3
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:41:00 pm

Le cinéaste replonge dans une enfance bouleversée par la guerre d’Algérie. En neuf tableaux sereinement poétiques, il prend son temps, rend hommage aux mystères d’une nature chaleureuse et esquisse le portrait d’une famille digne.

Félicien Cassan
2
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:39:00 pm

D’un fait divers terrifiant (meurtres en série d’ouvrières mexicaines), le cinéaste tire une histoire où se mêlent politique et investigation. Jennifer Lopez, en reporter vertueuse (moins crédible, tu meurs), chasse le mal et le mâle. Noyant le fond social du problème, Nava ménage un suspense confus et se paie le luxe de faire passer son film pour une charge sévère alors qu’il ne brasse que du vent.

Félicien Cassan
2
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:37:00 pm

Rien à espérer du côté de Mimzy, de Robert Shaye, plaidoyer new-age douteux, hors de portée du jeune public ciblé.

Benjamin Mallet
3
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:35:00 pm

Un documentaire tendre de Laurent Chevallier sur un grand musicien et chanteur guinéen. Cocktail de jazz et de rythmes afros, la musique dudit, tout autant que le récit, peut séduire au-delà du cercle des aficionados.

Aline Paulhe
2 Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:34:00 pm

Un psy (Richard Berry) use de divers stratagèmes pour reconquérir son épouse (Judith Godrèche). Dans le genre, il y a pire, mais le film reste ultra prévisible.

Olivier de Bruyn
2
Critique Mardi 17 Avril 2007 9:14:00 am

Avec son physique caoutchouc et son mutisme crétin, Mr Bean est une figure culte du petit écran. Il était déjà passé au long (très moyen), il récidive et part cette fois-ci en vacances sur les traces de Mr Hulot. En France ! Le problème principal du film, c’est qu’en passant au grand écran, Bean troque sa méchanceté vacharde et hilarante pour une bêtise régressive. Le génial Rowan Atkinson multiplie les grimaces (poussives), les gaffes (lourdingues), certaines tentatives poétiques (et toc), sans jamais convaincre.

Gael Golhen
2
Critique Lundi 16 Avril 2007 11:20:00 am

La vie de nos grands hommes inspire rarement les cinéastes. Confirmation avec facture télévisuelle et enjeux dramatiques dérisoires.

Christophe Narbonne
2
Critique Lundi 16 Avril 2007 11:09:00 am

Soyons durs: on touche ici une sorte de degré zéro du cinéma (acteurs abandonnés, prise de son exécrable, situations ridicules…) La blague naïve de Werber se serait aisément contentée du court métrage. Persuadé de poser un regard neuf sur notre civilisation, le cinéaste se prend au jeu et étire son «expérience» sur une heure et demie douloureuse. Digne d’une attraction du Futuroscope, son joujou se paie le luxe de citer H.G. Wells (et Spielberg sur l’affiche) alors qu’il aligne de bien plates vérités, involontairement hilarantes.

Félicien Cassan
2
Critique Lundi 16 Avril 2007 11:06:00 am

Une série B surgonflée et un rien bourrine, clairement sous perfusion «24 heures». Résultat musclé prévisible, soit, mais pas tout à fait inintéressant car vaguement critique envers la politique US et ses manipulations. Prestation efficace de Mark Wahlberg.

Christophe Narbonne
4
Critique Vendredi 13 Avril 2007 10:11:00 pm

En projetant sa vision d’un hypothétique avenir Cuaron nous fait froid dans le dos. Le réalisateur y parvient d’autant plus facilement que cette vision d’anticipation mêle un vrai sens esthétique à une mise en scène jouant la carte d’un réalisme de proximité troublant. On suit la course folle d’Owen Wilson à travers une Angleterre dévastée et meurtrie, trop authentique et crédible pour nous laisser indifférent. Brillant.

Jean-François Morisse
3
Critique Mardi 10 Avril 2007 12:12:00 pm

Bénéficiant d’une 3D irréprochable, techniquement nickel, le film, fidèle à la BD originale, tend les bras au public ado mais ne joue jamais la carte débilitante, ce pour quoi on le remercie.

Mathieu Carratier
2
Critique Mardi 10 Avril 2007 12:10:00 pm

Pas de quoi se pâmer devant Dorian Blues, de Tennyson Bardwell. Comment accomplir son coming-out quand on a un père homophobe, une mère soumise et un frère hyper hétéro? Un sitcom gay cliché: pour être heureux, soyons nous-mêmes.

Stéphanie Lamôme
2
Critique Mardi 10 Avril 2007 12:08:00 pm

Dans Play, d’Alicia Scherson, une jeune femme s’insinue dans la vie d’un homme dont elle a trouvé par hasard la sacoche. Le postulat scénaristique en vaut d’autres, mais, hélas, la fiction tourne vite en rond et en longueurs.

Christophe Narbonne
2 Critique Mardi 10 Avril 2007 12:00:00 pm

Si vous avez apprécié le premier Goal, vous aimerez sans doute Goal 2 – La Consécration. Problème: on n’avait guère goûté aux charmes du film initial. Et cette suite signée Jaume Collet-Serra, hésitant entre une pub Adidas de deux heures et une telenovelas mexicaine, ne titille pas plus notre enthousiasme.

Mathieu Carratier
4 Critique Mardi 10 Avril 2007 11:59:00 am

Portrait d’une génération militante prise entre le besoin de changer le monde, d’une part, et le désir de vivre sa vie avec tout l’individualisme requis, d’autre part, Le Vieux Jardin figure un chant d’amour à l’homme et à ses faiblesses (doublé d’un magnifique portrait de femme forte). Comme dans ses films précédents, Im Sangsoo approche ses personnages, les insère dans le temps et l’espace, les regarde avec curiosité mais sans concessions. (…) Au-delà de la beauté de l’histoire d’amour, se posent aussi, parfois, des questions sans réponse.

Isabelle Danel
4
Critique Mardi 10 Avril 2007 11:57:00 am

À l’instar des grands films malades du maître (Répulsion, Rosemary’s Baby), Anna M. suggère plus qu’il ne démontre. S’attache à l’aspect clinique plutôt qu’à la théorie. Érotise la peur pour mieux désarçonner le spectateur. N’évite pas toujours un certain maniérisme. Et distille sournoisement son poison narratif en jouant de l’empathie éprouvée pour l’actrice principale, blonde diaphane a priori inoffensive. Le tout avec une ambition formelle où le rythme le dispute à l’élégance. Isabelle Carré s’est glissée dans ce contre-emploi avec une aisance confondante.

Christophe Narbonne
3
Critique Mardi 10 Avril 2007 11:56:00 am

Le Candidat, première réalisation de Niels Arestrup, est un film en trompe-l’œil où l’apparente fable politique cache une réflexion sur les acteurs, la vérité, la solitude et le trac. Il n’est d’ailleurs pas anodin de constater que le metteur en scène s’est entouré presque exclusivement de comédiens de théâtre, le rôle de la seule communicante sincère revenant à une inconnue: Isabelle Le Nouvel.

Sophie Grassin
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 4:03:00 pm

L’atout principal du film a un nom: Marianne Faithfull, qui tient ici son premier rôle en tête d’affiche. Elle l’honore brillamment devant la caméra de Sam Garbarski, qui signe un film tout en douceur. Le glauque devient joli et même drôle, parfois. Le talent du réalisateur court-circuite habilement le côté larmoyant de l’histoire. Ici tout n’est que pudeur et retenue. On pense un peu à The Full Monty, jamais à regarder notre montre.

Aline Paulhe
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:59:00 pm

Hanson signe une comédie romantique en apesanteur, refuse le réel pour la rêverie lunaire, s’affranchit des situations dramatiques pour des moments de grâce démentiels. Avec sa bouille d’ange et son aura mystico-candide, Drew Barrymore illumine le film et confirme (après le récent Come-back) son génie pour le genre. Face à elle, Eric Bana et Robert Duvall forment un tandem père-fils éclatant. Baigné par une musique rock imparable, bercé des néons de la ville lumière, Lucky You, finalement, n’est qu’amour: pour Vegas, Drew et l’univers du tapis vert. Loin, très loin des chromos.

Gael Golhen
2
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:55:00 pm

Si la lumière blanche, hivernale, rappelle (de très loin) De beaux lendemains (97), d’Atom Egoyan (producteur exécutif), le montage chahuté, au lieu de créer du relief, accentue son absence. Reste un regard parfois juste sur une histoire d’amour au long cours et la présence d’acteurs «seniors» qui n’ont pas dit leur dernier mot. Parmi eux, Gordon Pinsent mérite, dans tous les sens du terme, notre reconnaissance.

Isabelle Danel
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:51:00 pm

On avait quitté Dante et Randal en 94, paumés dans leur vie et dans leur supérette du New Jersey. Kevin Smith réalisait, pour 30 000 dollars, l’un des films qui allaient changer la face du cinéma indépendant américain.

Mathieu Carratier
3
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:46:00 pm

Bienvenue dans l’univers graphique et métacomique de Paolo Sorrentino, révélé en 2005 par Les Conséquences de l’amour. Centré sur la personnalité monstrueuse d’un misanthrope qui se croit philanthrope, L’Ami de la famille se nourrit de contraires: laideur vs beauté, vieillesse vs jeunesse, comédie vs noirceur, ombre vs lumière. Peu de place pour la nuance dans cette fable incontestablement étrange, parfois fascinante, mais finalement assez prévisible. La suffisance de Sorrentino est d’autant plus regrettable qu’il possède un talent fou.

Christophe Narbonne
5
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:43:00 pm

Jia Zhangke n’en finit pas de confirmer sa fougue créatrice et ses qualités formelles inouïes. Après, entre autres, Xiao Wu, artisan pickpocket et The World, le cinéaste chinois autopsie une nouvelle fois les contradictions douloureuses de son pays mais ne sacrifie jamais sur l’autel de la fable didactique ses personnages et leurs itinéraires singuliers. Still Life, fiction impressionniste et cinglante, subtile et fiévreuse, enregistre l’effondrement d’un monde et le désarroi indicible de deux personnages à la recherche du temps perdu.

Olivier de Bruyn
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:40:00 pm

Comme son titre l’indique, l’excellent docu d’Erwin Wagenhofer examine les absurdités contemporaines liées à l’exploitation commerciale de la bouffe, et, à travers elle, les déséquilibres à proprement parler mortels affligeant notre bas monde. (…) Il s’intéresse au destin tragi-comique d’une tomate européenne. Rappelle que quand certains surproduisent, d’autres souffrent. Interviewe travailleurs anonymes et pontes pontifiants (dont le PDG de Nestlé). Filme des poulaillers gigantesques, horrifiques, et sonde la grande gabegie de l’univers agro-alimentaire.

Olivier de Bruyn
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:30:00 pm

Si l’intrigue principale est concentrée sur les deux frangins, la confrontation des points de vue (habitants, mafieux, flics) permet de démultiplier un même thème: celui de l’équilibre rompu qui éloigne ce qui était proche: les frères se séparent, les anciens s’opposent aux modernes, les nostalgiques aux ambitieux... (…) Michael Arias exprime cette quête chaotique en puisant au meilleur de deux cultures, l’occidentale et la japonaise.

Gérard Delorme
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:25:00 pm

Sur le fond, terrible, mais dans la forme, (très) drôle. Emmanuelle Cuau (Circuit Carole) n’a pas son pareil pour décrire des personnages foisonnants et construire des situations à tiroirs. Au lieu d’une descente aux enfers, Très bien, merci décrit une naissance au monde. (…) Alex et Béatrice (Melki et Kiberlain, en grande forme), respectivement comptable et chauffeur de taxi, vivent un quotidien où chacun fait valoir son droit. L’absurdité qui en résulte dit avec malice quelque chose d’une époque troublée, où l’individu (et le client!) est roi.

Isabelle Danel
2
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:19:00 pm

Moins inspiré que dans ses deux fictions précédentes ("Suzhou River", "Purple Butterfly"), le réalisateur, sur fond de place Tienanmen - 89 et de révolte étudiante, cherche à retracer sous tous ses aspects (politique, social, amoureux, érotique...) le destin compliqué de ses jeunes personnages, mais, la plupart du temps, aligne sévèrement les clichés édifiants.

Olivier de Bruyn
3
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:16:00 pm

Porté par des comédiens étonnament justes (Luca Zingaretti ou Laura Chiatti), "A casa nostra" relève de l'autopsie: des sentiments, du cynisme et de la perte de repères d'un pays.

Sophie Grassin
4
Critique Vendredi 06 Avril 2007 3:12:00 pm

La force de "Jesus Camp" réside dans son apparente neutralité. Il ne fait aucun doute que le but des réalisatrices n'est pas de promouvoir le mouvement évangélique mais bien d'alerter sur son influence grandissante et sur la menace de la droite chrétienne pour l'avenir de leur pays.

Nicolas Schaller
4
Critique Jeudi 05 Avril 2007 4:10:00 pm

La bonne idée du film de Bille August est de raconter les vingt-sept années d’incarcération de Nelson Mandela en prenant le point de vue de James Gregory, son gardien de prison. Faisant fi d’une vision simpliste dans laquelle les blancs racistes haïssent les pauvres noirs, le film montre le changement de conscience de la part d’un homme qui a adhéré à l’apartheid. Goodbye Bafana, c’est aussi l’histoire d’une amitié sincère entre deux hommes que tout opposait a priori. Beaucoup d’émotion se dégage de ce biopic.

Eve Gimenez