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La sortie de Star Trek Sans limites nous rappelle qu'on aime Chris Pine. La preuve en six films essentiels.

Mi$e à prix

Avant d'être connu pour Star Trek, Chris Pine nous a marqués dans le film d'action à moitié réussi de Joe Carnahan : au milieu de ce carnaval de tueurs tarés, il faisait un des frères Trevor, membre d'une fratrie d'assassins néo-nazis complètement barrés et très doué avec une tronçonneuse.

Unstoppable

Ultime film du regretté Tony Scott où Chris joue un chemilnot mal rasé qui essaie d'arrêter un train fou qui traverse l'Amérique post-industrielle, ravagée par la crise. Film d'action impeccable et surpuissant mais aussi un film important où Chris -face à Denzel Washington- trouve la partition sur laquelle il jouera ses meilleurs rôles : celle de l'ouvrier, du working class hero confronté à l'incroyable.

Into the Woods : Promenons-nous dans les bois

Petite apparition de Pine dans cette comédie musicale de Disney adaptée d'un classique de Broadway, le temps d'une scène de prince charmant très gay-friendly où il chante "Agony" dans une cascade avec Billy Magnussen.

The Finest Hours

Superbe film d'aventures 50s passé inaperçu en salles où Chris Pine mène un &quipage de sauveteurs à la rescousse d'un tanker coupé en deux. A la fois un film héroïque à l'ancienne où Pine compose un personnage complexe (il souffre à la fois de ne pas avoir combattu comme ses frères face aux nazis, et de ne pas dire oui à sa fiancée qui veut l'épouser) qui va devoir trouver en lui la force de se sacrifier. Chris semble savoir faire mieux que tout le monde le héros américain blue collar qui ne cherche pas la performance sacrificielle mais le boulot bien fait : "rien à foutre de perdre 50 kilos pour un rôle, le seul truc qui compte c'est le résultat à l'écan", nous disait-il à la sortie de The Finest Hours. Disponible en DVD depuis le 6 juillet. Voyez-le. C'est un ordre.

Star Trek

Star Trek a toujours été une saga d'équipage, de groupe. Y compris les films rebootés. Mais le fil rouge est tout de même la présence de James Tiberius Kirk, et ce dès l'ouverture du film de 2008 qui commence avec sa naissance. Le charismatique Kirk, incomplet sans ses hommes, unifie l'équipage de l'USS Enterprise. Star Trek Sans limites est en creux l'aboutissement de l'arc narratif de Kirk (un clin d'oeil musical à la fin du film est un indice, mais chut), en le confrontant une fois pour toutes à ses doutes sur sa destinée en tant que chef. Le film en profite aussi pour casser son image de playboy priapique qui drague tout ce que la galaxie compte de chromosomes XX.

Comancheria

Après The Finest Hours, Chris retrouve Ben Foster dans Comancheria. Ecrit par Taylor Sheridan (Sicario) et réalisé par David Mackenzie (Les Poings contre les murs), un western contemporain où Chris et Ben sont des frères James modernes -d'un côté le frangin raisonnable et de l'autre la tête brûlée, braqueurs de banques dans le Texas profond traqués par Jeff Bridges. Présenté à Cannes, Comancheria sort le 7 septembre en France et Chris est impeccable. Encore un rôle d'ouvrier, d'Américain profond, qui ne cherche jamais à écraser ses partenaires mais à faire le boulot du mieux qu'il peut.