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Voici notre sélection de films à (re)voir chez vous à l’occasion de la Fête de la VOD

Du 11 au 14 mai, douze plateformes de VOD mettent à disposition les films de leur catalogue pour 2 euros seulement. L’occasion de s’offrir des séances de rattrapage de films ratés en salles, ou de revoir quelques uns des meilleurs titres sortis ces derniers mois.
Voici une petite sélection :

Victoria

Portrait tragicomique d’une trentenaire à la ramasse, Victoria confirme le talent de Justine Triet après La Bataille de Solférino et révèle, surtout, le grand talent d’actrice de Virginie Efira, merveilleuse dans ce rôle de célibattante dont le fragile équilibre va lui exploser à la figure. Un mélange étonnant de drôlerie folle et de pessimisme forcené.  


Aquarius

Cette chronique de la société brésilienne, magistrale et mélancolique, découverte à Cannes l’année dernière, avait fini à la première place du top 2016 de Première. A la fois portrait sensible d’une sexagénaire (incarnée par la culte Sonia Braga), traité sur une société et ses mutations, réflexion sur l’héritage, la mémoire et la transmission, le tout emballé dans une mise en scène maîtrisée et habillé d’une bande son mémorable, Aquarius est une œuvre impressionnante.


Juste la fin du monde

Le dernier film de Xavier Dolan avait divisé à Cannes, y compris au sein de la rédaction de Première. Avec le recul, on ne peut que se laisser emporter par la déflagration que représente cette œuvre d’une maturité folle, huis-clos théâtrale peuplé de monstres de cinéma qui ne parviennent plus à se parler. Bouleversant.


Nocturama

Créé avant les attentats de novembre 2015 mais sorti après, le film de Bertrand Bonello a sans doute souffert du contexte dans lequel il a été vu. Pourtant, ce geste artistique pur, visionnaire, d’un indéniable cran politique, sans aucun doute son œuvre la plus aventureuse, reste un des films français les plus importants de l’année dernière.


Ma Vie de Courgette

Après les César, les Oscars et tous les festivals, celui-ci n’est pas passé inaperçu. S’il reste pourtant des spectateurs passés au travers, c’est l’occasion de découvrir ce petit bijou d’animation en stop-motion qui raconte le difficile apprentissage de la vie lorsqu’elle débute dans la douleur.


L’Odyssée

Il ne s’agit pas d’un simple biopic sur Cousteau, mais du film d’aventures français le plus ambitieux de ces dernières années. Aux quatre coins du monde, Jérôme Salle a recréé les pérégrinations du célèbre Commandant et lui a rendu, surtout, un visage humain. Celui d’un père et mari absent, dont l’odyssée personnelle prit le pas sur le bonheur des autres, dont la dévorante ambition ne souffrait aucune limite. Une superbe étude de caractère et un témoignage historique passionnant.


Réparer les vivants

Le film de Katell Quillévéré n’a pas connu le même succès que le roman de Maylis de Kérangal dont il est adapté ; il l’aurait pourtant mérité. Ce drame qui se confronte aux sujets fondamentaux de la vie et la mort avec autant d’aplomb que de sensibilité est un grand geste humaniste, un vrai feel-good movie bouleversant dont on sort finalement rasséréné. Et, au passage, une leçon de mise en scène.


Toril

Premier film surprenant, ce petit thriller d’une noirceur à toute épreuve fut une des grandes découvertes de 2016. Porté par Vincent Rottiers dans le peau d’un fils qui se lance dans le trafic de drogue pour aider son père surendetté à garder son exploitation agricole, Toril, animé par l’énergie du désespoir, décrit un monde sans dieu, sans espoir, sans illusion. Une claque.


Swagger

A partir des témoignages d’une dizaine d’ados d’Aulnay-sous-Bois, Olivier Babinet réalise un portrait choral qui, débarrassé de l’habituel poids sociologique de ce type de sujet, laisse éclater un imaginaire débridé. La mise en scène est au diapason : effets clipesques, ralentis, musique hypnotique, plans en drone, ce docu hors-norme aux héros attachants est un sacré exercice de style. 


Papa ou maman 2

« Encore mieux que le premier ». On pourrait presque s’arrêter là. En déjouant toutes les attentes, cette suite va encore plus loin dans l’humour incorrect que le premier. Ca va vite, c’est incroyablement filmé, incroyablement écrit, incroyablement joué. On est forcé d’admettre qu’on a rarement vu ça dans la comédie française.


Toutes les infos sur le site de la Fête de la VOD

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