2
Critique Mardi 05 Juin 2007 2:44:00 pm

Agréablement écrit, traditionnel jusque dans la qualité de son interprétation, ce film ne réserve aucune surprise, y compris dans sa dénonciation démago du parisianisme et du pédantisme des milieux artistiques. Une ode aux valeurs très sûres donc!

Veronique Le Bris
3
Critique Mardi 05 Juin 2007 2:39:00 pm

(...) Parce que son propre grand-père a arrêté les tueurs, le cinéaste met l'accent sur l'acharnement du détective (John Travolta) à retrouver le couple, sachant que son ex-épouse a été l'une de leurs victimes. En toute logique, la partie policière est plus convaincante que la partie tueurs (...) Et si la reconstitution des années 40 est plutôt réussie, le choix de Salma Hayek et Jared Leto pour jouer une infirmière obèse et un gigolo chauve est plus discutable.

Gérard Delorme
3
Critique Mardi 05 Juin 2007 2:34:00 pm

Boxes, long autobiographique par excellence où personne n'est cité par son vrai nom mais où John Barry, Gainsbourg et Doillon passent en revenants, cumule les pièges putatifs sans jamais pourtant y tomber. Car Birkin n'a pas peur de grand-chose. Elle ne craint ni de travailler à vif ses cicatrices, ni de filmer des corps vieillissants et d'abord le sien, ni de pallier par une mise en scène aussi passionnelle qu'inventive la faiblesse de ses moyens.

Sophie Grassin
4
Critique Mardi 05 Juin 2007 2:29:00 pm

Pendant plus de deux heures, les images d'archive et les témoignages s'accumulent. Puzzle fascinant, voué à l'inachèvement. (...) Schroeder n'a jamais recours à la voix off et n'apparaît pas à l'écran. L'effacement est illusoire: présent partout mais visible nulle part, il signe au authentique docu d'auteur qui, par la puissance suggestive du montage, dresse le portrait d'un insaisissable et celui d'une époque.

Olivier de Bruyn
3
Critique Dimanche 03 Juin 2007 11:57:00 am

Alors qu'on pouvait redouter un film patriotique au regard des premières images diffusées, ce nouveau film de Clint Eastwood s'avère être un film sur le patriotisme. Fidèle à lui-même le réalisateur cherche à mettre en avant l'humanité de ses personnages perdus dans le chaos de la guerre. Avec Spielberg à la production, Eastwood à la réalisation et Paul Haggis au scénario (Million Dollar Baby, Casino Royale...) le résultat ne pouvait qu'être de qualité. Malgré l'aspect grand spectacle de certaines scènes le côté commémoratif ne séduira toutefois pas tout le monde.

Jean-François Morisse
2
Critique Jeudi 31 Mai 2007 10:48:00 am

Confidences, aveux, remords… Jane Birkin ne cesse de se flageller pendant 90 très longues minutes. Déroutant. Dès le départ, on comprend mal pourquoi Lou Doillon a été choisie pour interpréter le rôle de Charlotte Gainsbourg. Viennent s’ajouter des dialogues crus, notamment ceux entre Jane Birkin et sa mère. L’ambiance s’alourdit et devient très glauque. Et si toutefois le film nous apprenait quelque chose de neuf sur la vie de l’actrice et de sa famille ? Ce n’est même pas le cas. Pas sur que Boxes fasse un carton !

Eve Gimenez
3
Critique Jeudi 31 Mai 2007 10:47:00 am

Danny Ocean et ses complices commencent à s’essouffler. Les scènes d’action se font longues pour ce troisième braquage. Interminables même. C’est que, pour certains d’entre eux, la cinquantaine approche ! Et ça se sent. Quelques gags permettent toutefois de nous tirer de notre torpeur. La performance du trio comique George, Brad et Matt permet de rester éveiller durant toute la durée du film. Mais quand même, comme disait mon instit’, « peut mieux faire ».

Eve Gimenez
4
Critique Jeudi 31 Mai 2007 10:45:00 am

« La France, c’est un ovni », ironise Pascal Greggory pour qualifier le nouveau film de Serge Bozon. Pas de combat, ni de violence dans ce film sur la Grande Guerre. Le thème du conflit franco-allemand est supplanté par le parcours d’une femme amoureuse à la recherche de son mari parti à la guerre. C’est avec subtilité que le réalisateur traite le choc psychologique des déserteurs. Et humour surtout. Les scènes où les soldats forment une chorale viennent dédramatiser la tragédie engendrée par la guerre. Une nouvelle approche de la guerre, un nouveau souffle.

Eve Gimenez
3
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:40:00 pm

Breillat prend langue avec le texte littéraire. Quand elle s'attarde sur les commentaires des personnages seondaires, le film donne d'inquiétants signes de faiblesse. Et s'abîme dans une ironie de salon qui ne colle pas aux enjeux électriques de l'affaire. Le meilleur est donc niché ailleurs: dans les mots, maux et brûulures inhérents au couple que la cinéaste met en scène avec une énergie rageuse. Inégal, oui. Stimulant, oui aussi.

Olivier de Bruyn
4
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:37:00 pm

Raphaël Nadjari aime les personnages obstinés, en lutte contre les contingences. Il filme des mystères insondables qui font dérailler le quotidien. Effleure les zones métaphysiques sans jamais s'abîmer dans la métaphore poids lourd. la finesse du cinéaste, sensible partout, ne se donne jamais à voir et on l'en remercie.

Olivier de Bruyn
4
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:31:00 pm

Brewer emprunte au blues sa structure, ses thèmes, son vocabulaire, ses figures rythmiques et ses répétitions. Ses acteurs sont des instruments dont il a tiré exactement les notes qu'il voulait, et il n'est pas aberrant d'affirmer que Ricci et Jackson ont trouvé ici leurs meilleurs rôles depuis très longtemps.

Gérard Delorme
4
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:25:00 pm

Porttrait d'une renaissance, "Pas douce" est le parcours du gris au bleu d'un personnage dans une ville frontalière aux paysages magnifiques, entre France et Suisse, collines et montagnes. "Tous les chagrins se ressemblent", disait Pialat dans "A nos amours". Toutes les colères aussi. Fred reconnaît en Marco son double. Leur apprivoisement mutuel est la chair d'un film au propos parfois appuyé mais à la mise en scène tenue, plein de creux et de bosses, tissé de violences et d'espoirs.

Isabelle Danel
2
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:20:00 pm

(...) On ne sait jamais où va frapper UV. Gilles Paquet-Brenner en joue, plutôt bien dans un premier temps. Le cul entre plusieurs serviettes (drame polardeux, satire de moeurs et thriller psy), il parvient à instiller une ambiance délétère, où la blancheur froide et aveuglante du décor semble masquer de brûlants désirs et sombres desseins. Mais, au fur et à mesure que les fins maux de l'histoire nous sont révélés, se fait jour l'impuissance de ce film cramé par un scénario qui frise l'insolation. Un coup dans l'eau.

Nicolas Schaller
4
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:13:00 pm

Ce qui fout véritablement les jetons dans ce concentré d'angoisses et de névroses c'est à la fois la capacité étonnante du cinéaste à créer une atmosphère destabilisatrice - grâce à une remarquable science de la lumière (glauque), des espaces (vides) et des sons (perturbants) -, et la plongée dans les gouffres intimes de ses personnages.

Didier Roth-Bettoni
0
Critique Mardi 29 Mai 2007 12:10:00 pm

Las, les accidents, les explosions et les péripéties répétées n'arrivent pas à sauver ce mauvais mélo. L'ambiguïté ne fonctionne pas, l'urgence est inexistante, et les acteurs se gâchent dans des rôles caricaturaux. Ce film trainait depuis des mois sur une étagère. Il aurait mieux valu pour tout le monde qu'il y reste.

Gérard Delorme
3
Critique Jeudi 24 Mai 2007 1:49:00 pm

Vu le coût de la production, sans doute ne valait-il mieux pas prendre de risque. Aussi ce troisième opus de l’homme araignée n’étonne-t-il pas vraiment. Les amateurs de la Philosophie pour les nuls pourront réfléchir avec Tobey Maguire (pas au meilleur de sa forme) au « sommes-nous ce que nous décidons d’être ? », « possédons-nous tous une part d’obscurité ? » ou sur un versant plus religieux « la tentation et l’orgueil sont-ils à l’origine du mal ?

Jean-François Morisse
4
Critique Jeudi 24 Mai 2007 10:13:00 am

S’il s’agissait d’en mettre plein la vue avec ce troisième volet, la mission est accomplie. S’ajoute à cela une certaine audace de la part du réalisateur qui ainsi emmène en début de film notre ami Jack Sparrow dans un no man’s land onirique aussi barré que séduisant. Ce troisième volet, tout en approfondissant les principaux personnages, innove clairement sur le plan de la mise en scène. Reste que l’ensemble s’avère beaucoup plus teenage que les précédents épisodes. Gags à répétitions et séquences surréalistes laisseront sans doute sceptiques les trentenaires et leurs aînés.

Jean-François Morisse
0
Critique Vendredi 18 Mai 2007 11:49:00 am

Dans la redoutable tradition du genre, le chantage à l'émotion étend partout ses principes. Scènes (très) récurrentes de rééducation orthophoniste, gros plan sur le visage martyrisé de Mathieu Almaric, séquences insistantes sur la douleur des intimes. Pirouettes formelles et grosses ficelles lacrymales: dans un cas comme dans un autre (et, pire encore, dans l'alliance des deux), c'est raté. Vraiment.

Olivier de Bruyn
4
Critique Vendredi 18 Mai 2007 11:45:00 am

Avec une certaine dose de licence poétique, Julian Schnabel retrace un récit vécu en utilisant les propres mots de l'intéressé. Son épreuve est l'occasion d'évoquer ses mémoires, ses regrets, les femmes qu'il n'a pas suffisamment aimées, le bonheur qu'il n'a pas su saisir. Heureusemeent peu chargé en effets lacrymogènes, le film évite les ornières attendues en offrant une passionnante réflexion sur le langage, les limites comparées du parlé et de l'écrit, la dépendance, et la confiance qu'elle implique.

Gérard Delorme
4
Critique Vendredi 18 Mai 2007 11:39:00 am

La force de ce film, très noir, très nocturne, vient du fait qu'il est tout centré sur l'héroïne, sur cette sorte de folie qui la fait tenir debout malgré le scandale, malgré les regards de son ex-mari et de sa fille, malgré ses propres doutes. Comme chez Téchiné, Catherine Deneuve apporte à ce personnage complexe et intense son incroyable liberté d'actrice et la charge d'humanité propre à ceux qui, ayant vécu, connaissent la fragilité de l'existence.

Didier Roth-Bettoni
3
Critique Lundi 14 Mai 2007 5:13:00 pm

La nouveauté consiste, ici, à repeindre aux couleurs d'aujourd'hui une intrigue qui mêle superpouvoirs, complications amoureuses à la Roméo et Juliette et rébellion contre le pouvoir central. Grâce aux images de synthèse, les pouvoirs des ninjas sont efficacement exploités là où,auparavant, on ne pouvait les concevoir qu'en animation. D'autres artifices qui relèvent de la dramaturgie classique, étendent le pouvoir d'attraction de cette aventure exotique au-delà du seul cercle des spécialistes.

Gérard Delorme
3
Critique Lundi 14 Mai 2007 5:09:00 pm

Pas de révolution scénaristique au programme de "Steppin'", bâti sur la même histoire que tous les films du genre. Il y a une chose qu'il fait mieux que les autres en revanche: des chorégraphies fiévreuses qui évoquent immédiatement "Rize", l'indispensable docu de David LaChapelle.

Mathieu Carratier
3
Critique Lundi 14 Mai 2007 5:05:00 pm

(...) Thalheim sait créer de vrais personnages bourrés d'humanité sans sacrifier ni sa reflexion politique ni le sentiment d'urgence sociale, autant d'éléments qui font de "Tout ira bien" un film profondément juste.

Didier Roth-Bettoni
4
Critique Lundi 14 Mai 2007 4:55:00 pm

Pas de murs qui suintent, d'ambiance crépusculaire ni de Nine Inch Nails en générique: Zodiac est un film d'investigation adulte, d'une sobriété hallucinante, sur l'obsession de quatre hommes cherchant à démasquer un assassin qu'ils n'attraperont jamais. Suicidaire? Au contraire: fascinant de la première à la dernière minute.

Mathieu Carratier
2
Critique Lundi 30 Avril 2007 2:21:00 pm

Top délire le nouveau film Tom DiCillo ? Pas vraiment. Ce qui est extravagant voire insensé c’est de nous resservir pour la énième fois une histoire d’amour entre un gueux et une princesse. Le héros principal, impassible, est loin d’être exubérant. Quelques gags font sourire, notamment celui où Les Galantine (Steve Buscemi) est pris d’une pulsion de paparazzi accro aux scoops lors d’une soirée d’anniversaire. Avec ses mimiques et ses crises de nerfs démesurées, c’est lui et, lui seul, qui brille dans cette comédie.

Eve Gimenez
4
Critique Mardi 24 Avril 2007 5:05:00 pm

En le sortant à la sauvette, même le distributeur croit devoir afficher une sorte de honte vis-à-vis de ce petit thriller paranoiaque adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick. Pourtant, l’hilarante accumulation de péripéties qui s’abattent sur Nicolas Cage, Jessica Biele et Julianne Moore en fait le film le plus fun de cet interminable (deux mois !) purgatoire cinéphilique qui précède toujours Cannes.

Gérard Delorme
3
Critique Mardi 24 Avril 2007 5:03:00 pm

Le titre (peu attractif) donne envie de fuir à grandes enjambées avouons-le ! Mais Alek Keshishian a évité le désastre de justesse ! Après treize ans d’absence, il réalise une parodie cocasse sur les comédies romantiques et le milieu cruel de la mode. Au programme : gaffes prodigieuses, quiproquo et blagues-prout. La scène où une psy compare les différents stades de la relation amoureuse et les étapes des flatulences est carrément hilarante. Après treize ans d’absence, le réalisateur de In bed with Madonna nous donne à voir un film sans prétention. Simplement drôle.

Eve Gimenez
2
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:45:00 pm

Olivier Doran met en scène une randonnée savoyarde entre amis (Kad Merad en cheftaine) qui tourne à la cavale. Résultat: Les Randonneurs, en moins drôle.

Stéphanie Lamôme
3
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:43:00 pm

Quelque part en Afrique, où les guerres se succèdent et où la sécheresse menace, une famille se met en route vers un lieu peut-être plus clément. Longue marche, mauvaises rencontres, violences... Cette adaptation du roman de Marc Durin-Valois, Chamelle, rend justice à un peuple et un continent en danger, mais la lenteur du film fait obstacle à l’adhésion.

Isabelle Danel
2
Critique Jeudi 19 Avril 2007 12:42:00 pm

Une adaptation du polar de Yasmina Khadra qui autopsie l’Algérie déliquescente et corrompue des années de plomb. Passionnant sur le fond mais maladroit sur la forme.

Sophie Grassin