2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:30:00 pm

Enlevez les trois ou quatre séquences époustouflantes et il ne reste de cette Planète blanche qu'un message écolo consensuel, une voie off qui noie le poisson sous l'accumulation des platitudes, et la performance de faire regretter Nanouk, Fantasia et La Marche de l'empereur. Le fan-club de Nicolas Hulot fera péter le champagne. Pour les autres, sachez que non, une pub Miko ne dure pas 1h26.

Gael Golhen
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:24:00 pm

On connaissait l'acteur Eric Caravaca, ses choix avisés, son talent atypique... Son premier film en tant que réalisateur, âpre et nécessaire, témoigne d'une même exigence (...) Aidé par des acteurs ultramotivés, porté par une mise en scène qui allie discrétion et force, Le Passager s'impose avec une subtile évidence comme l'un des films français les plus précieux de ces derniers mois.

Olivier de Bruyn
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:24:00 pm

Réalisé en 2002, ce film singulier mélange comédie et fantastique avec une sensibilité inattendue et un bon goût qui consiste à ne jamais se moquer des personnages ni de leur culture.

Gérard Delorme
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:20:00 pm

Alors que la pédophilie est devenu le nouveau croquemitaine du cinéma US, The Woodsman mérite le détour pour la façon habile dont il traite ce thème propice à tous les dérapages démagos (...) The Woodsman n'est peut-être pas exempt de défauts, mais l'interprétation fascinante de Bacon et cette approche courageuse réussissent à créer un vrai malaise. Saisissant.

Gael Golhen
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:09:00 pm

En alliant graphisme stylé et animation hyperréaliste, ce polar futuriste devrait marquer le monde de la 3D (...) Pourtant, la vraie réussite du film, c'est le décor (...) Reste l'impression que Volckman a profité des possibilités de la 3D comme d'un terrain de jeux, qu'il a voulu réaliser une bande démo pour vanter les mérites du jeune studio. On attend maintenant un véritable acte de naissance.

Gael Golhen
0
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:09:00 pm

Mel Gibson produit, Matthew McConaughey et Vince Vaughn se fendent d'une apparition. Mais c'est une caution très insuffisante pour un film moralement indéfendable, écrit à la hache et piétrement exécuté par un réalisateur crédité comme coiffeur de Gibson sur les trois premiers épisodes de L'Arme Fatale.

Christophe Narbonne
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:00:00 pm

Au Havre, la famille Stern voit débarquer de New York le cousin Clovis, censé avoir des prédispositions pour le chant... Fable sur la religion, la filiation, le souvenir et la lisière ténue entre joie et tristesse, ce premier long d'un vétéran du moyen métrage expérimental tente d'emprunter une voie peu balisée du cinéma français, tragique et burlesque à la fois.

Isabelle Danel
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:53:00 pm

Quelques semaines avant de se faire passer la bague au doigt, Esther tombe dans les bras d'un ami d'enfance pendant que son futur mari, David, se jette sur sa meilleure amie (...) L'exercice de la comédie de moeurs a ceci de casse-gueule que lesdites moeurs menacent toujours de virer aux clichés mal cuisinés. Entre le (quasi) mari volage, la copine hytéro-rock'n'roll et la mère juive possessive, on frôle ici l'indigestion.

Benjamin Mallet
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:44:00 pm

Evitant les quiproquos attendus, Younger préfère ancrer ses personnages dans leurs modes de vie typiquement new-yorkais via un humour juif savoureux. Mais le sel de cette comédie lucide et sans prétention, ce sont ses deux grandes actrices. Meryl Streep fait une nouvelle fois des merveilles avec trois fois rien. Et Uma Thurman, qui a rarement été aussi "nature", trouve la réplique de sa carrière: "Son pénis est si beau que je lui tricoterais bien un bonnet."

Nicolas Schaller
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:44:00 pm

Réal. ch. scénar. pour comédie romantique US boiteuse. Acteurs pros (McConaughey et Parker) + seconds rôles rigolos + sujet socio tendance (les trentenaires qui squattent chez papa-maman). Pas sérieux s'abstenir. Tél. à la rédaction qui transmettra.

Gael Golhen
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:37:00 pm

Attention, Les Producteurs n'est pas un remake du premier film de Mal Brooks (68) mais une transposition au cinéma du spectacle qui en a été tiré, il y a cinq ans, à Broadway. Metteur en scène de ce show triomphal, Suan Stroman s'est quasiment contentée de le plaquer tel quel sur l'écran. D'où la théâtralité assumée de cette satire du show-biz, dont les traits sont trop gros pour ne pas être vrais (...) De l'art d'en faire des tonnes avec légèreté.

Nicolas Schaller
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:34:00 pm

Premiers émois, premières cuites, premiers excès d'une jeunesse dorée qui a soif d'interdit mais sous le poids des conventions: c'est La Fureur de vivre à Casa. Ce premier film de Laïla Marrakchi parvient à être léger sans sacrifier sa pertinence et révèle une nouvelle génération d'acteurs épatants.

Mathieu Carratier
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:30:00 pm

Fauteuils d'orchestre est une quête du bonheur dans laquelle on s'installe avec plaisir et dont on sort un peu plus heureux. C'est assez rare pour être souligné. Et pour être vu.

Ghislain Loustalot
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:18:00 pm

Rumba, tango, cha-cha-cha, fox-trot, swing. Tous ces pas a priori obsolètes sont le centre d'intérêt de garçons et de filles des écoles primaires de New York, dans les quartiers défavorisés du Queens, de Manhattan ou de Brooklyn. Le suspense de la compétition fait partie intégrante de ce documentaire réjouissant sur un projet éducatif porteur d'un espoir nouveau.

Isabelle Danel
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 4:06:00 pm

De la troupe des Robins des Bois, Pierre-François Martin-Laval, dit Pef, était le plus lunaire. Le plus enfantin, aussi. Capable d'exécuter des cascades aussi débiles que risquées et de se travestir sans peur du ridicule. Tout Pef se retrouve dans Essaye-moi : hésitant, gaffeur, émouvant et sortant des aphorisme de son cru. Entre poésie, burlesque et vaudeville, Essaye-moi explore une voie différente dans la comédie française en panne de singularité.

Christophe Narbonne
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:53:00 pm

Conçu à grands frais et annoncé comme un Seigneur des anneaux asiatique, Wu Ji... est un accident industriel, un premier essai raté de blockbuster made in China. Dommage pour l'histoire d'une complexité intéressante. Tel un nouveau riche, Chen Kaige s'est laissé aveugler par les possibilités de l'imagerie numérique qu'il ne maîtrise pas et dont il abuse avec un mauvais goût indéfendable.

Gérard Delorme
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:45:00 pm

Le cinéaste tambouille une cuisine racoleuse dans les vieux pots du nihilisme post-American Psycho. Scènes provocs, métaphores lourdingues et banalités sur la crise existentielle des jet-setteurs s'amoncellent avant d'êtres plombées par une morale douteuse. Dommage Jean-Paul Rouve avait l'air inquiétant.

Gael Golhen
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:33:00 pm

Filmé en noir et blanc granuleux, ce premier film cherche uniquement à impressionner. Et il y réussit. La partie centrale, consacrée à l'élimination des candidats, fait véritablement frémir. Problème, le cinéaste ne prend aucun recul sur son sujet, si tant est qu'il y en ait un . Moralement, c'est plus que discutable. Cinématographiquement, c'est d'un intérêt très relatif.

Christophe Narbonne
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:28:00 pm

Après Himalaya, l'enfance d'un chef, le don d'Eric Valli pour mettre en boîte les grands espaces prime une nouvelles fois sur la cohérence de son scénario. Entre mélo et film d'aventure, La Piste n'en finit pas de réduire l'Afrique à l'image douteuse d'une terre sauvage rongée par la misère et les luttes intestines.

Benjamin Mallet
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:22:00 pm

Suite de confessions brutes sur la souffrance au travail, Ils ne mouraient pas tous s'empare d'un sujet passionnant et mulitplie les témoignages effrayants. Mais le film est carrément hostile au spectateur par son dispositif : cadre fixe, plans-séquences sans voix off et caméra immobile... En choisissant cette objectivité éprouvante, Bruneau et Roudil enregistrent la parole des victimes sans jamais lui donner vie ou apporter un semblant d'humanité à un problème pas rigolo.

Gael Golhen
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:17:00 pm

Parce qu'hip-hop se dit hip-hop dans toutes les langues, Cuba possède aussi sa scène rap. Yves Billon est parti l'explorer pour ce docu qui aurait plus sa place dans l'emission "Tracks" d'Arte que sur grand écran. Car malgré un ou deux live percutants et une amusante séquence où un graffeur explique qu'il faut demander une autorisation avant de tagger, l'exposé semble courir désespérément après un sujet évanescent.

Mathieu Carratier
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:09:00 pm

Nanny McPhee, c'est Mary Poppins qui aurait arrêté le chant et la danse et pris un sacré coup de vieux ! (...) Adapté d'une série de livres écrits dans les années 60, Nanny McPhee, située dans l'Angleterre du XIXe siècle, assume son esprit daté comme Les Orphelins Baudelaire ou Harry Potter, mais sans offrir la dimension fantastique et spectaculaire de ces derniers.

Isabelle Danel
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 3:00:00 pm

Raffy Shart dont c'est la premier film, n'a jamais fait dans la dentelle : les scénarios abracadabrants de Quasimodo d'El Paris et de Ma femme ... s'appelle Maurice, c'était lui. Rebelote avec Incontrôlable, du sur-mesure pour Michaël Youn qui s'adonne à des pitreries régressives habituelles, bavant, rotant et jurant à qui mieux mieux. Les fans vont adorer. On rit parfois.

Christophe Narbonne
4 Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:50:00 pm

Trois jours dans la vie d'un couple qui se défait (...) Suwa y traite ses deux personnages à égalité et se place dans l'orbite de Doillon qui y fait une apparition. Un couple parfait alterne les séquences en creux et les pics amibtieux. Polar écorché du désamour, exporation bluesy de l'ineffable, exercice réussi de mise en scène, ce film impose Suwa comme l'héritier d'Antonioni.

Sophie Grassin
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:43:00 pm

A la suite du phénoménal Ong Bak (03) qui a fait de lui un Bruce Lee thaï, Tony Jaa revient avec une aventure étourdissante, mais pas forcément pour les bonnes raisons (...) La mise en scène joue sur la seule note de la surenchère. Comme dans un jeu vidéo, les bastons s'enchaînent, chaque séquence faisant oublier la précédente. On sort de là hébété, la tête vide.

Gérard Delorme
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:37:00 pm

Appartenir à un pays et vivre dans un autre : c'est la thématique de ce deuxième long-métrage de Lam Lê, Vietnamien installé en France. Vingt deux ans après le très prometteur Poussière d'empire, les questions sont les mêmes, mais la poésie surannée, le phrasé incompréhensible de Natalia Wörner et la platitude des échanges, qu'ils soient érotiques ou langagiers, altèrent vite notre intérêt.

Isabelle Danel
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:28:00 pm

Après Open Hearts (03), Suzanne Bier creuse de nouveau la question du fragile équilibre amoureux dès lors qu'il est confronté au pire. relativement prévisible, le scénario ménage néanmoins quelques scènes d'une intensité rare, où la fragilité de Connie Nielsen s'oppose à l'explosivité d'Ulrich Thomsen, dans un rôle de détonateur similaire à celui qu'il tenait dans Festen.

Christophe Narbonne
0
Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:24:00 pm

Les membres surdoués d'une famille modèle s'éloignent les uns des autres parce que chacun cherche dans son coin un sens à donner à sa vie, par les chiffres, les lettres, les arts ou la spiritualité. Las, ce pot-au-feu est aussi prétentieux que raté, et ceux qui s'y sont engagés, acteurs, scénaristes, metteurs en scène, auraient mieux fait de se casser une jambe.

Gérard Delorme
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:18:00 pm

A l'extrême limite du documentaire, cette "expérience cinématographique" s'inspire du vécu d'une dizaine de détenus des Baumettes, à Marseille, qui jouent leur propre rôle pour raconter le quotidien d'une vie à deux en cellule. Relayé par la caméra, leur regard scrute les tensions de l'intimité partagée, les symptômes de l'ennui, les soubresauts du corps et de l'esprit privés de liberté. Jusqu'à faire ressentir physiquement au spectateur la sensation d'enfermement.

Benjamin Mallet
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 2:09:00 pm

Quand les furieux de Kourtrajmé (leur boîte de production) font leur premier longtrajmé, quelquechose vous dit que ça ne va pas parler d'arcs-en-ciel et de petits poneys (...) Rosemary's Baby à la ferme en version hip-hop, c'est la proposition alléchante du film de Chapiron condensé inflammable de gore et d'énergie juvénile, bien décidé à saloper les bonnes manières du cinéma français. Parfaitement immature mais pas anodin.

Mathieu Carratier