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Dans Bad Ass, de Craig Moss, vigilante movie absurde adapté d’une vidéo postée sur YouTube (!), Danny Trejo joue au Charles Bronson hispano en marcel. N’importe quoi ? Ce n’est pas Danny qui dira le contraire...Propos recueillis par François Grelet.Première : Dans Bad Ass, vous incarnez un vétéran du Vietnam qui décide de vider les rues de la racaille gangsta. Dans quelle mesure peut-on considérer le film comme politique ?Danny Trejo : N’exagérons rien... Ça reste avant tout une grosse série B où je botte des culs à gogo. C’est plus fun que politique. Même si, je vous l’accorde, le film parle quand même d’une Amérique rongée par la misère et qui a tendance à oublier ses héros de guerre.La singularité de Bad Ass, c’est qu’il est inspiré d’une vidéo amateur qui avait cartonné sur YouTube...Oui. On y voyait un mec, la soixantaine, bien gaulé, qui foutait une branlée dans un bus à un jeune type venu le chatouiller d’un peu trop près. Même filmé avec un téléphone, c’était vraiment impressionnant à regarder.Et c’est suffisant pour faire un long métrage ?La preuve que oui. Il suffit juste de broder une bonne histoire autour de cette scène.Bad Ass pourrait lancer une nouvelle mode : l’adaptation ciné de vidéos postées sur YouTube. Vous y croyez ?À fond. On adapte tout à Hollywood désormais, même des jeux de société... L’avantage avec les vidéos tournées par des amateurs, c’est que les droits sont très bon marché. (Rire.)Retrouvez l’intégralité de l’interview de Danny Trejo dans le dernier numéro de Première, actuellement en kiosques.