4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 4:56:00 pm

Visiblement très investi dans le personnage principal, Rashid Masharawi, réalisateur de documentaires et de comédies inédits chez nous, livre avec Attente un film jamais démonstratif et incroyablement incisif. Lent et violent, amer et drôle : une belle surprise.

Isabelle Danel
4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 4:45:00 pm

Avec des acteurs non professionnels trouvés au coeur de l'Amérique cafardeuse, sa nouvelle production "artysanale" est une merveille de minimalisme empoisonné. Polar dépouillé, récit court comme une nouvelle, Bubble est un film sec et dérangeant sur la routine (...) Bubble est un film de mystères sans mystère sinon celui de la mise en scène (...) Fascinant.

Gael Golhen
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 4:30:00 pm

Armée de solides comédiens, Martha Fiennes, soeur de, réalise un film aussi froid qu'une oeuvre d'art moderne sur la haute bourgeoisie londonnienne confite dans ses frustrations. Malheureusement, le drame conceptuel s'émousse dès qu'il essaie de faire dans le social. N'est pas Altman qui veut...

Stéphanie Lamôme
2
Critique Mardi 31 Juillet 2007 4:27:00 pm

Comme dans un jeu du même nom, le personnage principal doit se dépouiller de toutes ses "cartes"... L'engrenage fatal est la loi dans ce portraitpre d'une jeunesse violente. Un premier film norvégien qui ne va pas sans une certaine complaisance mais dont la sincérité est indéniable.

Isabelle Danel
4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 4:17:00 pm

Le réalisateur nous offre un blockbuster du samedi soir bien au dessus de la moyenne, spectaculaire et sans temps mort. A tort ou a raison, on en attendait davantage de celui qui avait réussi à agrandir notre petit écran avec une série telle que "Lost" (...) Si M:I:III nous cloue à notre siège, notre coeur ne bat pas franchement la chamade pour le couple formé par Cruise et Michelle Monaghan. Au final, reste un saisissant film d'action avec un Tom Cruise, plus voltigeur que jamais, qui mériterait l'oscar du meilleur danseur-cascadeur.

Nicolas Schaller
4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 4:08:00 pm

En dehors du fait qu'il est adapté d'un jeu vidéo, Silent Hill est avant tout un film d'horreur dont la partie surréaliste, une représentation de l'enfer sur terre est plus excitante que la partie rationnelle qui dénonce les excès du fanatisme religieux (...) Réalisée avec des effets inédits et mutants, l'illustration est d'autant plus séduisante qu'elle est l'expression d'une logique: la victime d'une exécution se venge en faisant subir à la ville le même traitement qu'elle a subi trente ans plus tôt.

Gérard Delorme
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:50:00 am

Avec Wassup Rockers, son oeuvre la moins audacieuse, le cinéaste tente une percée plus grand public. Sexe hors champ et drogues absentes, ne reste plus que le rock'n'roll joué par la bande de skateurs hispano-américains pour lesquels Clark s'est pris d'affection. Il les filme d'abord dans leur banlieue pauvre de Los Angeles à sa manière proche du docu, ici pas très inspiré. Puis les lâche dans Beverly Hills, où son film vire à la fiction parodique.

Nicolas Schaller
4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:41:00 am

Métaphore du couple et de ses lassitudes, fable sur l'envie d'ailleurs, L'Iceberg est aussi, surtout, un formidable moment de poésie incongrue où les mots prennent peu de place, où les corps patauds deviennent gracieux et envahissent l'espace (...) A part Jacques Tati et Buster Keaton, hormis Aki Kaurismäki, qui donc dans le cinéma, manie le burlesque ? Abel et Gordon, désormais. Qu'on les accueille avec chaleur !

Isabelle Danel
2
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:33:00 am

La réalisatrice Nadia Collot a passé trois ans à démonter les rouages de l'industrie du tabac pour livrer un film qu'elle qualifie de "document impitoyable" (...) Michael Mann a tourné un excellent film sur le sujet si mes souvenirs sont bons. Reste une édifiante dernière partie où l'on découvre comment les marques s'implantent sournoisement en Afrique. A part ça : beaucoup de fumée, pas assez de feu.

Mathieu Carratier
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:27:00 am

Le début, prometteur, brosse dans le sens du poil : un flic délavé et son témoin gênant sont traqués dans les rues de New York où des coups de feu les attendent à chaque coin de rue. Mais ce qui aurait pu se limiter à un pur film d'action se dilue petit à petit en bavardages futiles (...) Reste la mise en scène efficace de papa Donner, soutenu dans l'effort par Bruce Willis (...) C'est du cinéma à l'ancienne, qui traîne un peu la patte mais sait montrer les dents quand il le faut.

Mathieu Carratier
2
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:23:00 am

Transposer l'opéra de Bizet dans un township d'Afrique du Sud, avec les habitants pour faire la figuration, était-ce suffisant pour attirer le public ? Pas évident sans casting alléchant ni concept audacieux. Ici la mise en scène consiste à changer parfois de décor tandis que des chanteurs d'opéra livrent leurs partitions en temps réel. C'est long surtout quand rien ne bouge et que l'histoire n'est racontée que par les sous-titres.

Gérard Delorme
2
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:19:00 am

Déjà très engagé dans le documentaire africain (Zaïre, le cycle du serpent), le Belge Thierry Michel retourne au Congo et longe le fleuve du même nom. Documents d'archives et témoignages pour un portrait style "Afrique terre et contrastes", dont la justesse est par moments indéniable, comme l'ennui généré, hélas.

Isabelle Danel
4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:13:00 am

A côté des comédies françaises qui se ressemblent toutes par leur tiédeur, Enfermés dehors est une salutaire décharge d'adrénaline, une déclaration d'indépendance et un manifeste alternatif (...) Tel quel, Enfermés dehors pourrait très bien s'exporter, ce qui est rarissime dans le cinéma français (...) On attend la suite avec impatience.

Gérard Delorme
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:03:00 am

Bielinski joue à l'esthète, s'amuse avec nos nerfs et fait assaut de virtuosité : c'est ce qui fait sa force mais provoque aussi l'agacement. L'objectif est clair : créer un sentiment de trouble (...) Le film reste flou, inabouti et finalement frustrant (...) "El aura" en espagnol, c'est l'instant qui précède la crise d'épilepsie (...) Comme son film en somme, qui donne le vertige avant de nous laisser sur le carreau.

Gael Golhen
4
Critique Mardi 31 Juillet 2007 11:00:00 am

Deux amis d’enfance qui se retrouvent pour aller se balader dans les bois : on pourrait craindre un « Brokeback Moment »… et on y échappe de justesse ! La réalisatrice concentre son film sur la confrontation de ces deux amis que tout oppose et qui réapprennent à communiquer sous la bannière de mère Nature. Celle-ci, filmée lentement, permet un rapprochement silencieux entre les protagonistes. Le film étant peu bavard (ça change), il favorise l’introspection, bercée d’une musique lancinante, mélancolique et aérienne. Rafraîchissant à plus d’un titre.

Perrin Jusseaume
5
Critique Mardi 31 Juillet 2007 10:49:00 am

Resserée autour du trio classique mari-femme-amant, l'intrigue (...) entretient un suspens trompeur qui peut faire passer à côté des questions essentielles posées en filigrane par Fellowes : qu'est-ce qu'un couple ? c'est quoi l'amour ? (...) Fellowes se fiche autant des causes que des conséquences et s'attache simplement à montrer l'incroyable complexité du comportement humain. Projet ambitieux. Réussite exemplaire.

Christophe Narbonne
0
Critique Mardi 31 Juillet 2007 10:46:00 am

Via l'histoire d'Ali, chauffeur de taxi amnésique, et de la petite communauté bigarrée qui l'entoure, c'est une tentative de fable comique sur le corps humain, ses coins et ses recoins, ses forces et ses faiblesses. Soit les codes nous manquent pour en rire, soit c'est bigrement raté !

Isabelle Danel
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 10:39:00 am

Devant la caméra de Valérie Mréjen, mais parfois de dos ou le visage masqué, des hommes et des femmes racontent pourquoi et comment ils sont devenus laïcs (...) certains sont en butte à leurs propres enfants intégristes et tous s'interrogent sur cette liberté. C'est troublant, émouvant, jamais moral - même si l'on sent vers quoi balance le coeur de la réalisatrice.

Isabelle Danel
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 10:32:00 am

En 1889, Dimitri, jeune Cosaque timoré décide de rencontrer le tsar pour dénoncer un assassinat couvert par un gouverneur de l'empire. Certes sous prétexte de viser un public jeune, Serko ne fait pas toujours honneur à la dimension historique et au potentiel dramatique de l'épopée annoncée. Mais les paysages et les rencontres surréels qui jalonnent le film compensent souvent ses maladresses.

Benjamin Mallet
3
Critique Mardi 31 Juillet 2007 10:05:00 am

Le réalisateur cadenasse le timing comique de son film mais n'y injecte aucun souffle. Blinde ses quiproquos mais ne les fait pas vivre à l'écran. Du coup, la Doublure, où il est question de sujets on ne peut plus contemporains comme la presse people, l'ultralibéralisme ou le règne des valeurs matérialistes, paraît détaché du réel, sans véritable enjeu, voire un peu ringard (...) difficile de s'enthousiasmer plus que ça.

Nicolas Schaller
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:31:00 pm

Roméo et Juliette version hip hop hongrois (...) S'ensuit une histoire de pétrole où l'on croise Bush, Blair, Poutine et Ben Laden. Satire percutante ? Potacherie foutraque plutôt, dont les outrances agacent plus qu'elles n'interpellent. Reste une animation de qualité, qui a permis à cet ersatz de South Park de remporter le prix du long métrage au dernier festival d'Annecy.

Benjamin Mallet
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:27:00 pm

Dans un camping en été, un moniteur de voile, marié et père de famille, visiblement fauché, attire une fille de 17 ans prisonnière de ses parents. Tous deux n'ont en commun que leur mal de vivre, mais un étrange déterminisme les pousse à faire le faux pas que les autres guettent avec avidité. Les réalisateurs ont fait quelques efforts mais pas suffisamment pour emporter cette histoire au-delà du fait divers déprimant.

Gérard Delorme
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:21:00 pm

L'île Maurice n'a pas encore basculé dans la modernité. Transmissions entre générations, passages à l'âge adulte, quêtes d'identité : ce road movie aborde l'air de rien l'histoire du pays. Deux amis quittent Bénarès, village de plus en plus déserté, pour y ramener des prostituées de Port Louis (...) Les jeunes gens s'égarent dans des bavardages que la mise en scène ne parvient pas à recadrer, la faute à une écriture plus littéraire que cinématographique, le réalisateur adaptant l'un de ses romans.

Benjamin Mallet
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:17:00 pm

Sur un sujet casse-gueule, Valérie Minetto et sa scénariste Cécile vargaftig ont écrit un film solide qui parvient à reconter, via une très belle et très troublante histoire d'amour les ravages de la consommation ! Romantique et social, exigeant et léger, Oublier Cheyenne pourrait ouvrir une brèche dans le jeune cinéma français dit d'auteur.

Isabelle Danel
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:13:00 pm

Elle est sa mère mais elle à l'air d'être sa soeur. Elle a du mal à accepter l'idée qu'il grandisse et s'éloigne. Dans les yeux de celui qui a l'âge qu'elle avait quand elle l'a mis au monde, elle cherche toujours le petit garçon. Portrait d'une mère possessive jusqu'à l'outrance, ce premier long-métrage en demi-teintes et à bas bruits réussit le paradoxe d'être à la fois appuyé et très (trop) elliptique.

Isabelle Danel
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:06:00 pm

Cette idée d'une poignée de victimes qui échappent à la mort mais se rendent compte que le destin va les rattraper est simple et inépuisable. Et James Wong répète la formule avec un plaisir infectieux : l'astuce consiste à imaginer des accidents domestiques dans les endroits les plus ordinaires et à multiplier les indices inquiétants pour faire monter la tension. C'est drôle et excitant comme un tour de train fantôme. Pas plus, pas moins.

Gérard Delorme
3
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:03:00 pm

Soyons clairs : il n'y a pas une idée de cinéma et les flashs back sont à pleurer. Pourtant ce grand dadais de Jaime et sa mère discutent, un monde apparaît : le fossé des générations, la lutte des classes, l'état des lieux en Argentine, les occasions manquées, la vieillesse, la sagesse et puis l'amour... La grâce des acteurs y est pour beaucoup, et l'écriture tendue de cet échange plein d'humanité fait le reste.

Isabelle Danel
0
Critique Lundi 30 Juillet 2007 6:00:00 pm

Malcom Turner, du FBI, doit de nouveau enfiler son costume de Big Mamma afin de se faire embaucher comme gouvernante chez Tom Fuller, suspecté d'avoir conçu un virus qui pourrait contaminer les ordinateurs du Pentagone. Martin Lawrence, lui, est suspecté de faire n'importe quoi pour sauver une carrière en phase terminale (...) Le chien alcoolique qui pleure devant les sitcoms mexicaines a plus de dignité.

Mathieu Carratier
4
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:40:00 pm

Romanzo criminale rappelle la dimension historique et la structure chorale qui avait fait de Nos Meilleures Années (Tullio Giordano, 03) l'un des plus gros succès du cinéma italien actuel. Ce film de Placido pourrait faire encore mieux (...) Le roman, passionnant, traitait une somme colossale de faits sous une forme narrative claire. Son adaptation par les scénaristes de Nos Meilleures Années n'est pas moins brillante.

Gérard Delorme
2
Critique Lundi 30 Juillet 2007 5:37:00 pm

Un scénario qui ménage adultes et enfants, des costumes et des décors impeccables, des scènes de danses épurées : pour sa première fiction, Nils Tavernier s'est donné les moyens de réaliser le conte de fées dont il rêvait. Hélas il laisse filer son récit au deux tiers du film et aligne les rebondissements absurdes. Efforts louables donc, mais cruel manque de maîtrise.

Benjamin Mallet