Marvel Studios

Premier super-héros noir de l’histoire de Marvel Studios, Black Panther a enfin droit à son film solo avec Ryan Coogler (Creed, Fruitvale Station) derrière la caméra et Chadwick Boseman de retour dans la peau de T’Challa. 

Ryan Coogler : "Black Panther est le James Bond du Marvel Cinematic Universe"

Votre personnage est apparu pour la première fois dans Captain America : Civil War. C’était la meilleure introduction possible pour Black Panther ?
Sur le moment, je n’était pas forcément certain que c’était une bonne idée, mais avec le temps je me suis rendu compte que c’était la meilleure option. Les frères Russo ont fait un super boulot en donnant jusque ce qu’il fallait sur le personnage pour ouvrir sur un autre long-métrage. J’avoue tout de même m’être dit : ‘Mon père meurt si vite ? On n’aurait pas pu attendre le film solo ?’ (Rire) Mais finalement ça créait quelque chose de tragique qui fonctionnait très bien.

En quoi Black Panther se distingue des autres films Marvel ?
C’est très différent. Il y a un vrai poids, une gravité, ce qui se passe à l’écran est très sérieux. Bien sûr, il y un côté comique comme dans les autres film Marvel, mais ce n’est jamais forcé. Et visuellement, c’est très éloigné de ce qu’on a pu voir jusqu’ici de la part du studio.

Black Panther est le premier super-héros noir de Marvel. Comment expliquez-vous que cela ait pris autant de temps ?
On est d’accord : ça aurait dû arriver plus tôt. L’idée a mis beaucoup trop de temps à faire son chemin. Mais je ne le reproche pas à Marvel, ils étaient en train de se construire, jusqu’à en arriver là. Je crois même qu’en interne, ils étaient plus prêts que le reste du monde. C’est génial qu’ils aient eu le courage de le faire. C’est un moment significatif dans l’histoire du cinéma.

Dans le film, vous avez un accent africain. C’était votre idée ou celle de Marvel ?
C’était mon idée (Rire). Les gens sont habitués à entendre certains accents dans la vraie vie, mais moins au cinéma. Il me semblait important que le protagoniste ait un accent africain, ça collait parfaitement à la mythologie : le peuple de son pays, le Wakanda, n’a jamais été colonisé, jamais réduit en esclavage.

Vous avez pensé à de vraies personnes pour construire le personnage ?
Oui. Mandela, Chaka Zoulou, Obama… Des personnes sur j’ai projeté des tas de choses parce que je ne les ai pas connues personnellement. Mais il a fallu que j’en revienne à du concret, des proches, comme mon père ou certains de mes professeurs. Des gens qui m’ont touché et que j’ai pu toucher.

Vous avez dit que film est reflet du monde dans lequel on vit. De quelle façon ?
Je crois qu’on parle de problèmes très actuels. Les États-Unis se demandent en ce moment quelle est leur place dans le monde : par rapport au climat, aux frontières, qui sort et qui entre dans le pays… On évoque tout ça très frontalement.