1. Première
    par Nicolas Schaller

    Un pitch pour magazine féminin («J’ai découvert ma bisexualité le jour de mon mariage»), un traitement à la Richard Curtis, le pape de la comédie romantique anglaise (scénariste de Quatre Mariages…; Coup de foudre à Notting Hill; Bridget Jones; et réalisateur de Love Actually): la recette était simple. Faute de bons ingrédients (acteurs fadasses, écriture approximative, situations comiques éculées…), la mayonnaise a vite fait de tourner.

  2. Première
    par Olivier de Bruyn

    Jafar Panahi, aux prises avec la censure locale, évoque la condition des femmes en Iran et, à travers elle, les crispations politiques, morales et religieuses. Aux antipodes de l’édifiante leçon de choses, il choisit un argument trivial: un match de foot où se rend en contrebande une fille au regard à la fois apeuré et volontaire. Jafar Panahi signe un film dont le réalisme apparemment limpide abrite un art subtil de la composition et de la progression dramatique. (…) Avec un sens du rythme inouï et une belle audace, Panahi filme la fièvre émancipatrice au gré d’une histoire simple, déchirante, qui ne sacrifie jamais les sentiments de ses personnages sur l’autel du «grand sujet». (…) un nouveau film majeur pour un cinéaste qui ne l’est pas moins.

  3. Première
    par Sophie Grassin

    Pierre Salvadori possède le don inouï de faire rire avec des choses moyennement drôles. Ici, il oppose le pouvoir du fric à celui des sens, frotte les rapports mercantiles aux jeux de la séduction, et signe une comédie placée sous le signe de la confusion. (…) Mais, fidèle à lui-même, le cinéaste privilégie l’élégance et l’esprit. Pas de tyrolienne passionnelle, un sens aigu de l’ellipse, un léger piétinement scénaristique, mais aucun mot de trop. À ce palmarès, il convient d’ajouter une distribution plus qu’adéquate: Audrey Tautou, prompte à se piquer la ruche ou à donner une leçon de séduction (comédie?) à Jean, est absolument parfaite. Et Gad Elmaleh, burlesque, émouvant, tenu, trouve enfin le rôle qu’il était en droit d’attendre.

  4. Première
    par Gérard Delorme

    Héros national au Japon, Osamu Tezuka a lancé à lui seul l’industrie du manga et de l’animation dans son pays. Ce programme trop court, daté surtout du début des années 60, donne une idée de sa prodigieuse inventivité (des affiches prennent vie dans une rue peuplée de souris), comme de l’influence qu’il a pu exercer sur des auteurs comme Miyazaki.

  5. Première
    par Gael Golhen

    Électrochoc du dernier festival de Sundance et de Deauville, Hard Candy a tout pour plaire: un sujet hardcore qui surfe sur l’exploitation, une mise en scène inventive et deux acteurs géniaux. Trip sensoriel pour les uns, provoc gratuite pour les autres, le premier long du clippeur David Slade est, quoi qu’il en soit, une expérience limite. L’ennui, c’est qu’en évitant soigneusement toute morale, en mettant dos à dos le pédophile et son ange exterminateur, en refusant de choisir entre bourreaux et victimes, Hard Candy n’est finalement qu’un joli truc de faiseur, roublard et paradoxalement inoffensif. Reste Ellen Page, 18 ans, qui porte le film à bout de bras et devient en un clignement de cils une icône MLF… tueuse.

  6. Première
    par Gérard Delorme

    La propension des pingouins à s’exprimer en chansons est l’occasion de réaliser une comédie musicale, un genre que Miller n’avait pas encore exploré. Puisant dans un répertoire consensuel, il réalise des numéros musicaux techniquement imparables. À l’aise dans tous les registres, il pratique également l’animation pour la première fois, avec un brio exceptionnel. (…) Il réalise aussi un film tout public auquel ne manque que ce grain de démesure qui suscitait, au sortir de ses précédents films, un état de franche euphorie. Ici, elle est juste tempérée.

  7. Première
    par Isabelle Danel

    Comme dans Rome désolée et Mon Voyage d’hiver, le réalisateur part de l’autobiographie pour construire son film. Mais il s’attaque cette fois à Port-Royal et au jansénisme, et met en place un dispositif abscons qui laisse le spectateur en rade.

  8. Première
    par Mathieu Carratier

    En tirant une fiction du best-seller révolté d’Eric Schlosser, pamphlet journalistique sans parachute sur l’industrie du fast-food, Richard Linklater (Before Sunrise; Rock Academy) a dû s’arracher quelques cheveux et se demander pourquoi il n’avait pas plutôt opté pour le documentaire. C’est la question qu’on se pose régulièrement devant son Fast Food... et sa juxtaposition inégale et parfois artificielle de petites histoires qui peinent à en dessiner une plus grande. (…) L’intention était bonne: réaliser le Traffic du «happy meal». Mais avant de tirer dans le tas, mieux vaut charger le pistolet.

  9. Première
    par Gérard Delorme

    En trois courts métrages acérés, l’intransigeant Douglas Buck s’en prend à la famille avec une rage froide. Le meilleur segment (et le plus récent) raconte le résultat d’un crime sexuel en juxtaposant deux points de vue, celui du criminel et celui d’une de ses victimes. Il y a dans ces premiers films une puissance romanesque et picturale digne des grands auteurs régionalistes américains. On attend la suite, un remake de Sisters...

  10. Première
    par Isabelle Danel

    Deuxième volet de sa trilogie après Janem janem sorti le mois dernier, Distorsion
    met en scène le réalisateur lui-même dans le rôle d’un auteur de théâtre qui écrit
    une pièce inspirée de la réalité. Perte de repères de la société israélienne, peur des attentats, paranoïa et manque d’amour tissent la trame de cet intéressant constat, malheureusement alourdi par un filmage et un montage tellement morcelés que les nerfs du spectateur partent en vrille.

  11. Première
    par Stéphanie Lamôme

    Un mafioso décide d’éliminer un témoin gênant en infiltrant dans un avion des serpents, animaux à sang froid indétectables. De toutes les tailles et de toutes les couleurs. Alors quand vous n’avez plus qu’une fourchette en plastique de plateau-repas pour vous défendre contre un cobra à monocle albinos, il n’y a plus qu’à espérer un crash... Ou que Samuel L. Jackson en ait vraiment ras le Kangol de ces motherfucking snakes. Pour une fois qu’un film préculte est à la hauteur de son buzz, on ne va pas bouder son plaisir doublement masophobique…

  12. Première
    par Christophe Narbonne

    Un vieux réalisateur cabot et une star capricieuse se retrouvent à Londres pour une remise de prix trente ans après une séparation douloureuse… Pour Antoine de Caunes, anglophile adepte de slapstick et de nonsense, le Royaume-Uni représente une terra pas vraiment incognita. On attendait donc le meilleur de sa part pour sa première comédie. Mais hormis une scène de repas d’une excentricité toute british et une dernière partie où une réelle émotion se substitue à des ressorts comiques usés, le film déçoit.

  13. Première
    par Sophie Grassin

    Honoré, on le sait, aime depuis toujours Demy. Ce «demyurge» peuple donc Dans Paris d’un brelan d’acteurs inspirés (Duris, Garrel, et Guy Marchand, fabuleux en père dépassé par ses fils). Adresse un salut fraternel au cinéma qu’il aime (un parfum de Godard – Bande à part –, un effluve de Cocteau – Les Enfants terribles –, une once de Truffaut via l’apparition de Marie-France Pisier). Tourne dans une économie restreinte mais crie sa liberté à chaque plan. Honoré fouille les sentiments, joue des faux-semblants, mêle rire et tristesse, crudité et délicatesse. Les qualités du réalisateur s’étaient épanouies avec Ma Mère. Elles éclatent dans ce film en état de grâce (très rare, l’état de grâce) qui évoque l’éden perdu sur fond de Nouvelle Vague. Paul et Jonathan les fous. Honoré nous parle. Il sait tout de nous.

  14. Première
    par Olivier de Bruyn

    Quelque part entre Smoking/ No Smoking (jeu sur les probabilités cher à Alan Ayckbourn) et Mon Oncle d’Amérique (dispositif cérébral et précipité existentiel), le Resnais nouveau, un très grand cru, sonde les petites histoires et les gouffres. (…) Dans Cœurs, chacun cherche son chat, sa parcelle de désir, son souffle de vie, mais tout le monde heurte son ombre creuse. Resnais, toujours en quête de nouvelles expériences, a puisé chez quelques Asiatiques pour enrichir de teintes inédites sa palette inimitable. Le film, d’une incroyable richesse de forme et de fond, est également un modèle de simplicité et d’humour (noir). Les protagonistes-marionnettes de Cœurs, dérisoires et bouleversants, nous ressemblent. Il faut les voir pour le croire.

  15. Première
    par Mathieu Carratier

    Pour se simplifier la vie, un bourreau de travail décide de s’acheter une télécommande universelle. Qui va se mettre à agir sur sa vie... On espérait que ce formidable pitch de comédie à la Bruce tout-puissant (normal, ce sont les mêmes scénaristes) soit enfin l’occasion pour Adam Sandler de percer sur le marché français. Malheureusement, à part quelques gags inspirés, c’est la sempiternelle histoire du père de famille absent qui va réaliser que les siens sont finalement plus importants que son job. Autant zapper.

  16. Première
    par Christophe Narbonne

    Moins de scènes d’action extravagantes, gadgets quasiment inexistants: sur la forme et sur le fond, l’intrigue joue la carte du «réalisme», quitte à traîner par moments en longueur. Le climax du film? Une partie de poker, plus psychologique que spectaculaire, entre Bond et Le Chiffre – Mads Mikkelsen, impressionnant. Une séquence de torture bien gore et sadique, digne de «24 heures chrono», achève d’éloigner la franchise du divertissement pop-corn, voire de la parodie. À l’instar de Batman Begins, Casino Royale peut se voir comme une sorte de préquelle, plus sombre et plus dense, qui remet pas mal de choses en perspective.

  17. Première
    par Isabelle Danel

    Une veuve iranienne, refusant de devenir la deuxième épouse de son beau-frère, reprend le café routier de son défunt mari. Pour son premier long métrage, la scénariste du Cercle et de Terre et Cendres aborde avec délicatesse et simplicité la place des femmes, la force des traditions et la difficulté de la transgression. Ce portrait tout doux d’une situation dure marque ainsi les esprits et les cœurs. À voir urgemment.

  18. Première
    par Sophie Grassin

    Nuits de divagues frottées à l’alcool de rades improbables, chaleur communicative des copains, plans de Paris à l’aube, concerts de musique métisse, élans de lyrisme… Avec C’est beau une ville la nuit, Richard Bohringer adapte son roman à succès des années 80. Et signe un film nomade, viscéral, énervant, qui ne connaît ni les compromissions ni les accommodements. (…) Inégal mais passionné, écrit au présent du vindicatif, doté d’une interprétation perpétuellement à la limite du «hors-jeu», C’est beau une ville la nuit retrouve souvent en grâce ce qu’il perd en vigueur.

  19. Première
    par Gael Golhen

    À travers l’histoire d’amour d’un employé de cirque (génial James Thiérrée) et d’une trapéziste, Robinson Savary tisse des liens entre le cirque et le cinéma; pratique un collage amoureux qui va de Chaplin à Browning en passant par Buñuel; mêle le fantastique et le mélo dans un univers baroque. Parfois naïf, ce premier film gagne surtout à ne jamais se faire plus grand que son histoire et à éviter le kitsch qui guette au coin de chaque plan.

  20. Première
    par Gael Golhen

    Entre caméra cachée (des interviews hallucinantes) et pur canular (un combat de lutte à poil dans une salle de congrès remplie de VRP), Borat est une comédie hilarante – de loin le film le plus drôle de l’année – construite sur le modèle des conneries casse-cou tendance Jackass. Éloge d’une débilité fun et décomplexée, le film montre surtout le génie comique d’un acteur qui n’a jamais froid aux yeux (ni aux couilles) et ose tout avec un sens du timing sidérant.
    Mais derrière le barnum se cache un film politique ravageur. (…) Cousin fêlé de Michael Moore, Borat a évidemment trouvé son meilleur public dans la presse US de droite qui crie au scandale... Nous, on en redemande.

  21. Première
    par Gael Golhen

    Avec ses coups de théâtre successifs, son intrigue à double fond et ses manipulations sentimentales, le film lorgne clairement vers les feuilletons de Fritz Lang. Verhoeven s’amuse comme un gosse avec ses uniformes, ses tanks et ses «boches». On frôle parfois le pastiche, mais la mise en scène nerveuse et fluide du Hollandais avale tout et ne laisse jamais le temps au spectateur de se poser des questions. Sauf une: celle de la frontière entre le bien et le mal. Car Black Book est plus qu’un grand huit narratif. La trahison constitue le cœur même du film, et le cinéaste emmène l’ambiguïté morale et la dérision intellectuelle très, très loin. (…) Brillant!

  22. Première
    par Isabelle Danel

    Le dispositif choisi ici par Abderrahmane Sissako (La Vie sur terre; En attendant le bonheur) donne au spectateur un salutaire vertige. Le procès est posé comme un documentaire enchâssé dans la fiction sur les habitants de la courée. Pourtant, à mieux y regarder, c’est cette mise en scène (et en cause) de la justice qui est utopie (qui envisagerait d’attaquer de front la mondialisation?) et ce sont les petites tranches de vie qui reflètent le réel. Bamako est une fable africaine d’aujourd’hui racontée par un griot armé de sa caméra et de sa colère. Une étonnante parabole politique, à la fois décourageante et porteuse d’espoir.

  23. Première
    par Gérard Delorme

    Ce troisième long métrage d’Alejandro González Iñárritu monte encore d’un cran l’ambition universelle d’un système narratif mis au point avec Amours chiennes et poursuivi avec 21 Grammes. Plus que jamais, le destin y favorise les connexions entre personnages qui n’ont apparemment rien à voir. (…) Iñárritu a convoqué pour y arriver les savoir-faire de ses collaborateurs habituels. Tous se sont surpassés pour élaborer un tableau polyphonique d’une cohérence stupéfiante. (…) Paradoxalement, cette virtuosité peut jouer contre Babel: certains le trouveront trop calculé,. L’objection est balayée par les visions répétées: bien plus que les précédents films d’Iñárritu, celui-ci gagne à être revu. Et s’impose comme l’un des meilleurs films de l’année.

  24. Première
    par Isabelle Danel

    Une petite fille chemine dans le désert avec son grand-père derviche et découvre en route une multitude d’histoires. Aidé de Tonino Guerra au scénario, Nacer Khemir (Le Collier perdu de la colombe, 94) nous plonge dans les mille et une facettes de l’âme arabe où tolérance et croyance sont les maîtres mots. L’inutile complexité des récits dans le récit n’en altère pas la beauté formelle.

  25. Première
    par Christophe Narbonne

    Le passeur Michel Ocelot persiste et signe. Moins allégorique mais tout aussi enchanteur que ses précédents films, Azur et Asmar résonne singulièrement dans le contexte actuel. Il est question d’écoute, de pont entre l’Occident et le monde arabe, de foi sereine. (…)
    Entièrement réalisé en images de synthèse, Azur et Asmar, fait entrer l’animation française dans l’ère de la modernité. (…) Le spectaculaire ne réside pas dans l’action et la parodie mais dans la richesse et la précision des décors, des costumes et des accessoires. Pour Ocelot, l’excellence artistique passe avant la gageure technique. La splendeur visuelle de son film lui donne raison.

  26. Première
    par Ghislain Loustalot

    Troublée par des guerres internes, cette communauté souterraine vit sous une menace bien plus grande et qu’elle semble ignorer, celle de l’urbanisation à outrance: un parking pourrait en effet très rapidement rayer de la carte leur univers poétique. Tout le boulot d’Arthur consiste donc à empêcher qu’on fasse péter leur planète en devenant l’un d’entre eux. Adultes mis en accusation, ancêtres et petit garçon marchant main dans la main pour tenter de protéger un monde qui fout le camp: s’il y a du rire, de l’action et de l’amour dans Arthur et les Minimoys, il y a aussi une bataille écologique de fond menée par un réalisateur pour qui l’enfant est l’avenir de l’homme. Et de notre monde.

  27. Première
    par Isabelle Danel

    C’est un chant d’amour et de résistance. Un documentaire qui suit pas à pas des femmes, musulmanes ou non, plantant leur tente de «caravanières» et s’adressant à d’autres femmes dans les lointains villages des pays du Maghreb et les banlieues proches de France. (…) À l’heure où islam et islamisme sont trop souvent confondus, le film de Jean-Pierre Thorn (soutenu haut et fort par l’Acid, l’Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion) fourmille de témoignages – dont certains font peur et prouvent qu’il y a encore du pain sur la planche – et vient à point.

  28. Première
    par Isabelle Danel

    2 h 37 est construit en flash-back censés répondre à la question: lequel de ces six
    adolescents s’est-il suicidé derrière la porte des toilettes du lycée? Âgé de 22 ans, le réalisateur australien de ce premier long métrage a visiblement vu Elephant, de Gus Van Sant et l’on est content pour lui car c’est un grand film. Malheureusement, même en imitant les mouvements de caméras de son aîné et en déambulant dans les couloirs derrière ses personnages, il ne réussit qu’une copie douteuse, passant en revue les problèmes de chacun avec une insistance qui confine à la délectation.

  29. Première
    par Eve Gimenez

    La légendaire civilisation Maya ne se résume-t-elle qu’à ça ? Comme dans la Passion du Christ (2004), interprétée en araméen, Mel Gibson a souhaité que les dialogues soient cette fois-ci en maya. Et pour plus d’authenticité, il a ajouté quelques haches et des flèches. Tel est l’essentiel de ce film sur la puissante nation qui a régné sur les Amériques pendant plus de 1 000 ans ! Les indiens de Mel Gibson passent pour des barbares assoiffés de sang. A aucun moment n’est évoquée la richesse culturelle de la civilisation Maya. Enfin, la légèreté du synopsis ne nous apprend rien sur cette brillante nation. Dommage !

  30. Première
    par Jean-François Morisse

    « Liik’sa wo’ol, tukle’e yaan a muuk ». Ainsi s’exprimaient les Mayas. Si le nom de Maya n’évoque pour vous rien d’autre qu’une petite abeille espiègle et colorée passez votre chemin car loin d’adapter la BD de Waldemar Bonsels, Mel Gibson nous emmène à la découverte d’une civilisation cinq fois millénaire. Si l’on passe facilement outre l’intrigue plutôt quelconque, la découverte de cette culture ancestrale est une première au cinéma. Impossible de ne pas savourer le dépaysement, de se dire qu’on n’a jamais rien vu de tel. Bien sûr, les dialogues en langue maya y sont pour quelque chose, mais la peinture d’ensemble donne une coloration unique au film. Ce voyage vers un ailleurs sauvage et sanglant a, malgré de nombreux défauts, des atouts pour séduire.