Affiche Mario
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Mario

Footballeur professionnel en devenir, Mario tombe amoureux de Leon, le nouvel attaquant allemand de son équipe auquel il ne va pas rester longtemps insensible… Traiter de l’homosexualité dans le foot est, sur le papier, une idée passionnante. Marcel Gisler aborde cette question assez frontalement en posant les enjeux dans des scènes un peu trop explicites, sinon appuyées : le père de Mario demande à Leon s’il est sûr de la couleur jaune de sa chambre (les deux joueurs cohabitent) ; le même père s’indigne des penchants de son fils tandis que la mère « ne pense qu’à son bonheur ».

Christophe Narbonne
Affiche My Lady
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My Lady

Tiré du best-seller de Ian McEwan, à qui l’on doit également l’intrigue de Reviens-moi, My Lady vaut principalement pour la performance magistralement nuancée de son actrice principale, Emma Thompson. L’actrice y est Fiona Maye, une Juge de la Haute Cour, spécialisée dans les affaires familiales. Rompue aux décisions façon jugement de Salomon, elle doit cette fois décider du sort d’un jeune témoin de Jéhovah qui refuse une transfusion qui pourrait lui sauver la vie et, en même temps, faire face à la déliquescence de son mariage.

Perrine Quennesson
Affiche Happiness Road
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Happiness Road

Le titre est trompeur : de bonheur (“happiness”), il n’est question que de sa quête dans ce portrait éclaté d’une jeune femme, partagée entre deux cultures (celle de ses parents, taiwanais, et celle qu’elle s’est choisie, en Amérique), entre ses rêves fous et la morne réalité, entre le passé heureux et le présent compliqué. Plusieurs strates narratives et visuelles composent le récit, un brin décousu, qui dessinent au final une chronique douce-amère du passage à l’âge adulte, avec ses espoirs déçus, son deuil de l’enfance et la prise en main nécessaire pour s’accomplir.

Chrsitophe Narbonne
Affiche Mission : Impossible Fallout
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Mission : Impossible Fallout

Impressionnant jusqu'à la folie, le sixième Mission : Impossible reprend les meilleurs éléments des épisodes précédents.

Sylvestre Picard
AFFICHE
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Mamma Mia ! Here we go again

On prend les mêmes et on recommence. Mi-suite, mi-prequel, la comédie musicale de l’été reprend les recettes du succès de son aînée.

Christelle Devesa
Affiche Contes de juillet
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Contes de juillet

Sur les traces d’Eric Rohmer, Guillaume Brac filme des jeunes gens en fleur et les met à l’épreuve de leurs désirs et leur propre morale…

Thomas Baurez
AFFICHE
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La saison du diable

Au départ, La saison du diable devait être un film noir. Mais Lav Diaz, choqué par les violences perpétrées par le shérif Duterte dans son pays, et plus généralement inquiet de la marche du monde symbolisée par l’accession de Donald Trump au pouvoir, s’est mis à composer des chansons engagées. 33 morceaux exactement.

Eric Vernay
AFFICHE
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The Charmer

C’est l’histoire d’une fuite en avant dont on devine dès le départ qu’elle va droit dans le mur. La chronique d’une tragédie annoncée. Celle d’un jeune et charmant Iranien installé au Danemark où il travaille comme déménageur. En tout cas le jour puisque ses nuits, il les consacre à une autre quête : séduire des Danoises en espérant qu’une veuille l’épouser et lui permettre d’obtenir ce permis de séjour qui le protègerait d’une expulsion qu’il devine certaine à plus ou moins terme.

Thierry Chèze
affiche C'est qui cette fille
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C'est qui cette fille

Rom’ com’, thriller amoureux ou trip halluciné, l’ovni burlesque C’est qui cette fille ? ne choisit pas, fondant les genres pour un résultat radicalement loufoque. Pure émanation de la scène indé newyorkaise, le film suit une hôtesse de l’air américaine en escale à Paris. Après une nuit avec Jérôme (Damien Bonnard, super en goujat moustachu), Gina, sorte de Barbie abreuvée de comédies romantiques (Lindsay Burdge), décide de rester pour lui. Il n’en veut pas, elle va donc le harceler. De Paris, telle une touriste frappadingue, Gina ne veut voir que Jérôme.

Anouk Féral
AFFICHE
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Vierges

Repéré avec L’aurore boréale, beau court réunissant Ana et Hippolyte Girardot, Keren Ben Rafael réussit son passage au format long avec ce singulier récit initiatique centré sur Lana, une ado de 16 ans étouffant dans la station balnéaire israélienne où elle vit tant tout n’y semble qu’immobilisme et résignation. Jusqu’au jour où la rumeur d’une sirène évoluant dans les parages va sortir ce petit monde de sa torpeur. Y compris les plus incrédules comme Lana. Entre réalisme trivial et fantastique fantasmé, la cinéaste a choisi ici… de ne pas choisir.

Thierry Chèze
Affiche Une pluie sans fin
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Une pluie sans fin

Comme dans l’impressionnant Black coal, dont Une pluie sans fin reproduit la même ambiance poisseuse, le contexte industriel provincial au tournant du millénaire sert de décor à une enquête sur une série de meurtres de prostituées. Deux autres films ayant servi de modèles (Seven et Memories of murder), il devient vite évident que l’enjeu n’est ni le suspens (la lenteur délibérée servant à faire partager l’effet de lassitude et de désespoir), ni la résolution : on sait qu’il n’y en aura pas.

Gérard Delorme
AFFICHE
3
Hotel Artemis

Un film d’action/SF en huis clos plus satisfaisant par son casting et son parfum nostalgique que par son body count.

Sylvestre Picard
AFFICHE
3
Roulez jeunesse

Ce premier long métrage dévoile un Éric Judor particulièrement émouvant en père de substitution.

Damien Leblanc
AFFICHE
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Penché dans le vent

A l’heure des suites en pagailles que balancent constamment les studios ; au moment où n’importe quel film Marvel ou Star Wars a immédiatement droit à sa sequel, rien que de très logique à ce que Thomas Riedelsheimer livre la suite de son documentaire superbement minéral Rivers and Tides qui nous faisait pénétrer l’esprit et l’art d’Andy Goldsworthy et devenait plus qu’un doc, une véritable expérience spirituelle et méditative.

Gaël Golhen
AFFICHE
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Paul Sanchez est revenu

Auteure d’une œuvre éclatée et exigeante, Patricia Mazuy signe avec Paul Sanchez est revenu ! un thriller atypique dans lequel l’atmosphère oscille entre tension pure et situations absurdes. Zita Hanrot y incarne une jeune gendarme obsédée par la traque d’un tueur qui aurait été aperçu dans le sud-est, dix ans après y avoir massacré sa famille. Laurent Lafitte campe ce psychopathe présumé, errant dans la ville et dormant à flanc de colline. Est-ce vraiment lui ce Paul Sanchez dont toute la région parle ?

Christophe Narbonne
AFFICHE
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Come as you are

Cette adaptation d’un roman pour ados signé Emily M. Danforth nous entraîne en 1993 au coeur des Rocheuses à l’intérieur d’un singulier centre chrétien chargé de « guérir » de jeunes ados de leurs penchants homosexuels pour leur faire retrouver la voie de l’hétérosexualité. On y suit la jeune Cameron - dont le seul crime a été de tomber amoureuse d’une autre fille - et ses camarades d’infortune dont on piétine ainsi sans vergogne les premiers élans du cœur.

Thierry Chèze
AFFICHE
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The Guilty

Un soir comme les autres au standard téléphonique de la police de Copenhague. Asger, un flic costaud, reçoit appel après appel jusqu'au moment où... Où on va s'arrêter là puisque The Guilty est le genre de film malin qui réserve son lot -fort conséquent- de surprises. Un petit film au parfum high concept, car on ne quittera jamais les deux pièces foides du commissariat, toute l'action passant par Asger, et ses appels téléphoniques incessants.

Sylvestre Picard
AFFICHE
4
Mon tissu préféré

L’histoire débute en 2011 à Damas dans un taxi partagé ; Nahla (Manal Issa) regarde la ville, perdue dans ses pensées ; les autres passagers lui demandent de fermer la vitre – il pleut, ils ont froid – mais la jeune femme refuse ; l’air sur son visage lui plaît, elle a besoin de respirer. Cette séquence semble placer Mon Tissu Préféré sur les rails du cinéma arabe tel qu’on le connaît, ceux de la chronique sociale et du récit d’émancipation.

Michaël Patin
AFFICHE
3
Fleuve noir

Zonca signe un film chaotique mais passionnant, dominé par la composition bigger than life de Vincent Cassel.

 

Christophe Narbonne
AFFICHE
3
Ant-Man et la guêpe

Après le cliffhanger d’Infinity War, on souffle un peu avec cette comédie ponctuée de scènes d’action originales.

Elodie Bardinet
AFFICHE
1
Zama

Le cinéma de l’argentine Lucrecia Martel, reconnu dans le monde entier (La Ciénaga, La Nina santa, La femme sans tête…) ausculte avec une âpreté matinée d’une sensualité troublante, les doutes d’hommes (un peu) et de femmes (surtout) sur le point de s’ébranler. Il y a chez elle, l’idée d’un mouvement sans cesse retardé mais dont l’inertie fragile va entraîner une implosion (La Ciénaga), un éveil au monde (La Nina Santa) voire un effacement soudain (La femme sans tête).

Thomas Baurez
AFFICHE
3
John McEnroe L'empire de la perfection

« C’est l’avantage de la terre battue, écrivait Serge Daney, elle crée de la fiction. ». Dans son étonnant documentaire, Julien Faraut mélange les genres et les sujets. En reprenant les images de Gil de Kermadec, pionnier du « cinéma d’instruction », et, parfois, les mots de celui qui fut rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et chroniqueur tennis pour Libération, le réalisateur dresse un portrait à la fois méticuleux et drolatique de l’ancien n°1 mondial et grand colérique, le John McEnroe de 1984.

Perrine Quennesson
AFFICHE
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Paranoïa

C'est presque un cliché, vieux comme Shock Corridor ou Vol au-dessus d'un nid de coucou : le héros se retrouve interné dans un asile psychiatrique alors qu'il est a priori sain d'esprit, puis entre dans un engrenage brouillant les frontières entre raison et folie. Sauf que Steven Soderbergh tire de ce canevas confortable une expérience retorse dont le spectateur, doucement “encamisolé”, est en fait le principal jouet.

Yal Sadat
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Paranoïa

C'est presque un cliché, vieux comme Shock Corridor ou Vol au-dessus d'un nid de coucou : le héros se retrouve interné dans un asile psychiatrique alors qu'il est a priori sain d'esprit, puis entre dans un engrenage brouillant les frontières entre raison et folie. Sauf que Steven Soderbergh tire de ce canevas confortable une expérience retorse dont le spectateur, doucement “encamisolé”, est en fait le principal jouet.

Yal Sadat
AFFICHE
1
Moi et le Che

« Entre nous, est-ce que j’ai une tête de traître ? », s’interroge Patrick Chesnais, vaguement soupçonné d’être celui qui aurait donné Che Guevara des décennies auparavant. Et le film de dessiner poussivement, entre les quatre murs d’un appartement, le portrait d’un vieux révolutionnaire à coup de répliques historico-philosophiques assommantes et d’humour décalé ringard (le singe comme conscience du héros, les déclarations face caméra). Reste Patrick Chesnais, toujours aussi délicieusement à côté de la plaque.

Christophe Narbonne
AFFICHE
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The Strange Ones

Un ado et son grand frère (Alex Pettyfer, avec un rôle enfin à la hauteur de sa présence physique) errent dans l'arrière-pays américain, laissant derrière eux un drame sanglant. The Strange Ones est un tout petit film (quatre-vingt minutes bien taillées), aux dimensions esthétiques et thématiques semblables à un épisode contemporain de La Quatrième dimension : beaucoup de non-dits, de mensonges, de suggestions, de parano et de hors champ.

Sylvestre Picard
AFFICHE
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Dogman

Matteo Garrone rejoue l’histoire de David et Goliath dans un coin d’Italie délabré. Impressionnant.

 

Frédéric Foubert
AFFICHE
3
Dark River

A la mort de leur père, Alice retrouve son frère Joe. La ferme familiale est en jeu, les tensions éclatent autour de l’héritage. Clio Barnard (Le géant égoïste) s’empare sans sentimentalisme de ce marronnier des crispations familiales qu’elle situe dans le Yorkshire agricole. Une terre dont elle vient et qu’elle filme admirablement. Si la difficile relation sœur/frère, deux asociaux, est l’épine dorsale du film, on retient surtout l’atmosphère étouffante de cette campagne belle et pourtant âpre.

Anouk Féral
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A la dérive

L'islandais Baltasar Kormákur a prouvé son efficacité avec quelques thrillers hollywoodiens relaxants (Contrebande2 GunsEverest). Le voilà embarqué dans une histoire (vraie) de naufrage où le couple Shailene Woodley et Sam Claflin se retrouvent perdus en plein Pacifique, à la merci de la famine et de la noyade.

Sylvestre Picard
affiche Mes frères
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Mes frères

Deux frères, anciennes gloires de la scène rock indé, vivent désormais reclus sur une île, pansant tant bien que mal leurs blessures : Rocco est gravement cardiaque et dépressif, Eddy ne parle plus. Il faut pourtant continuer à vivre pour Simon, le fils de Rocco… Doloriste au possible, ce premier film souffre d’un manque de hauteur et de nuances qui le rend par moments ridicule. Il n'est pas aidé par le jeu des acteurs, totalement en roue libre.

Christophe Narbonne