Detective Dee : La légende des rois célestes
Les Bookmakers-The Jokers / Le Pacte / Memento Films Distribution

Ce qu’il faut voir cette semaine.

Détective Dee 3, Le Poirier sauvage, Under the Silver Lake : les films au cinéma cette semaine
Ce qu’il faut voir cette semaine.

 

L’ÉVENEMENT

 

DÉTECTIVE DEE 3 : LA LÉGENDE DES ROIS CÉLESTES ★★★★☆
De Tsui Hark

L’essentiel
Le nouveau film de Tsui Hark est un grand divertissement, aussi intelligent que spectaculaire.

Bien établie, la recette d'un Detective Dee ne varie pas : le héros du titre, magistrat-enquêteur à l'instinct aussi infaillible que son kung fu- enquête sur un mystère d'apparence surnaturelle qui menace la cour impériale. Par conséquent, la recette d'une critique de Detective Dee ne va pas varier non plus, comparée aux deux splendides volets précédents (Le Mystère de la flamme fantôme et La Légende du dragon des mers). Le réalisateur Tsui Hark, toujours maître de ses moyens, signe un grand divertissement virtuose, sans que le cahier des charges soit une routine mais plutôt une méthode.
Sylvestre Picard

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PREMIÈRE A ADORÉ

LE POIRIER SAUVAGE ★★★★★ 
De Nuri Bilge Ceylan

Elle court, elle court, la rumeur cannoise. Le Poirier sauvage était trop long (3h08), trop bavard (tartiné de dialogues), trop tard (présenté le dernier jour). Selon toute apparence, NBC (pas la chaîne américaine, le réalisateur turc) sortait un peu froissé de son séjour Croisette. Non seulement, il avait été « rattrapé » in-extremis en compétition (dernier film annoncé), mais on l’avait effectivement placé sur un strapontin (dernier film projeté) alors qu’il était, tout de même, le seul entrant de la compétition officielle déjà détenteur d’une Palme d’or (LVT, le réalisateur danois, ayant lui été placé hors-compète).
Guillaume Bonnet

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UNDER THE SILVER LAKE ★★★★☆
De David Robert Mitchell

En stricts termes géographiques, Silver Lake est un quartier branché de l’est de Los Angeles, sis entre Echo Park et Loz Feliz, tenant son nom du grand réservoir d’eau bâti en son centre. En termes cinéphiliques, pour y aller, c’est très simple. Vous descendez Mulholland Drive, prenez à gauche sur Sunset Boulevard, débouchez sur Chinatown, continuez tout droit sur la voie express Raymond Chandler. Quelques mètres après le rond-point Inherent Vice, faites bien attention d’éviter l’impasse Southland Tales, et vous voici arrivé. Le tout En Quatrième Vitesse, bien sûr.
Frédéric Foubert

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PREMIÈRE A MOYENNEMENT AIMÉ

MARY SHELLEY ★★☆☆☆
De Haifaa Al-Mansour

Et si les poètes bohèmes vivant d’amour, de poésie et d’eau fraîche étaient aussi des connards égoïstes ? C’est l’une des idées intéressantes de ce sympathique biopic de Mary Shelley (interprétée par Elle Fanning, excellente comme toujours), l’auteur de Frankenstein. La réalisatrice Haifaa Al-Mansour (l’excellent Wadjda, en 2012) parvient en deux heures denses à démystifier à la fois l’acte créatif (pas de miracle mais beaucoup de travail et de frustrations) et la vie d’artiste. On y voit en effet Mary suivre son grand amour, le poète Percy Shelley, qui fuit les créanciers et s’approprie le travail des autres. Les fans de tourments gothiques et de visions noires n’en auront en revanche pas beaucoup à se mettre sous la dent, car Mary Shelley est en fin de compte un manifeste féministe réaliste et non une histoire de monstre.
Sylvestre Picard

L’ESPION QUI M’A LARGUÉE ★★☆☆☆
De Susanna Fogel

Une comédie d’espionnage où les femmes prennent le pouvoir dans cet univers – y compris dans ses parodies – où le mâle est généralement roi. Sur le papier, cet Espion qui m’a larguée donnait forcément envie ! Deux trentenaires californiennes s’y retrouvent menacées par une équipe d’assassins aux trousses de l’ex petit ami de l’une d’elle et embarquées pour un périple mouvementé à travers le monde où rien moins que la survie du monde est en jeu ! Seulement, deux heures apparaît bien vite comme une durée bien longue pour ce genre de film. Et quelques scènes vraiment hilarantes, une poignée de surprises inattendues (la présence de Kev Adams…) et la performance de la géniale Kate McKinnon (la meilleure du casting comme dans SOS Fantômes) n’empêchent pas le récit de s’épuiser autant qu’il nous épuise. Dans le genre, Spy de Paul Feig - avec le génial duo Melissa Mc Carthy- Rose Byrne et des interprètes masculins (Jason Statham- Jude Law) bien plus percutants qu’ici le duo Justin Theroux- Sam Heughan – reste des coudées au- dessus.
Thierry Cheze

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PREMIÈRE N’A PAS AIMÉ

DARKEST MINDS - RÉBELLION ★☆☆☆☆
De Jennifer Yuh Nelson

Dans le futur, les Etats-Unis voient apparaître des enfants doués de super-pouvoirs (télékinésie, télépathie...). La réaction du gouvernement un brin fasciste est de les coller dans des camps de concentration où on canalise leurs pouvoirs en les rangeant dans des catégories de couleur. Une ado élevée dans ces camps va s'échapper pour rejoindre la rébellion. L'intérêt de cette adaptation d'un best-seller young adult est proche de zéro (le script est nul et les acteurs peu impliqués), mais au milieu de cet espèce de “Divergente Games of the X-Men” avec une touche de Labyrinthe, il y a une scène à sauver : l'attaque du camp rebelle par des mutants pyrotechniciens. Un joli morceau de cinoche où on sent enfin une patte de cinéaste (c'est le premier film en live de la réalisatrice des deux derniers Kung Fu Panda), mais un seul morceau, ça fait maigre le repas.
Sylvestre Picard

L’ÂGE D’OR DES CINÉ-CLUBS ★☆☆☆☆
D’Emanuela Piovano

Le sixième long-métrage d’Emanuela Piovano joue sur la nostalgie du cinéma mais n’en tire pas grand-chose. Sid est chargé de décider du sort de l’Arena, ciné-club d’un petit village des Pouilles laissé orphelin par le décès d’Arabella, sa mère. Les amis de l’ex-gérante le convaincront-ils de ne pas vendre ? Le film navigue péniblement entre une réflexion sur la relation mère-fils et un hymne à la gloire du septième art, sans jamais convaincre ni dans l'un ni dans l'autre registre. 
Maxime Grandgeorge


Et aussi
Neuilly sa mère, sa mère ! de Gabriel Julien-Laferrière

Reprises
A brighter summer day d’Edward Yang
A scene at the sea de Takeshi Kitano
Fraise et chocolat de Tomás Gutiérrez Alea
Le lieutenant souriant d’Ernst Lubitsch