personnage de Sheba plus en profondeur. À un certain moment, j’ai donc déplacé le point de vue vers celui de Sheba. Cette structure simple me permettait ainsi de présenter une facette de cette dernière vue par Barbara puis de dire au spectateur qu’il y a bien plus derrière cela.
Pourquoi avoir changé la fin ?
P. M. : On avait tourné la fin originale. Mais Richard et les producteurs ne la trouvaient pas concluante. Il nous semblait important de savoir ce qu’il arrivait à Sheba et Barbara. Au cours du travail d’adaptation je me suis lié d’amitié avec Zoé Heller, la romancière. Lorsque j’ai modifié la fin, je la lui ai montrée et elle m’a dit avoir aimé. Elle pensait que c’était la bonne fin pour le film même si celle-ci n’aurait pas marché dans son livre. Pour être tout à fait honnête, j’ai aussi changé le début et le milieu. Mais je ne sais pas pourquoi les gens sont obsédés par la fin.
Quelle est la morale du film ?
J. D. : Je ne sais pas s’il y en a une. Pour moi, un film est un voyage vers un comportement, vers un personnage dans lequel les gens se reflètent même s’il est odieux. Surtout s’il est odieux ! Parce qu’il bouscule les idées reçues. Le message ? Peut-être que les gens très seuls ont besoin de divertissement !
-
Sarah Gadon sous le charme !
25/05/2012 - 13h58 -
Paris Hilton vs. Kim Kardashian !
25/05/2012 - 13h57 -
Cannes I Come sur Zac Efron
25/05/2012 - 13h53 -
Louise et Bérénice ravissantes !
25/05/2012 - 13h18 -
Cronenberg compare R-Patz à Depp
25/05/2012 - 13h08